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  • vendredi, mai 01, 2026

    LE LOUVRE : ITALIE

    Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    1) Uccello (1397-1475), La Bataille de San Romano.

    Uccello est sans conteste l'un des peintres les plus anciens du Louvre, mais ceci ne l'empêche pas d'être très original dans sa représentation des batailles, dont cette toile (La Contre-Attaque décisive de Micheletto Attendolo) est l'une des trois sur le même scénario. On a souvent cité une mêlée chaotique de cavaliers, de lances et de chevaux, mais on parle moins de la disparition totale du paysage, et surtout, de la mise au premier plan de Micheletto Attendolo...

    2) Andrea Mantegna (1431-1506), La Crucifixion.

    Nous disposons également de cette toile de Mantegna, basée en apparence sous une forme traditionnelle, mais en réalité bien plus complexe. Déjà, il utilise très intelligemment l'effet de perspective, mais l'on y trouve également de nombreuses allusions aux évangiles, allant de la répartition entre le mal (à gauche) et le bien (à droite), ce qu'il semble tirer des peintres flamands...

    3) Andrea Mantegna (1431-1506), Saint Sébastien.

    Une autre toile de Mantegna est conservée au Louvre, représentant Saint Sébastien. Certes, les deux bourreaux qui apparaissent au premier plan en habits contemporains semblent proches du spectateur ; mais l'originalité de ce tableau consiste surtout en sa représentation de la ville au second plan, qui comprend une ferme, une rocca, et un château, comme c'était le cas à une période plus antique...

    4) Leonardo Da Vinci (1452-1519), La Vierge aux rochers.

    Nous voici enfin face aux plus grands tableaux du Louvre, ceux de Leonardo Da Vinci, à commencer par le plus ancien d'entre eux (1483-1486), qui semble raconter la rencontre entre Marie, Jésus, et Saint Jean le Baptiste, lors du massacre des Innocents. C'est une toile sur laquelle il y a tant à dire, notamment grâce au sfumato des couleurs et sa composition absolument hallucinante, que je préfère vous recommander directement le lien sur Wikipédia, la Vierge aux rochers, où vous trouverez tout ce dont il est question...

    5) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau.

    Il en va de même avec celui-ci (1503-1519), qui selon les hypothèses, pourrait avoir été soit commandé soit par Louis XII, soit directement par François 1er. Bien qu'il s'agisse du tableau le plus récent de Leonardo Da Vinci, je vous invite encore une fois à consulter le lien direct, tant il y a à dire sur cette œuvre : Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau...

    6) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Monna Lisa, la Joconde.

    Pour cette toile mythique, peut-être la plus célèbre du monde, inutile que je tente d'en dire plus que dans cet article que j'ai déjà publié... 

    7) Il Pontormo (1494-1556), La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et quatre saints.

    Bien que né un peu plus de 40 années après Leonardo Da Vinci, Il Pontormo exerce déjà d'une façon bien différente. Il faut dire que contrairement à son ancêtre, qui a connu non seulement Florence, Milan, mais aussi la France, il a passé presque toute son existence à Florence. Mais ceci ne l'empêche pas de réaliser certains tableaux très impressionnants, dont celui-ci, mesurant un peu plus de 2m et crée en 1528-1529, où la Vierge et l'enfant, accompagnés par sainte Anne et quatre autres saints, sont tous peints avec de brillants contrastes de couleurs...
    8) Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana.

    Nous en voici maintenant à ce grand maître de Venise, Véronèse, qui avec Le Tintoret et Titien constituait pour ainsi dire le triumvirat de l'île. Non seulement ce tableau est hallucinant par le nombre de personnages représentés (environ 130), mais aussi par sa taille (994cm sur 667cm), ce qui fait de lui l'un des plus impressionnants du monde. Alors que les mariés sont à gauche, le Christ se trouve en plein centre, se livrant à la transformation de l'eau en vin, et l'ensemble des personnages se montre très vénitien et à la pointe du modernisme. Petit détail, non sans importance : Véronèse s'y représente au premier plan en tant que joueur de viole à archet, Tintoret jouant quant à lui une petite viole soprano, tandis que Titien s'attaque au violone. Tout un monde, n'est-ce pas ? 

    9) Giovanni Tiepolo (1696-1770), Apollon et Daphné.

    Né également à Venise, mais cette fois-ci à l'aube du XVIII siècle, Giovanni Tiepolo reste, je ne sautais dire pourquoi, l'un de mes peintres italiens préférés. Il y a malheureusement très peu de toiles de lui exposées au Louvre, parmi lesquelles celles-ci est l'une des plus typiquement rococo de l'artiste. Apparemment très influencée par l'œuvre sculpturale de Le Bernin, elle représente le mythe d'Appolon, qui se trouve puni - via le dieu Eros - de son amour pour la nymphe Daphné, qui courra jusqu'à ce qu'elle se voit transformée en laurier... 

    10) Canaletto (1697-1768), Le Môle, vu du bassin de San Marco.

    L'on en finit avec ce peintre vénitien également fort célèbre, mais qui contrairement à Tiepolo, très doué pour l'expression de nombreuses personnes, s'est surtout consacré à la représentation de sa ville fétiche, en donnant de très nombreuses versions. Ce fut pour cela l'un des premiers à se consacrer à la chambre noire (camera obscura), relativement récente et une ancêtre de la photographie, grâce à laquelle il obtint sans problème ses très nombreuses vues de Venise...

    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021... En attendant la suite et fin de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

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    lundi, avril 20, 2026

    LE LOUVRE : ANGLETERRE ET ESPAGNE

    Le Louvre ayant été hélas fermé pour un bout de temps, j'en profite pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    1) El Greco (1541-1614), Le Christ en croix adoré par deux donateurs.

    Très curieusement, je commence cet article par un peintre, dont le surnom El Greco montre bien qu'il est né dans ce pays, et a attendu 1577 pour se rendre à Tolède en Espagne, où il est resté jusqu'à sa mort. Comme on le dit souvent, El Greco fut un maniériste typique, qui ne représente pas le bas de la croix, met à la place de la Vierge et de Saint Jean deux des commanditaires du tableau, et renonce du même coup à tout paysage, mettant au cœur de la toile le corps du Christ lui-même...

    2) El Greco (1541-1614), L'Ouverture du cinquième sceau.

    Toujours du même artiste, cette fois-ci à la fin de sa vie, nous pouvons aussi voir cette toile assez stupéfiante - qui ne passe d'ailleurs au Louvre que pour une exposition, étant normalement au Metropolitan Museum de New York. On y remarque Saint Jean, vêtu de bleu et d'un calme extatique, s'adressant avec bonté à des âmes dénudées tordues d'émotion. Là encore, il n'y a pas de paysage, et le maniérisme s'expose à un point rarement atteint précédemment, qui ne se retrouvera que bien plus tard dans la peinture...

    3) Diego Velazquez (1599-1660), L'Infante Marie-Thérèse.

    C'est sans doute l'un des peintres les mieux connus de l'Espagne au XVIIème siècle, mais il y en a hélas très peu au musée du Louvre. Celui-ci fait partie de la petite centaine de tableaux consacrés aux princesses de l'Europe entière, et malgré son manque d'originalité (surtout comparé à d'autres toiles de Velazquez), il y a au moins un point sur lequel il mérite d'être remarqué : il s'agit en fait de Marie-Thérèse, future reine de France et épouse de Louis XIV...

    4) Bartolomé Murillo (1618-1682), La cuisine des Anges.

    Voici enfin notre dernier peintre d'Espagne au siècle d'Or, Murillo, qui peignit cette toile à peine âgé de trente ans. On y voit encore l'influence de la peinture italienne, notamment Caravage, mais on remarque déjà sa vision très particulière de l'extase d'un moine, dans une simple cuisine où des anges manipulent des ustensiles... 

    5) Bartolomé Murillo (1618-1682), La Naissance de la Vierge.

    Contrairement au tableau précédent, Murillo, à une année de sa propre mort, se livre ici à un effort remarquable, digne du baroque, se consacrant pour l'une des rares fois à la naissance de la Vierge Marie. Celle-ci se trouve en plein centre du tableau, servie par deux servantes et d'autres anges, tandis que sa mère Anne se repose tranquillement à gauche de toute cette scène. Il s'éloigne donc du style caravagesque du précédent tableau, et bascule dans une forme de baroque très touchante, où la composition vaporeuse est balayée ça et là par de jolis traits rouges... 

    6) Bartolomé Murillo (1618-1682), Le Jeune Mendiant.

    Je termine avec ce tableau du même peintre, réalisé autour de 1650, soit environ la trentaine, et qui doit sa célébrité au fait non seulement qu'il soit consacré à un pauvre enfant (comme c'était souvent le cas à Séville durant le siècle d'Or), mais qu'en outre, Murillo suit ici complètement Caravage dans son clair-obscur très habile, dans sa façon de représenter les pieds sales, tout en laissant l'enfant dans une forme de dignité très touchante. C'est très impressionnant, et pour moi, cette toile est l'une des plus belles concernant la section espagnole de ce musée...

    7) William Turner (1775-1851), Paysage avec une rivière et une baie dans le lointain.

    Enfin, il est temps de passer à l'Angleterre, avec ce peintre de nos jours parmi les plus célèbres de ce pays, dont malheureusement le Louvre détient fort peu de toiles, en plus assez peu représentatives du génie particulièrement poussé de cet homme aux limites de l'impressionnisme. Mais je me rattraperai plus tard, promis...

    8) John Constable (1776-1837), La baie de Weymouth à l'approche de l'orage.

    Pour l'heure, je reste encore une dernière fois en Angleterre avec cet autre peintre du musée du Louvre, représenté par ce tableau peint vers 1819. Certes, c'est en partie très beau, et relativement impressionnant ; mais c'est néanmoins assez éloigné de Turner, qui par son coup de pinceau trace une voie relativement magique pour explorer le continent avec toute sa splendeur...

    9 et 10) William Turner (1775-1851).

    Ceci ne m'empêche donc pas de terminer avec mon peintre préféré, qui comme chacun le sait, n'est autre que le fameux Turner. Je commence avec une toile assez impressionnante qu'il a peinte en 1842, Tempête de neige en mer, très étonnante pour l'époque :

    Pour poursuivre et finir avec Le château de Norham, une toile encore plus fascinante, digne des plus grands impressionnistes, voire de la peinture japonaise, encore très peu connue à l'époque :

    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", quand le musée du Louvre sera réouvert, à la suite de cette très inattendue fermeture due au Covid-19... En attendant la suite de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille certains de ses meilleurs tableaux !

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    vendredi, avril 10, 2026

    LE LOUVRE : ALLEMAGNE ET PAYS-BAS

    Le Louvre ayant été hélas fermé pour un petit bout de temps, j'en ai profité pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique... 
    1) Jérôme Bosch (1450-1516), La Nef des fous.
    Un peintre hollandais mystérieux, dont l'un des très rares tableaux conservé au Louvre évoque sans concession La Nef des Fous, autrement dit, un bateau de moines alcooliques et ivrognes, avec la seule femme qui tente de réprimer tout cela, sans grand succès, dirait-on...
    2) Quentin Metsys (1465-1530), Le Prêteur et sa femme.
    Moins célèbre que le précédent, Quentin Metsys connu néanmoins un grand succès, surtout à Anvers, ville où il mourra au XVIème siècle. Cette toile est particulièrement représentative des problèmes de l'époque, où l'on voit se côtoyer et s'opposer l'homme et la femme, le christ et le commerce, le tout représenté par la balance du jugement dernier, et cette époustouflante fenêtre au premier plan, reflétant un homme seul face à la cité...
    3) Albrecht Dürer (1471-1528), Portait de l'artiste tenant un chardon.
    Notre premier peintre allemand (né à Nuremberg), seulement âgé de 22 ans, et qui fit là l'un des premiers autoportrait de l'histoire. Ce tableau est assez raffiné, ne serait-ce que par le costume utilisé, et beaucoup d'historiens pensent qu'il s'agit d'une œuvre créée pour sa future femme Agnès Frey, qu'il allait épouser en 1494. Ce qu'on ne sait pas vraiment, c'est si le chardon tenu à sa main droite est une allusion à la fidélité supposée de l'homme (le mot "mannstreu"), ou au contraire une représentation de la Passion du Christ, autrement dit, de la couronne d'épines... 
    4) Pieter Bruegel (1525-1569), Les Mendiants.
    De nouveau un peintre flamand, certes fort connu, mais dont le musée du Louvre ne présente que cette toile unique, toute petite de surcroît. Peinte à Bruxelles, cette pièce ne comporte à son dos qu'un mot purement flamand : "Courage, estropiés, salut, que vos affaires s'améliorent". Pour le reste, il y en a plusieurs interprétations, mais toutes restent de pures hypothèses... 
    5) Jan Bruegel (1568-1625), La bataille d'Issus.
    Fils du précédent, ce peintre fut également l'un des plus doués de sa génération, et l'extraordinaire virtuosité de son pinceau lui valu même le titre de "Bruegel de Velours". Cette bataille, située ici à Issus, représente la victoire d'Alexandre le Grand sur Darius, et permet à Bruegel de dévoiler ici tout son savoir-faire, qu'il s'agisse d'habiles couches d'éclairage, ou du jeu subtil d'une palette alternant des couleurs vives...
    6) Petrus Rubens (1577-1640), L'Apothéose de Henri IV.
    Presque un siècle plus tard, en 1610, le célèbre peintre hollandais fut, avec cette toile qui fait partie du cycle de 24 ornant le Palais du Luxembourg, le moment clé de l'accession au pouvoir de Marie de Médicis. Ce tableau s'axe sur deux plans fondamentaux : à gauche, "Le Roy ravi au ciel", juste après son assassinat par Ravaillac, et à droite, "La Régence de la Reyne". Il est relativement complexe, faisant tout à la fois appel à la prestation des rouges, et à un langage et une représentation que l'on peut, sans hésitation, déjà qualifier de baroques...
    7) Petrus Rubens (1577-1640), Noce de village.
    Encore le même peintre, mais quasiment vers la fin de sa propre vie, autour de 1635-1638. Il se montre cette fois-ci de façon beaucoup plus calme, en plein dans la tradition flamande d'une représentation de la fête du village, quasiment inventée par Pieter Bruegel. Même si reste toujours au premier plan un groin de cochon, symbole de gourmandise, l'essentiel se déroule malgré tout dans un bouillonnement de vie étourdissant, très contrasté, lumineux, et serein... 
    8) Rembrandt (1606-1669), Bethsabée au bain tenant la lettre de David.
    De très loin, le peintre hollandais le plus connu du siècle suivant, notamment à partir du milieu de sa vie, où il s'exerçait de plus en plus sur la richesse chromatique. Ceci est particulièrement visible sur cette toile assez étonnante, où Bethsabée (peinte d'après un modèle réel) lit la lettre envoyée par le roi David à peine sortie de son bain, sans toutefois qu'on voit ce dernier, ni même son actuel mari, le général Urie. C'est tout à fait remarquable, ne serait-ce que par cette atmosphère très triste, où l'on est forcément tenté de se mettre à sa place...
    9) Rembrandt (1606-1669), Le Christ se révélant aux pèlerins d'Emmaüs.
    Il y a d'ailleurs un certain nombre de toiles de ce dernier peintre au Louvre, mais je choisis de vous montrer celle-ci, qui représente le Christ ressuscité (selon Saint Luc) en train de faire un repas avec trois de ses disciples d'Emmaüs, et où, parallèlement, il rompt le pain, faisant que les pèlerins l'identifient instantanément. Le rôle de la lumière est absolument extraordinaire, qu'il s'agisse de son visage, de la table, ou encore des disciples en question, et on peut nettement l'admirer dans bien des toiles similaires, qu'il peignit jusqu'à la fin de sa vie... 
    10) Pieter de Hooch (1629-1684), La Buveuse.
    Un peintre beaucoup moins connu que le précédent (et le suivant), Pieter de Hooch, mais ce n'est sans doute pas totalement sa faute, vu qu'il peignait dans sa jeunesse des toiles très différentes de celle-ci, jusqu'à ce qu'il s'installe à Delft en 1650. Là, il étendit considérablement sa gamme de couleur, et se concentra de plus en plus sur de rares figures dans les intérieurs, tout comme le désormais très célèbre peintre Johannes Vermeer. Petit détail, mais qui a son importance : on a parlé à ce sujet de la fameuse "Ecole de Delft", mais celle-ci n'a jamais existé, concentrant juste quelques personnes fort douées dans cette ville, alors très prospère et centre artistique remarquable...
    11) Johannes Vermeer (1632-1675), La Dentellière.
    Je termine enfin avec ce très grand peintre, qui bien que travaillant assez régulièrement pour les gens les plus riches de Delft, fut malheureusement oublié jusqu'au XIXème siècle, où il revint cette fois avec toutes ses énormes qualités. Nous ne possédons que deux toiles au Louvre, mais celle-ci fait partie des plus connues, et reflète, malgré sa très petite taille (21cm sur 24cm), son habitude de peindre des femmes seules, livrées à leur activité, le tout dans des couleurs splendides et très raffinées, exposées au strict minimum pour prendre de l'ampleur...
    12) Johannes Vermeer (1632-1675), L'Astronome.
    Pour finir, voici cette seconde toile du Louvre, consacrée pour une fois à un homme représenté seul, ce qui n'est arrivé que deux fois dans la vie de Vermeer, avec le fameux Géographe (conservé à Frankfurt am Main). Pour les mêmes raisons de couleur et de lumière, elle est tout aussi remarquable que la toile précédente, La Dentellière ; mais elle y introduit également d'autres éléments, non seulement le tableau présent au mur (Moïse sauvé des eaux de Peter Lely), mais aussi tous les objets liés de près ou de loin avec l'astronomie, qu'il s'agisse du globe céleste, d'un manuel très sérieux, ou encore d'un compas et d'un astrolabe ancien. Quand à parler des deux couleurs principalement utilisées, le bleu et le jaune, je ne vous dis pas à quel point je trouve cela sublime, tant il est difficile de réussir un tel alliage...
    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", quand le musée du Louvre sera réouvert, à la suite de cette très inattendue fermeture due au Covid-19... En attendant la suite de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

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    jeudi, janvier 01, 2026

    MUSEE D'ORSAY

    Êtes vous parisien ? Êtes vous français, ou étranger ? Avez-vous envie de passer à un musée un tout petit peu plus modeste que le célèbre Louvre ? Voulez-vous profiter des vacances, ou du peu de monde visible à cause du virus Covid-19 ? En tous cas, vous avez bien fait de choisir le fameux musée d'Orsay, presqu'exclusivement consacré à l'impressionnisme, et en me basant sur leur propre site (et sur ma mémoire de parisien), je vais tenter de vous donner une grande envie de vous y rendre !
    Et tout d'abord, je vais répondre à la première grande question : quels sont les peintres les plus représentés dans cet endroit ?  Je vais y répondre alphabétiquement (comme sur le site en question), en divisant néanmoins en deux parties différentes : les impressionnistes d'une part, et de l'autre, les symbolistes, les nabis, les pointillistes, etc...
    1) Commençons donc tout d'abord avec Paul Cézanne (1839-1906), né et mort à Aix-en-Provence, et qu'on a longtemps considéré comme "le père de l'Art moderne". L'un de ses tableaux est d'ailleurs assez typique, notamment dans sa fascination pour les pommes :
    Mais c'est bien loin d'être l'équivalent de cette toile fort connue, faite en cinq exemplaires, peinte à peu près à la même époque de 1895.
    Il se trouve que cette période est également très symbolique pour Auguste et Louis Lumière, qui non seulement venaient d'inventer le cinéma - mais oui ! -, mais en outre se faisaient remarquer par la réalisation de l'un de leur premier film sur le même thème que Paul Cézanne, Les Joueurs de cartes :
    Passons maintenant, d'emblée, à Gustave Courbet (1819-1877), certes l'un des peintres les plus anciens du musée, mais aussi - heureusement ou malheureusement - l'un des plus célèbres grâce à ce tableau, baptisé l'Origine du monde (1866) :
    Il y aurait énormément de choses à dire à ce sujet, mais je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même. Quoi qu'il en soit, ce tableau fut au départ commandé par un diplomate turc, puis fit ensuite le transit via de nombreux pays, avant de revenir finalement en France, par le rachat du psychanalyste Jacques Lacan.
    Peint un petit peu plus tard (1870), l'œuvre suivante, La falaise d'Etretat après l'orage, est certes bien plus proche de l'art classique, mais valut à Gustave Courbet au Salon de 1870 d'être enfin reconnu à son réel niveau :
    Je vous présente enfin ce tableau bien antérieur (1850), qui certes ne fut pas fait dans de très bonnes conditions, mais a au moins le mérite de nous montrer un musicien fort connu à l'époque, Hector Berlioz :
    Changeons maintenant complètement de registre, avec le bien connu Edgar Degas (1834-1917), un parisien à 200%, de surcroit aristocrate de famille, qui en partie s'est fait connaître avec ce genre de toile assez terrifiante, Dans un café, qui sous des apparences assez tristes, cache en réalité les grands dangers de l'absinthe :
    Néanmoins, Degas est surtout très célèbre pour ses nombreuses toiles consacrées au ballet, dont La classe de danse est l'une des plus connues - et il est là-dessus inutile de revenir sur la passion du peintre pour l'opéra de Paris, auquel il se rendra constamment de 1870 jusqu'à sa mort :
    Il en fit bien sûr de très nombreux tableaux, mais également de simples esquisses extrêmement raffinées, telle que celle-ci (exposée à Orsay dans la catégorie Arts Graphiques) :
    Degas était sans doute l'un des premiers peintres à l'origine du groupe des impressionnistes, mais encore assez peu engagé dans le mouvement, finalement...
    Il en va différemment avec Paul Gauguin (1848-1903), l'un des plus connus des fameux "postimpressionnistes", qui a passé toute son enfance au Pérou et a beaucoup voyagé dans sa vie, entre autres Tahiti, où il s'installera définitivement en 1891. Comme on le voit immédiatement sur ce tableau, Areara (Joyeusetés), les couleurs sont nettement plus marquées qu'à l'habitude, et le second plan, inventé de toutes pièces face au premier, nous montre une sorte de rite sacré maori :
    Toujours daté de 1891, Femmes de Tahiti nous montre deux figures de cet endroit, bien typiques, dans le genre... Jusqu'à la fin de sa vie, Paul Gauguin tentera de lutter contre les problèmes d'argent et de santé, mais n'y parviendra pas. Ils mourra sur les îles Marquises, où sa tombe, visible à Atuona, sera côtoyée, 75 ans plus tard, par celle du très fameux Jacques Brel :
    Tout aussi fameux, Edouard Manet (1832-1883), authentique parisien tout comme Edgar Degas, fut très longtemps considéré, à tort, comme l'un des fondateurs importants de l'impressionnisme, alors qu'il utilisait très peu les nouvelles techniques de la couleur et le traitement de la lumière...
    Par contre, il s'intéressais beaucoup aux femmes nues, et eut droit, avec le très connu Déjeuner sur l'herbe, à son renvoi immédiat du Salon de 1863, non seulement par le thème principal du tableau, mais aussi grâce aux techniques utilisées, visant à renforcer les contrastes, "un parti pris de vulgarité inconcevable" :
    Ce fut encore pire une année plus tard, où cette fois, il présentais une véritable prostituée du harem oriental avec Olympia, une œuvre qui provoqua un véritable scandale dans le Salon de 1865... Non tant à cause de sa nudité, que grâce à sa tenue impeccable et son air provocateur, ce qui a énormément choqué à l'époque - exception faite, bien sûr, de ses amis Charles Baudelaire et Emile Zola :
    L'un de ses meilleurs amis fut d'ailleurs le peintre Claude Monet (1840-1926), qui joua un rôle très important dans l'impressionnisme, et se faisait remarquer dès cette époque par un caractère bien trempé, réputé infatigable, capable de reproduire différentes versions d'un même tableau un nombre incalculable de fois, comme on peut le voir sur l'une de ses versions de Londres, le Parlement (1904) :
    Une autre série, particulièrement célèbre, représente en trente exemplaires la Cathédrale de Rouen (1892), et il y en a déjà quatre ou cinq ici... Mais on peut voir au musée d'Orsay cet autre tableau bien antérieur (1877), La Gare Saint-Lazare, qui malgré des allures apparentes de géométrie parfaite, représente de la meilleure façon les variations de couleur et la naissance de l'impressionnisme :
    Encore plus jeune (1873), Coquelicots est lui aussi typique de l'impressionnisme... Il participa d'ailleurs à la Première exposition des peintres impressionnistes, rue des Capucines à Paris, qui toucha hélas assez peu de gens à cette époque :
    Il tenta aussi de s'inspirer de la toile d'Edouard Manet, afin de réaliser un gigantesque Le déjeuner sur l'herbe, qui devait initialement mesurer près de quatre mètres sur six ! Mais là aussi, rien ne se passa comme prévu, de gros problèmes d'argent obligèrent Monet à céder son tableau à son propriétaire, et il n'en reste aujourd'hui que les deux extraits visibles à Orsay ;
    Fort heureusement, il trouva enfin en 1883 le lieu idéal pour toute sa famille, une maison paysanne située à Giverny, dotée d'un jardin potager, d'un verger, d'un étang et d'un pont. C'est là qu'il découvrit les nymphéas, qu'il ne cessera plus jamais de peindre jusqu'à sa mort - où il était enfin célébrissime, salué par nombre de ses amis, notamment Clémenceau :
    Il est d'ailleurs touchant de découvrir au musée d'Orsay l'une des très rares photos autochrome de 1921, représentant Claude Monet "presque en couleurs" en bas de sa maison... Si vous aimez énormément ces tableaux de nymphéas, n'hésitez pas soit à vous rendre sur place, à Giverny, soit à opter pour le musée Marmottan Monet, qui offre une vue remarquable sur toute une série de vastes toiles, et est situé lui aussi à paris, dans le XVIème (et oui, on ne plaisante pas) !
    Passons maintenant à un peintre que j'apprécie beaucoup moins, Auguste Renoir (1841-1919)... Certes, il fut un temps très représentatif de l'impressionnisme, notamment grâce à ce tableau fort connu Bal du moulin de la Galette (1876), qui s'intégra à l'une des premières exposition des peintres impressionnistes :
    Mais il abandonna assez vite cette façon de peindre, ainsi que ses choix de foule, pour en revenir à une peinture plus classique, très nettement inspirée par Rubens et Titien... Comme cette toile datant de la fin de sa vie (1918), Les baigneuses, où il prit définitivement parti pour un érotisme à peine caché :
    Il en va très différemment avec cet autre peintre très connu, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), fils d'une famille très noble de cette même région. Il souffrit hélas très tôt d'une maladie des os très fragiles, et ne dépassa jamais la hauteur de 1,52 m...
    De la sorte, il se déplaça assez tôt à Paris, plus précisément à Montmartre, où il rendit hommage à la ville et à ses pratiques de prostitution, parfois assez compromettantes, mais toujours prêtes à se soumettre à ses aptitudes d'artiste postimpressionniste et de lithographe infatigable :
    La meilleure preuve avec cette huile sur carton, datant de la même époque que le précédent (1895), entièrement consacré à La clownesse Cha-U-Kao, ce qui est une allusion japonisante aux termes de "chahut" et de "chaos" :
    Il avait une vision particulière sur les femmes, qu'il aimait bien regarder et peindre de façon anonyme, comme dans ce tableau Rousse (La Toilette), où il imite en quelque sorte celui qu'il admirait beaucoup, Edgar Degas, avec lequel il avait en commun tout un passé aristocratique :
    Malheureusement, sans doute à cause de sa maladie, il était fortement alcoolique, et c'est au cognac et à l'absinthe qu'il devra sa mort anticipée à l'âge de 36 ans, laissant tout de même près de 737 peintures, 369 lithographies, et pas loin de 5000 dessins...
    C'est le moment de finir avec Vincent Van Gogh (1853-1890), peut-être le plus célèbre des peintres impressionnistes (avec Claude Monet), et qui s'est entre autres fait connaître avec l'un des ses très nombreux autoportrait (1889), dont il disait "Je recherche une ressemblance plus profonde que celle qu'obtient le photographe" : 
    Inutile de préciser qu'il s'est lui-même suicidé à l'âge de 37 ans, tout le monde connait ce triste fait... Par contre, beaucoup moins de gens seraient capable de situer le tableau, en réalité Le docteur Paul Gachet, qui non seulement fut quasiment le dernier à tenter de soigner Van Gogh, mais en outre se liait d'amitié avec de nombreux artistes, dont Cézanne, Manet, Monet, et Renoir  :
    Né aux Pays-Bas, Van Gogh ne s'installa en France que vers 1886, où il rejoignit son frère cadet Théo, qui travaillait en tant que vendeur d'art à Montmartre depuis 1881... Leur relation fut très puissante, marquée par 652 lettres inoubliables, et ceci se conclut avec cette œuvre quasiment surprenante, L'église d'Auvers-sur-Oise, qui peinte à peine deux mois avant sa mort, marque déjà son abandon de l'impressionnisme, pour aller quasiment à l'expressionnisme :
    Vincent Van Gogh fit également séjour dans de célèbres villes du sud, notamment Saint-Rémy de Provence et Arles, où il peignit en 1889 cette toile fort connue, La chambre de Van Gogh :
    Hélas, il était de plus en plus sensible à une sorte de maladie mentale assez puissante, qui allait bientôt le conduire au suicide, et qui fut interprétée différemment comme la schizophrénie, le trouble bipolaire, la syphilis, tout ceci aggravé par la malnutrition et l'abus d'alcool, en l'occurrence l'absinthe... Il est assez triste de voir qu'une vie aussi tragique, aussi pauvre, et aussi incohérente, soit aujourd'hui récompensée par le prix hallucinant de ses tableaux les plus fabuleux, sans que ceci lui rende le moindre service !
    2) J'en ai donc fini avec les impressionnistes, et je voudrais maintenant m'attaquer à une dizaine de tableaux relativement différents, à commencer par celui de Gustave Caillebotte (1848-1894), l'un des rares peintres de l'époque suffisamment riche pour se consacrer entièrement à son art, notamment avec cette toile particulièrement remarquable, Les raboteurs de parquet (1875) :
    Dans un style complètement opposé, nous trouvons également quelques tableaux de Maurice Denis (1879-1943), rattaché à ce mystérieux mouvement des "nabis", qui se traduit en occident par "prophètes", "illuminés", "inspirés de Dieu" (Maurice Denis se donnait lui-même le surnom de "nabi aux belles icônes")...
    Ce mouvement, tenu secret, ne dura qu'une dizaine d'années avant 1900, mais donna lieu à quelques œuvres marquantes, tel que Les Muses (1893) :
    Nous passons maintenant à quelque chose de bien plus emblématique (et plus ancien), l'œuvre de Jean-François Millet (1814-1875), l'un des fondateurs de l'école de Barbizon, qui se fit déjà bien remarquer en 1857 avec Les glaneuses, tableau fondé sur le prolétariat rural et ses trois positions fétiches : se baisser, ramasser, et se lever :
    Mais il ne sera jamais aussi célèbre qu'avec celui-ci, L'Angélus (1859), qui lui vaudra bien des années plus tard un livre de Salvador Dali, et sur lequel Millet reviendra bien des années plus tard en déclarant : "C'est un tableau que j'ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma grand-mère ne manquait pas (...) de nous faire arrêter notre besogne pour dire l'angélus pour ces pauvres morts" :
    Nous découvrons également un autre peintre très particulier, Gustave Moreau (1826-1898), qui attendit les années 1870 pour se faire enfin connaître de tous, après de longues années passées en Italie à copier de nombreux tableaux anciens, outre les très vastes connaissances qu'il avait en architecture et en littérature...
    Il se fit une grande première avec sa version très particulière en 1880 de Galatée, un texte des Métamorphoses d'Ovide, simplement retenu dans sa première phrase, "Voici un géant épouvantable qui aime une belle nymphe" :
    Au musée d'Orsay, il y a très peu de toiles exposées, mais on y trouve quand même certaines traces dans les arts graphiques, notamment L'Apparition, datée de 1876, qui représente Salomé envoutant par sa danse le mari de sa mère, et obtient en guise de récompense la tête de Jean-Baptiste :
    Si vous n'appréciez pas beaucoup ce style d'art symboliste, peu importe... Mais si vous aimez vraiment cela, plutôt qu'au musée d'Orsay, rendez vous dans le véritable musée Gustave Moreau, situé à Paris IXème, 14 rue de la Rochefoucauld, un véritable hôtel particulier acheté par toute la famille en 1852, et qui expose en permanence 850 œuvres du maître dans cet espace unique !
    Né un petit peu plus tôt, Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), lui aussi bien à l'aise financièrement, se consacra également à l'art symbolique, avec certes un peu moins d'éclat, mais bien plus de vérité profonde, comme le montre bien ce tableau réalisé en 1881, Le pauvre pêcheur :
    Suivra un peu plus tard, en 1883, Le rêve, consacré avec une grande économie de moyens à la songerie d'un jeune voyageur à trois femmes fort symboliques, l'Amour, la Gloire, et la Fortune :
    Nous en venons maintenant à ce peintre assez curieusement devenu avec le temps fort célèbre, Henri "le douanier" Rousseau (1844-1910), représentant majeur de l'art naïf, qui ne respecte ni les règles de la perspective, ni celles de la couleur...
    Ceci est particulièrement sensible dans ce tableau La charmeuse de serpents, daté très tardivement de 1907, Henri Rousseau n'ayant appris la peinture que de façon solitaire et tardive, condamné toute sa vie à être "commis de deuxième classe à l'Octroi". Il ne put ainsi quasiment jamais voyager à l'étranger, se basant sur le musée d'histoire naturelle de Paris, ce qui lui vaudre d'ailleurs l'amitié de nombreux artistes, Guillaume Apollinaire, André Breton, et même Pablo Picasso :
    Tout aussi étonnant, mais pour d'autres raisons, Georges Seurat (1859-1891), autre parisien, fut l'un des créateurs du pointillisme, une technique bien particulière, que l'on découvre de façon éloquente dans ce tableau Le cirque (1891), qu'il élabora malheureusement peu de temps avant sa mort inattendue :
    Je termine heureusement avec davantage de grands classiques, d'une part Georges Sisley (1839-1899), un franco-anglais fort amoureux de la nature, très ami avec Renoir et Monet, et qui s'est hissé assez tardivement parmi les impressionnistes, tel que le montre clairement cette toile de 1876, La barque pendant l'inondation, où se dévoile la fragilité de l'eau et la solidité de la maison :
    Pour conclure, un léger coup d'œil à Maurice de Vlaminck (1876-1958), né à Paris et ayant connu les deux guerres mondiales, qui fut juste au départ lié à l'impressionnisme, après quoi il se rendit avec son ami André Derain au fauvisme, un art beaucoup plus expressionniste, comme on le voit très bien sur ce tableau, Restaurant de la Machine à Bougival ;
    Inutile de préciser que c'était l'un des peintres préférés de ma mère, je crois que ça n'intéressera personne !
    Aurais-je pour autant droit à un commentaire ? Hum, pas sûr...

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