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  • mardi, mars 10, 2026

    LE JARDIN DES TUILERIES

    Que vous ne connaissez pas ?
    Mais non, c'est impossible !
    Même les touristes japonais le connaissent par cœur, juste à deux doigts du célèbre Jeu de Paume, actuellement devenu un très joli musée :
    Enfin bon... Juste dans le but de me rendre finalement à la fameuse fiesta de Startine du mardi soir le 29 juillet (entre blogueuses, blogueurs, responsables de sites, graphistes, architectes, etc...), je me suis tout d'abord tranquillement promené :
    En admirant bien sûr la fameuse place de la Concorde, probablement l'une des plus belles du monde (et franchement, ceci serait vraiment une bonne idée qu'ils interdisent à tous les scooters et à toutes les voitures de se garer ici, ce qui gâche tout, n'est-ce pas ?) :
    Ceci dit, vu le temps qu'il faisait ce mardi soir (du grand soleil, mais très peu d'humidité, et donc pas ultra-chaud), c'était quasiment génial, en résumé :
    Ce qui m'a le plus étonné (ne m'étant pas rendu dans ce jardin depuis dix ans !), c'était de voir toutes ces très nombreuses œuvres d'art contemporain, dont je n'avais absolument aucun souvenir...
    À commencer par celle-ci (que je déteste, sorry !), Le Bel Costume de Jean Dubuffet (1901-1985) :Mais aussi cette autre, The Welcoming Hands, d'une sculptrice que je ne connaissais pas du tout, Louise Bourgeois (1911-2010), mais que par contre j'ai beaucoup plus aimée que le précédent :Tout juste sorti de la Concorde, la première belle chose à voir dans ce jardin était bien sûr le tout fameux premier grand bassin :Accompagné bien évidemment de 712 sculptures baroques, toutes aussi géniales les unes que les autres, à commencer par celle du fameux fleuve du Tibre :Cette autre-ci, dont je ne connais pas du tout le symbole :Plus cette dernière, dont là, je suis absolument certain qu'il s'agit d'Hannibal :Juste en face du Jeu de Paume, très rapide vue sur sa collatérale Orangerie, bien rénovée depuis peu :Et puis bon, que dire face à deux japonaises portant non seulement de très belles baskets, mais en prime deux sacs de la même couleur que mes Reebok ?
    Bref ! De nouveau, quelques belles œuvres d'art contemporain, tout d'abord, le Personnage III signé par Etienne Martin (1913-1995) : Et bien sûr, la plutôt célèbre Standing Figura de Willem de Kooning (1904-1997) :Encore plus jolie la nuit presque venue, n'est-ce pas ?Allez... Juste avant de vous laisser participer à la fiesta de Startine, petite vue sur l'un des plus beaux musées du monde, celui du Louvre, comme chacun sait : Nettement plus beau sans cette fameuse "grande roue", n'est-ce pas ? Curieux, là... La personne dont l'ombre apparaît sur la gauche me rappelle vaguement quelqu'un que je crois connaître !
    Enfin bon... Pour de vrai, c'était tout de même une excellente fiesta, dans le fameux Café de Diane :Organisée par Startine, qui hélas a fermé son superbe site depuis quelques mois, mais qui est une jeune fille extrêmement cool et très communicative (normal, vu que balance, tout comme l'est mon ascendant !) :Très franchement, c'était le pied à 712 % !Sans compter que j'ai beaucoup aimé sa robe totalement "déjantée", digne de mes fameuses Reebok tout aussi "barges", puisqu'il s'agit quasiment du même logo !Avec, au final, une attitude très réciproque (mais oui, deux photos de sa part !) :Sympathique, non ?Mais bon... Comme tout le monde, le soleil finit l'un de ces quatre par se coucher :Alors, disons adieu à la grande roue :Et puis rentrons chez nous en partie à pied (via la rue Saint-Florentin jusqu'à la Madeleine), ce qui n'est jamais désagréable, surtout vu ce temps !Et ensuite ? Bon, et bien gros "taf" jusque vers 6h du matin, étant donné que le très connu défaut des verseaux like me est celui-ci : faire les choses à 0% ou à 100%, mais jamais entre les deux !Mais bon, tant pis, c'est comme ça !
    Juste pour rire, ou pour vaguement critiquer les rares qui n'ont pas répondu à l'organisatrice de la fiesta, petite copie du message que, tout de même, Startine avait envoyé à plein de gens (avec, tout comme la mienne, une écriture très droite et très lisible, ce qui paraît-il est la meilleure preuve d'une très bonne santé mentale !) :Ceci dit, étant donné qu'il y a peu, il m'est arrivé exactement le même genre d'expérience sur mon site principal (notamment grâce à de soi-disant collègues musiciens), cela ne m'a pas du tout étonné, en fin de compte, snif & hélas !

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    samedi, août 14, 2021

    LE LOUVRE : FRANCE (APRES LA REVOLUTION)

    Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    16) Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Le Verrou.

    Je débute avec Fragonard, qui - à l'exception de Géricault et de Delacroix - a compté parmi les meilleurs peintres du XVIIIème siècle, roi du rococo et de la frivolité, ce qui contribua à en faire l'un des artistes préférés de Louis XV. Avec cette toile fort célèbre, datée de 1777, Le Verrou "raconte moins le désir féminin que la passion qui se joue entre un amant et sa maîtresse dans le secret de l'alcôve". C'est certes une œuvre très ambigüe, mais qui marque l'ensemble de sa carrière, plutôt très bonne jusqu'en 1805, où par ordre de Napoléon, tous les artistes résidents furent expulsés du musée du Louvre, et hélas condamnés à vivre dans la misère...
    17) Jacques-Louis David (1748-1825), Le Serment des Horaces.
    Nous en avons l'exact inverse avec Jacques-Louis David, qui après des débuts relativement sobres, se caractérisa par son adoption de la mort de Louis XVI, et par son adhésion immédiate à la politique de Napoléon (ce qui nous vaut cette toile célébrissime, Le Sacre de Napoléon). L'un de ses tableaux les plus caractéristique de son opposition aux peintres rococo reste celui-ci, Le Serment des Horaces, où l'on se retrouve plusieurs siècles en arrière, non seulement par le sujet choisi, mais aussi grâce à sa composition très ancrée, tournant autour de certaines couleurs, et ainsi par sa création de la tendance néo-classique, une triste mode de l'époque...
    18) Jacques-Louis David (1748-1825), Madame Récamier.
    Toujours du même peintre, mais volontairement inachevé par lui, ce portrait de Mme Récamier semble pourtant relativement conformiste, excepté les pieds de celle-ci, qui en étant nus caractérisaient les "mauvaises dames" de l'époque. Ce que Mme Récamier n'acceptait pas, raison pour laquelle elle laissa le tableau au peintre, et réalisa peu de temps plus tard son ambition de partir pour Rome, obligée par son opposition marquée à Napoléon Ier...
    19) Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Louis-François Bertin.
    Situé près d'un demi-siècle plus tard, Ingres fait de nouveau partie des plus grands peintres de l'époque, malheureusement obligé de s'installer à Rome jusqu'en 1824, où enfin il put revenir à Paris avec tous les hommages qui le concernaient. Nous pouvons le découvrir dans l'un de ses portraits les plus classiques, celui de Mr Bertin, alors directeur du Journal des Débats, mais qui inspira néanmoins beaucoup d'artistes postérieurs, tels que Derain, Modigliani, ou même Picasso...
    20) Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Œdipe explique l'énigme du sphinx.
    Nous revenons cette fois-ci à un tableau bien plus ancien de sa main, d'abord réalisé sous style d'étude en 1806, pour être ensuite repris en 1827, destiné au Salon et bien plus efficace. Bien qu'on y trouve pas encore le corps humain pleinement vécu, il s'agit là d'une transition certaine, dont nous allons trouver les résultats bien plus tard...
    21) Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), La Grande Odalisque.
    D'ailleurs, il avait déjà naturellement en main les moyens de dessiner le corps parfait, comme le démontre clairement cette fameuse Grande Odalisque de 1814. Il est clair, dans ce tableau, que la perfection de la femme du harem n'empêche pas le peintre de recourir à ses propres interprétations, notamment du dos très long et de l'étrange jambe gauche. Quoi qu'il en soit, cette toile n'a pas beaucoup plu de son temps (ce qui est bon signe, finalement), et fut en outre la victime de la Chute de l'Empire, puisqu'elle avait été commandée par Caroline Murat, la sœur de Napoléon Ier...
    22) Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Le Bain turc.
    Nous voici désormais face à l'un de ses ultimes tableaux de 1862, Le Bain turc, qui est d'un érotisme désormais incontestable dans tous ces pays du Moyen-Orient, et marque nettement le premier pas de l'Origine du Monde de Gustave Courbet (1866), une toile incontestable conservée  au musée d'Orsay. Ingres avait alors 82 ans, ce qu'il inscrivit d'ailleurs fièrement sous une forme latine, AETATIS LXXXII, et il disait d'ailleurs qu'il ressentait "tout le feu d'un homme de tente ans"...
    23) Théodore Géricault (1791-1824), Le Radeau de la Méduse.

    Né un peu plus tard que Ingres, mais mort beaucoup plus tôt (à 32 ans), Théodore Géricault reste l'un des peintres les plus énigmatiques du Louvre, poursuivi par l'amour, la passion pour les chevaux, et la naissance progressive du romantisme pictural. Meilleure preuve avec cette très grande toile (1819), Le Radeau de la Méduse, basé sur une tragédie réelle emportant plus de 150 hommes, et pour laquelle il utilisa non seulement des mannequins vivants, mais aussi la représentation de corps morts, ce qui était encore plutôt rare. Si vous le souhaitez, vous en saurez beaucoup plus en vous rendant sur la complète description du tableau...

    24) Théodore Géricault (1791-1824), Course de chevaux libres : la Mossa.

    Alors que Le Radeau de la Méduse souffrit d'une critique très violente en France, il connut un grand succès en Angleterre, où Géricault voyagea de 1820 à 1821, en profitant pour jouir de la présence de superbes chevaux, tout à la fois en tant qu'amateur du genre et tant que peintre. On lui doit, entre de nombreux autres, ce tableau très caractéristique de sa propre passion, qui lui valu malheureusement de mourir à peine quelques années plus tard, ce que son ami Eugène Delacroix décrivit comme "une triste soirée, il est mourant, sa maigreur est affreuse"...

    25) Eugène Delacroix (1798-1863), La Liberté guidant le peuple (28 juillet 1830).

    Nous arrivons donc face à cet autre célèbre peintre du Louvre, Eugène Delacroix, principalement grâce à cette toile mythique, La Liberté guidant le peuple, qui apparut durant des années sur les billets de banque de 100 francs, de pair avec le propre visage du peintre. On la croit souvent liée à la Révolution française, mais elle est en réalité bien plus tardive (1830), représentant la fameuse lutte des Trois Glorieuses, qui parvint à éliminer Charles X au profit du dernier roi de France, Louis-Philippe. Il y en aurait encore beaucoup à dire, notamment aux sujet de la "provocation" seins nus de l'actrice principale, mais je préfère vous laisser le lien de Wikipédia, très riche à ce propos...
    26) Eugène Delacroix (1798-1863), La Mort de Sardanapale.

    Ce tableau-là, dû au même peintre, fut légèrement antérieur au précédent (1827), mais déclencha presqu'une émeute au musée du Louvre, faisant définitivement partie des "thèmes romantiques" encore rares. Il y décrit d'une façon très violente la mort-suicide de Sardanapale (631 av. J.C), tout d'abord raconté en 1821 par le poète anglais Lord Byron, ensuite en ces termes de Delacroix : "Sardanapale donne l'ordre à ses esclaves et aux officiers du palais d'égorger ses femmes, ses pages, jusqu'à ses chevaux et ses chiens favoris ; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre". Cette fois-ci, Delacroix se trouvait totalement opposé à Ingres, qui restait malgré tout fortement néoclassique, et déclencha une assez forte panique à l'époque, à l'exception de Hector Berlioz et de Victor Hugo...

    27) Ernest Meissonier (1815-1891), La barricade, rue de la Mortellerie.

    Ce peintre ultime est sans doute bien moins connu que Delacroix, qui l'appréciait du reste énormément... Mais il restera pour nous le meilleur représentant de cette émeute qui frappa Paris en 1848, troublant la mise en place de la seconde république. On le découvre ici sous un tout autre angle que La Liberté guidant le peuple de Delacroix, où il remplaça les nombreuses allusions mythiques et romantiques par de nombreux morts ainsi placés au hasard dans le rue, et peints avec une précision sans pareille...
    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021 (voir ici une grande partie de ses tableaux)... Je ne peux donc plus vous dire qu'une seule chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

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