AU MOIS DE MAI...
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La plus belle ville du monde, explorée par un piéton pas trop pressé...
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Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert définitivement, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...
16) Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Le Verrou.
Né un peu plus tard que Ingres, mais mort beaucoup plus tôt (à 32 ans), Théodore Géricault reste l'un des peintres les plus énigmatiques du Louvre, poursuivi par l'amour, la passion pour les chevaux, et la naissance progressive du romantisme pictural. Meilleure preuve avec cette très grande toile (1819), Le Radeau de la Méduse, basé sur une tragédie réelle emportant plus de 150 hommes, et pour laquelle il utilisa non seulement des mannequins vivants, mais aussi la représentation de corps morts, ce qui était encore plutôt rare. Si vous le souhaitez, vous en saurez beaucoup plus en vous rendant sur la complète description du tableau...
24) Théodore Géricault (1791-1824), Course de chevaux libres : la Mossa.
Alors que Le Radeau de la Méduse souffrit d'une critique très violente en France, il connut un grand succès en Angleterre, où Géricault voyagea de 1820 à 1821, en profitant pour jouir de la présence de superbes chevaux, tout à la fois en tant qu'amateur du genre et en tant que peintre. On lui doit, entre de nombreux autres, ce tableau très caractéristique de sa propre passion, qui lui valu malheureusement de mourir à peine quelques années plus tard, ce que son ami Eugène Delacroix décrivit comme "une triste soirée, il est mourant, sa maigreur est affreuse"...
25) Eugène Delacroix (1798-1863), La Liberté guidant le peuple (28 juillet 1830).
Ce tableau-là, dû au même peintre, fut légèrement antérieur au précédent (1827), mais déclencha presqu'une émeute au musée du Louvre, faisant définitivement partie des "thèmes romantiques" encore rares. Il y décrit d'une façon très violente la mort-suicide de Sardanapale (631 av. J.C), tout d'abord raconté en 1821 par le poète anglais Lord Byron, ensuite en ces termes de Delacroix : "Sardanapale donne l'ordre à ses esclaves et aux officiers du palais d'égorger ses femmes, ses pages, jusqu'à ses chevaux et ses chiens favoris ; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre". Cette fois-ci, Delacroix se trouvait totalement opposé à Ingres, qui restait malgré tout fortement néoclassique, et déclencha une assez forte panique à l'époque, à l'exception de Hector Berlioz et de Victor Hugo...
27) Ernest Meissonier (1815-1891), La barricade, rue de la Mortellerie.
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Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai 2021, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...
1) Anonyme, milieu du XIVème siècle, Jean II le Bon, roi de France.
Bien moins célèbre que le précédent, Jacques Blanchard n'a eu guère de possibilités de bien se faire connaître, étant donné sa mort à 38 ans. Il partit cependant pour Rome en 1624, puis pour Venise quelques années plus tard, avant de revenir pour la France, où il fut très bien accueilli par le roi Louis XIII. Il était très admiratif de la fameuse trilogie italienne (Le Titien, Tintoret, Véronèse), et s'en inspira pour peindre l'un des ses plus beaux tableaux, Vénus et les Grâces, que l'on peut voir aujourd'hui au Louvre...
10) Philippe de Champaigne (1602-1674), La mère Catherine-Agnès Arnault et la sœur Catherine de Sainte Suzanne de Champaigne.
Voici également un peintre assez peu connu, mais qui tout comme le précédent, vécut une grande popularité de son temps, notamment du fait de la reine, Marie de Médicis, et aussi grâce à son autorisation unique à peindre le cardinal de Richelieu. C'était un homme plutôt religieux et austère, janséniste, mais qui a réalisé ce tableau en pur hommage à sa fille Catherine, qui connut un véritable miracle en 1662, le fait de retrouver l'usage de ses jambes après de longs mois d'incapacité. Philippe de Champaigne offrit la toile au Port-Royal des Champs, et ses couleurs très peu utilisées sont assez compatibles avec le texte en latin inscrit à gauche, ce qui est plutôt rare...
11) Hyacinthe Rigaud (1659-1743), Louis XIV (1638-1715).
Voici enfin mon autre maître français favori, Jean-Siméon Chardin. C'était un grand spécialiste des natures mortes, genre relativement peu pratiqué à l'époque, et auquel il va apporter un soutien incroyable (37 tableaux de lui sont visibles au Louvre). Grosso modo, l'encore vivant (le chat, les huîtres) se trouve à gauche de la toile, tandis que l'inanimé prend place à droite, l'ensemble se répartissant autour de la raie en une série de pyramides, assez impressionnants...
13) Jean-Siméon Chardin (1699-1779), Pipes et vases à boire.
Nous nous trouvons ici avec un second tableau postérieur, mais qui jongle toujours avec les formes et les couleurs, comme s'il s'agissait d'une constante chez Chardin. La pipe, la fiole, le verre à boire en font quelque chose de typiquement masculin, et c'est semble-t-il une sorte d'aveu sur la petite condition bourgeoise de l'époque...
14) Jean-Siméon Chardin (1699-1779), Le bénédicité.
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Et oui, le musée du Louvre est ENFIN réouvert ! Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour ma part, je préfère toujours rentrer de ce côté-ci, celui de l'Arc de triomphe du Carrousel, à mes yeux bien supérieur à l'Arc de Triomphe classique, bâti en 1808 par le même empereur Napoléon Ier. A noter, toutes ces photos ne sont pour pas pour une fois dues à moi-même, mais à un nommé Stéphane, que j'ai découvert sur Facebook, et qui m'a autorisé à livrer toutes ses performances :
J'espère que cet article - largement relié aux photos de Stéphane - vous aura beaucoup plu, et que vous laisserez un commentaire pour en dire tout ce que vous en pensez !
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Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...
1) Uccello (1397-1475), La Bataille de San Romano.
2) Andrea Mantegna (1431-1506), La Crucifixion.
Nous disposons également de cette toile de Mantegna, basée en apparence sous une forme traditionnelle, mais en réalité bien plus complexe. Déjà, il utilise très intelligemment l'effet de perspective, mais l'on y trouve également de nombreuses allusions aux évangiles, allant de la répartition entre le mal (à gauche) et le bien (à droite), ce qu'il semble tirer des peintres flamands...
3) Andrea Mantegna (1431-1506), Saint Sébastien.
4) Leonardo Da Vinci (1452-1519), La Vierge aux rochers.
Nous voici enfin face aux plus grands tableaux du Louvre, ceux de Leonardo Da Vinci, à commencer par le plus ancien d'entre eux (1483-1486), qui semble raconter la rencontre entre Marie, Jésus, et Saint Jean le Baptiste, lors du massacre des Innocents. C'est une toile sur laquelle il y a tant à dire, notamment grâce au sfumato des couleurs et sa composition absolument hallucinante, que je préfère vous recommander directement le lien sur Wikipédia, la Vierge aux rochers, où vous trouverez tout ce dont il est question...
5) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau.
Il en va de même avec celui-ci (1503-1519), qui selon les hypothèses, pourrait avoir été soit commandé soit par Louis XII, soit directement par François 1er. Bien qu'il s'agisse du tableau le plus récent de Leonardo Da Vinci, je vous invite encore une fois à consulter le lien direct, tant il y a à dire sur cette œuvre : Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau...
6) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Monna Lisa, la Joconde.
Pour cette toile mythique, peut-être la plus célèbre du monde, inutile que je tente d'en dire plus que dans cet article que j'ai déjà publié : La Joconde
7) Pontormo (1494-1556), La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et quatre saints.
Nous en voici maintenant à ce grand maître de Venise, Véronèse, qui avec Le Tintoret et Titien constituait pour ainsi dire le triumvirat de l'île. Non seulement ce tableau est hallucinant par le nombre de personnages représentés (environ 130), mais aussi par sa taille (994cm sur 667cm), ce qui fait de lui l'un des plus impressionnants du monde. Alors que les mariés sont à gauche, le Christ se trouve en plein centre, se livrant à la transformation de l'eau en vin, et l'ensemble des personnages se montre très vénitien et à la pointe du modernisme. Petit détail, non sans importance : Véronèse s'y représente au premier plan en tant que joueur de viole à archet, Tintoret jouant quant à lui une petite viole soprano, tandis que Titien s'attaque au violone. Tout un monde, n'est-ce pas ?
9) Giovanni Tiepolo (1696-1770), Apollon et Daphné.
Né également à Venise, mais cette fois-ci à l'aube du XVIII siècle, Giovanni Tiepolo reste, je ne sautais dire pourquoi, l'un de mes peintres italiens préférés. Il y a malheureusement très peu de toiles de lui exposées au Louvre, parmi lesquelles celles-ci est l'une des plus typiquement rococo de l'artiste. Apparemment très influencée par l'œuvre sculpturale de Le Bernin, elle représente le mythe d'Appolon, qui se trouve puni - via le dieu Eros - de son amour pour la nymphe Daphné, qui courra jusqu'à ce qu'elle se voit transformée en laurier...
10) Canaletto (1697-1768), Le Môle, vu du bassin de San Marco.
L'on en finit avec ce peintre vénitien également fort célèbre, mais qui contrairement à Tiepolo, très doué pour l'expression de nombreuses personnes, s'est surtout consacré à la représentation de sa ville fétiche, en donnant de très nombreuses versions. Ce fut pour cela l'un des premiers à se consacrer à la chambre noire (camera obscura), relativement récente et une ancêtre de la photographie, grâce à laquelle il obtint sans problème ses très nombreuses vues de Venise...
Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021... En attendant la suite et fin de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !
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