LES RUES ET L'ARCHITECTURE DE TOUS LES ARRONDISSEMENTS :
  • C'EST ICI !
  • POUR EN REVENIR À L'ORIGINAL :
  • C'EST LÀ !

  • dimanche, mai 10, 2026

    AU MOIS DE MAI...

    FAIS CE QU'IL TE PLAIT... MAIS TOUJOURS PAS DE COMMENTAIRE ? JE ME DEMANDE BIEN POURQUOI...
    Vous avez du temps, et vous cherchez alors dans L'INDEX CI-APRÈS le quartier qui vous intéresse le plus... Mais n'oubliez pas de vous y manifester, s'il vous plaît !

    Libellés :

    LE LOUVRE : FRANCE (AVANT LA REVOLUTION)

    Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai 2021, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    1) Anonyme, milieu du XIVème siècle, Jean II le Bon, roi de France.

    Bien qu'elle soit anonyme, cette œuvre offre la particularité d'être la première depuis l'antiquité, ce qui lui confère un aspect exceptionnel. La formule classique est certes utilisée, mais le peintre s'efforce de donner au roi des traits caractéristiques, notamment liés à ses cheveux longs, sa barbe, et aussi à sa robe de bure noire - qui rappelle son rôle de chef de l'Eglise en France...
    2) Jean Fouquet (1420-1480), Charles VII, roi de France.
    Réalisé plus d'un siècle plus tard, vers 1450-1455, ce tableau de Jean Fouquet se distingue du précédent non seulement grâce à sa signature, mais aussi à la façon alors très nouvelle de représenter le Roi de France aux trois-quarts, sans aucun des attributs traditionnels de son rang. Sa vision très réaliste de Charles VII se retrouve dans la représentation de son visage, allant du long nez plongeant jusqu'aux petits yeux, et aussi de la lassitude de sa vieillesse, qui est heureusement compensée par le texte très élogieux de la toile...
    3) Enguerrand Quarton (1411-1466), La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon.

    Réalisé également autour de 1455, ce tableau, d'une taille exceptionnelle de 163X218cm, paraît pour la plupart des spécialistes attribuable à Enguerrand Quarton - bien que certains d'entre eux le voient encore comme une pièce italienne, due à Giovanni Bellini, d'autres comme une œuvre espagnole. Quoiqu'il en soit, cela demeure exceptionnel, et reste lié à la traditionnelle luminosité de palette due à Quarton, de même qu'à sa représentation du visage, et des plis qu'il utilise très souvent...
    4) Jean Clouet (1480-1540), Le Portrait de François Ier, roi de France.

    Bien qu'étranger, Jean Clouet fit presque toute sa carrière en France, et fut sûrement influencé par le portait de Charles VII dû à Jean Fouquet, presqu'à un siècle de distance. Entré au service de François Ier en 1516, il était déjà un portraitiste reconnu, seulement comparable à Holbein, et son style est déjà typique de la renaissance. Le Roi est représenté dans sa plus pure majesté, sa barbe est très soignée, le nez nettement prononcé, et l'habit qu'il porte est absolument sublime, que ce soit dans ses couleurs ou les plis qu'il possède...
    5) Ecole de Fontainebleau (fin du XVIème siècle), Portrait de Gabrielle d'Estrées et de sa sœur la duchesse de Villars.
    Un tableau, qui bien qu'anonyme, laisse passer le mystère et l'érotisme de ces deux jeunes femmes au premier plan. C'est d'autant plus gênant que celle qui se fait pincer le sein (interprété à l'époque comme le fait d'être enceinte) n'est autre que Gabrielle d'Estrée, autrement dit l'une des maîtresses favorites de Henri IV. Mais les deux femmes ont l'air très droites, une nourrice présente à l'arrière-plan semble confirmer ce futur bébé, et de plus, Gabrielle d'Estrée tient à la main gauche une bague offerte par le roi - ce qui est sans doute son anneau de couronnement. Bref, beaucoup à dire, sur cette toile étonnante, qui fut d'ailleurs copiée un bon nombre de fois...
    6) Georges de La Tour, (1593-1652), La Madeleine à la veilleuse.
    C'est de très loin l'un de mes peintres français préférés, qui a quasiment couvert la première moitié du XVIIème siècle, notamment avec ce tableau de la fin de sa vie. Contrairement à ses prédécesseurs, il est très inspiré par Caravage, pratiquant ses clair-obscur d'une façon particulièrement constante... 
    7) Georges de La Tour (1593-1652), Saint Joseph charpentier.
    Un second tableau de lui, sur les six que compte le Louvre, date à peu près de la même période, autour de 1640-1645. C'est tout de même l'enfant Jésus qui apparaît à sa droite, qui à lui tout seul tient toute la lumière nécessaire à cette scène...
    8) Georges de La Tour (1593-1652), le Tricheur à l'as de carreau.
    Cette toile est par contre beaucoup plus ancienne (autour de 1638-1639), date à laquelle Georges de La Tour a été contraint de quitter Nancy pour rejoindre Louis XIII, dont il a été immédiatement nommé "peintre ordinaire du roi", et a reçu sa résidence au Louvre. Là encore, très inspiré par Caravage, il présente de gauche à droite le tricheur, la servante, la courtisane, et le jeune homme berné. Je pourrais certes vous en dire plus, mais je préfère vous donner le lien direct...
    9) Jacques Blanchard (1600-1638), Vénus et les Grâces surprises par un mortel.

    Bien moins célèbre que le précédent, Jacques Blanchard n'a eu guère de possibilités de bien se faire connaître, étant donné sa mort à 38 ans. Il partit cependant pour Rome en 1624, puis pour Venise quelques années plus tard, avant de revenir pour la France, où il fut très bien accueilli par le roi Louis XIII. Il était très admiratif de la fameuse trilogie italienne (Le Titien, Tintoret, Véronèse), et s'en inspira pour peindre l'un des ses plus beaux tableaux, Vénus et les Grâces, que l'on peut voir aujourd'hui au Louvre...

    10) Philippe de Champaigne (1602-1674), La mère Catherine-Agnès Arnault et la sœur Catherine de Sainte Suzanne de Champaigne.

    Voici également un peintre assez peu connu, mais qui tout comme le précédent, vécut une grande popularité de son temps, notamment du fait de la reine, Marie de Médicis, et aussi grâce à son autorisation unique à peindre le cardinal de Richelieu. C'était un homme plutôt religieux et austère, janséniste, mais qui a réalisé ce tableau en pur hommage à sa fille Catherine, qui connut un véritable miracle en 1662, le fait de retrouver l'usage de ses jambes après de longs mois d'incapacité. Philippe de Champaigne offrit la toile au Port-Royal des Champs, et ses couleurs très peu utilisées sont assez compatibles avec le texte en latin inscrit à gauche, ce qui est plutôt rare...

    11) Hyacinthe Rigaud (1659-1743), Louis XIV (1638-1715).

    Evidemment, il s'agit du tableau de Louis XIV le plus connu de tous. Le peintre est moins célèbre de nos jours, mais il fut une véritable vedette à l'époque, peignant même trois portraits de Louis XV, aujourd'hui conservés à Versailles. Né autour de Perpignan et descendant d'une lignée d'artistes, il s'installa définitivement à Paris en 1681, où il a peint près de mille toiles, celle-ci restant la plus grandiose de toutes, ne serait-ce que par son caractère officiel et les objets que lui seul pouvait porter : la couronne, le sceptre, la main de justice, l'épée de Charlemagne, l'hermine et le trône... 
    12) Jean-Siméon Chardin (1699-1779), La Raie.

    Voici enfin mon autre maître français favori, Jean-Siméon Chardin. C'était un grand spécialiste des natures mortes, genre relativement peu pratiqué à l'époque, et auquel il va apporter un soutien incroyable (37 tableaux de lui sont visibles au Louvre). Grosso modo, l'encore vivant (le chat, les huîtres) se trouve à gauche de la toile, tandis que l'inanimé prend place à droite, l'ensemble se répartissant autour de la raie en une série de pyramides, assez impressionnants...

    13) Jean-Siméon Chardin (1699-1779), Pipes et vases à boire.

    Nous nous trouvons ici avec un second tableau postérieur, mais qui jongle toujours avec les formes et les couleurs, comme s'il s'agissait d'une constante chez Chardin. La pipe, la fiole, le verre à boire en font quelque chose de typiquement masculin, et c'est semble-t-il une sorte d'aveu sur la petite condition bourgeoise de l'époque...

    14) Jean-Siméon Chardin (1699-1779), Le bénédicité.

    Daté de 1740, cette toile nous montre également que Chardin était fort habile lorsqu'il s'agissait de représenter des gens, même si cela n'était pas au départ sa spécialité. Il se fit grâce à ce tableau très bien reconnaître par Louis XV, et je vous laisse en apprendre davantage sur lui en vous rendant sur le site Jean-Siméon Chardin...
    15) François Boucher (1703-1770), Diane sortant du Bain.
    Heureusement pour ce dernier peintre, il est mort juste avant la révolution française ! Il n'empêche : il a connu une existence heureuse, extrêmement prolifique, et presque toujours tourné vers le Rococo, ce qui lui valu la protection de madame de Pompadour. Bien que moins choquant que l'Odalisque (également conservé au musée du Louvre), Diane sortant du Bain reste tout de même relativement érotique, et cela est une grande innovation pour l'époque, avant le retour du Néo-classicisme, qui durera aisément jusqu'en 1800...
    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021... Je ne peux donc plus vous dire qu'une seule chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

    Libellés : , , , ,

    mardi, mai 05, 2026

    LE MUSEE DU LOUVRE

    Et oui, le musée du Louvre est ENFIN réouvert ! Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour ma part, je préfère toujours rentrer de ce côté-ci, celui de l'Arc de triomphe du Carrousel, à mes yeux bien supérieur à l'Arc de Triomphe classique, bâti en 1808 par le même empereur Napoléon Ier. A noter, toutes ces photos ne sont pour pas pour une fois dues à moi-même, mais à un nommé Stéphane, que j'ai découvert sur Facebook, et qui m'a autorisé à livrer toutes ses performances :

    Tout d'abord, le côté nord et le côté sud du Louvre, assez impressionnant, n'est-ce pas ?
    Et enfin, l'ensemble du musée, au centre duquel se profile cette étonnante entrée :
    Vous la connaissez sûrement, j'imagine :
    Il s'agit de la fameuse Pyramide du Louvre, conçue par l'architecte Ieoh Ming Pei, et inaugurée par le président François Mitterrand le 4 mars 1988. Cela a valu énormément de protestations, mais aussi de soutiens, que je vous laisse le soin de découvrir sur Wikipédia :
    Vous pouvez également rentrer sur cette zone par cette porte assez connue (et sans nom, jusqu'à nouvel ordre), mais située plein sud, juste à droite de la Porte des Lions :
    Il est donc beaucoup plus courant de pénétrer plein nord, autrement dit au 99, rue de Rivoli, où nous disposons également de cette vue superbe sur le passage Richelieu, orné de cette vaste tour :
    Quoiqu'il en soit, il existe neuf reproductions de cette tour... Trois situées à l'aile Richelieu (la plus au nord), trois autres située à l'aile Denon (la plus au sud), et enfin celle, unique, située à l'aile Sully (à l'extrême est). Par contre, au sein de cette dernière, se découvre également la fameuse colonnade, qui a été édifiée en 1670 du temps de Louis XIV, et dont la paternité se trouve attribuée, entre autres, à Louis Le Vau et à Charles Le Brun :
    Encore plus ancienne, et toujours dans l'aile Sully, se trouve cette étonnante salle des Caryatides, sculptée en 1550 par Pierre Lescot sur ordre du roi Henri II, qui avait prévu la création d'une salle des fêtes, où les musiciens joueraient au premier étage, la tribune :
    Maintenant, il est temps d'y rentrer pour de bon, histoire d'admirer les très nombreux chefs-d'œuvre qui se trouvent à l'intérieur, puisque le musée du Louvre est enfin réouvert, après sa longue fermeture due au Covid-19. Mais je vous livre ces deux dernières images de Stéphane, qui furent prises plein sud, comme le prouve la Seine qui se déroule avec modestie devant ce qui est - si je ne me trompe pas - le plus grand musée du monde :
    Je vous laisse néanmoins deux vidéos courtes (la plus longue dure 4 minutes !), la première nous retraçant de façon appropriée la longue naissance du Louvre, s'étendant de Philippe Auguste en 1200 jusqu'à nos jours, en passant par 800 années de transformations diverses : 
    Sur la seconde, vous avez par contre tout l'intérieur du musée, qui s'étend des sculptures très anciennes jusqu'aux toiles les plus récentes - entre autres, Leonardo Da Vinci, Véronèse, Johannes Vermeer, et Théodore Géricault. Le tout sans aucune parole, juste une musique très soignée, qui vous donnera forcément envie d'aller voir AU MOINS UNE FOIS ce lieu incontournable :

    J'espère que cet article - largement relié aux photos de Stéphane - vous aura beaucoup plu, et que vous laisserez un commentaire pour en dire tout ce que vous en pensez !

    Libellés : , , ,

    vendredi, mai 01, 2026

    LE LOUVRE : ITALIE

    Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    1) Uccello (1397-1475), La Bataille de San Romano.

    Uccello est sans conteste l'un des peintres les plus anciens du Louvre, mais ceci ne l'empêche pas d'être très original dans sa représentation des batailles, dont cette toile (La Contre-Attaque décisive de Micheletto Attendolo) est l'une des trois sur le même scénario. On a souvent cité une mêlée chaotique de cavaliers, de lances et de chevaux, mais on parle moins de la disparition totale du paysage, et surtout, de la mise au premier plan de Micheletto Attendolo...

    2) Andrea Mantegna (1431-1506), La Crucifixion.

    Nous disposons également de cette toile de Mantegna, basée en apparence sous une forme traditionnelle, mais en réalité bien plus complexe. Déjà, il utilise très intelligemment l'effet de perspective, mais l'on y trouve également de nombreuses allusions aux évangiles, allant de la répartition entre le mal (à gauche) et le bien (à droite), ce qu'il semble tirer des peintres flamands...

    3) Andrea Mantegna (1431-1506), Saint Sébastien.

    Une autre toile de Mantegna est conservée au Louvre, représentant Saint Sébastien. Certes, les deux bourreaux qui apparaissent au premier plan en habits contemporains semblent proches du spectateur ; mais l'originalité de ce tableau consiste surtout en sa représentation de la ville au second plan, qui comprend une ferme, une rocca, et un château, comme c'était le cas à une période plus antique...

    4) Leonardo Da Vinci (1452-1519), La Vierge aux rochers.

    Nous voici enfin face aux plus grands tableaux du Louvre, ceux de Leonardo Da Vinci, à commencer par le plus ancien d'entre eux (1483-1486), qui semble raconter la rencontre entre Marie, Jésus, et Saint Jean le Baptiste, lors du massacre des Innocents. C'est une toile sur laquelle il y a tant à dire, notamment grâce au sfumato des couleurs et sa composition absolument hallucinante, que je préfère vous recommander directement le lien sur Wikipédia, la Vierge aux rochers, où vous trouverez tout ce dont il est question...

    5) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau.

    Il en va de même avec celui-ci (1503-1519), qui selon les hypothèses, pourrait avoir été soit commandé soit par Louis XII, soit directement par François 1er. Bien qu'il s'agisse du tableau le plus récent de Leonardo Da Vinci, je vous invite encore une fois à consulter le lien direct, tant il y a à dire sur cette œuvre : Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau...

    6) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Monna Lisa, la Joconde.

    Pour cette toile mythique, peut-être la plus célèbre du monde, inutile que je tente d'en dire plus que dans cet article que j'ai déjà publié : La Joconde

    7) Pontormo (1494-1556), La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et quatre saints.

    Bien que né un peu plus de 40 années après Leonardo Da Vinci, Pontormo exerce déjà d'une façon bien différente. Il faut dire que contrairement à son ancêtre, qui a connu non seulement Florence, Milan, mais aussi la France, il a passé presque toute son existence à Florence. Mais ceci ne l'empêche pas de réaliser certains tableaux très impressionnants, dont celui-ci, mesurant un peu plus de 2m et crée en 1528-1529, où la Vierge et l'enfant, accompagnés par sainte Anne et quatre autres saints, sont tous peints avec de brillants contrastes de couleurs...
    8) Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana.

    Nous en voici maintenant à ce grand maître de Venise, Véronèse, qui avec Le Tintoret et Titien constituait pour ainsi dire le triumvirat de l'île. Non seulement ce tableau est hallucinant par le nombre de personnages représentés (environ 130), mais aussi par sa taille (994cm sur 667cm), ce qui fait de lui l'un des plus impressionnants du monde. Alors que les mariés sont à gauche, le Christ se trouve en plein centre, se livrant à la transformation de l'eau en vin, et l'ensemble des personnages se montre très vénitien et à la pointe du modernisme. Petit détail, non sans importance : Véronèse s'y représente au premier plan en tant que joueur de viole à archet, Tintoret jouant quant à lui une petite viole soprano, tandis que Titien s'attaque au violone. Tout un monde, n'est-ce pas ? 

    9) Giovanni Tiepolo (1696-1770), Apollon et Daphné.

    Né également à Venise, mais cette fois-ci à l'aube du XVIII siècle, Giovanni Tiepolo reste, je ne sautais dire pourquoi, l'un de mes peintres italiens préférés. Il y a malheureusement très peu de toiles de lui exposées au Louvre, parmi lesquelles celles-ci est l'une des plus typiquement rococo de l'artiste. Apparemment très influencée par l'œuvre sculpturale de Le Bernin, elle représente le mythe d'Appolon, qui se trouve puni - via le dieu Eros - de son amour pour la nymphe Daphné, qui courra jusqu'à ce qu'elle se voit transformée en laurier... 

    10) Canaletto (1697-1768), Le Môle, vu du bassin de San Marco.

    L'on en finit avec ce peintre vénitien également fort célèbre, mais qui contrairement à Tiepolo, très doué pour l'expression de nombreuses personnes, s'est surtout consacré à la représentation de sa ville fétiche, en donnant de très nombreuses versions. Ce fut pour cela l'un des premiers à se consacrer à la chambre noire (camera obscura), relativement récente et une ancêtre de la photographie, grâce à laquelle il obtint sans problème ses très nombreuses vues de Venise...

    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021... En attendant la suite et fin de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

    Libellés : , , , ,

    jeudi, avril 30, 2026

    LE LOUVRE : LA JOCONDE

    Et oui : après plus de trois mois fermé à cause du virus Covid-19, le Louvre vient enfin de réouvrir ses portes ce lundi 6 juillet 2020, ce qui reste pas mal pour les français proprement dit, puisque les étrangers vont être plutôt rares sur ce territoire...
    Alors certes, on pourrait toujours maintenir ces fameux records : 1) Il s'agit du plus grand musée du monde, juste avant celui de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg 2) Il compte le plus de visiteurs à l'échelle planétaire, assez loin devant tout le monde...
    Mais c'est oublier le plus important, à savoir son œuvre principale, qui est aussi l'une des plus vues dans le monde, La Joconde, de Léonard de Vinci, réalisé - selon les sources - entre 1503 et 1519 (l'année de sa mort) :
    Léonard de Vinci, né en Toscane en 1452, est venu habiter en France de 1516 jusqu'à sa mort, logé au château du Clos Lucé à Amboise, ceci grâce à la grande générosité de François Ier, qui l'accueillit avec ces mots : "Ici Léonard, tu seras libre de rêver, de penser et de travailler". Le peintre n'apportait avec lui que trois toiles, parmi lesquelles bien sûr La Joconde, mais aussi Saint Jean-Baptiste, et surtout La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne, juste à côté dans le musée du Louvre...
    En tous cas, c'est ainsi que cela se présente aujourd'hui, avec en troisième position La Vierge aux rochers, mais ceci n'était pas encore le cas en 1911, où La Joconde n'était pas vraiment placée de façon isolée derrière une vitre en verre, mais se trouvait au sein d'autres tableaux, comme le montre très bien - mais non, ce n'est pas une photographie ! - ce tableau de Louis Béroud, assez connu pour ses représentations du Louvre :
    C'est là qu'on démarre avec l'histoire fort connue du tableau : son fameux vol ! Ceci eut lieu effectivement en 1911, mais compte tenu des grandes difficultés de l'époque, on mit du temps à retrouver son véritable auteur, qui n'était ni Guillaume Apollinaire, ni même Pablo Picasso, comme on le crut un instant :
    Fort heureusement, le voleur original est retrouvé en 1913... Et il s'agit en fait d'un italien, Vincenzo Peruggia, travaillant au Louvre à Paris en mettant au point sous verre des œuvres importantes, d'où lui vint tout naturellement cette idée saugrenue - qui lui valu tout de même sept mois de prison en Italie, avant de se marier et de revenir définitivement en France :
    Vient ensuite le fameux passage des deux guerres mondiales : tout d'abord la première, où le tableau fut dirigé d'abord à Bordeaux, puis à Toulouse, avant de reprendre place dans la Grande Galerie du Louvre en 1914 ; ensuite, la seconde, bien plus grave, où La Joconde fit escale dans de nombreux endroits, dont le château de Chambord, et aussi celui d'Amboise, avant de reprendre sa place en 1945, déjà sous un verre de protection...
    Il faudra attendre 1963 pour que l'œuvre se décide enfin à voyager à l'étranger en toute sécurité, en l'occurrence aux Etats-Unis, à Washington, où elle fut accueillie par John Fitzgerald Kennedy et sa femme Jacqueline, - hélas très peu de temps avant l'assassinat de ce président le 22 novembre 1963 :
    La Joconde fera encore quelques voyages, notamment en juillet 1974 au Japon, puis à Moscou, mais ceci restera plutôt rare, et s'arrêtera bientôt définitivement, le tableau étant considéré comme trop fragile... C'est ce qui explique, du moins en partie, que sur les millions de visiteurs qui viennent au Louvre chaque année, environ la moitié ne se déplace que pour cette œuvre :
    Heureusement, la réouverture du musée du Louvre s'est faite sous un angle bien différent, et vous avez l'immense privilège de pouvoir vous retrouver quasiment seuls face à La Joconde, ce qui n'était - même il y a vingt ans ! - jusqu'alors possible qu'en regardant les deux autres toiles de Léonard da Vinci...
    Mais qui est en réalité La Joconde, ou, comme on l'appelle toujours en Italie, Monna Lisa ?  Et bien, il s'agit en fait de Lisa Maria Gherardini, née en 1479 (le prénom étant à l'origine du nom italien du tableau), qui se maria en 1495 avec le marchand de soie florentin Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo (ce dernier nom se trouvant dans le titre français), lequel demanda en 1503 à Léonard de Vinci de faire un portrait de son épouse. D'après d'autres hypothèses, qui n'émanent pas d'historiens de l'art, il pourrait même s'agir d'un souvenir de sa propre mère, mais évidemment, rien n'est prouvé à ce sujet :
    En tous cas, il s'agit sans conteste d'une œuvre magnifique, c'est clair... Ceci est dû principalement à l'usage du sfumato, dispositif quasiment inventé par Léonard de Vinci lui-même, "qui consiste en une manière de peindre extrêmement moelleuse, qui laisse une certaine incertitude sur la terminaison du contour et sur les détails des formes quand on regarde l'ouvrage", ce qui se voit particulièrement sur les yeux :
    Mais aussi beaucoup sur les lèvres, c'est assez évident :
    Il y a encore beaucoup de choses à apprendre sur La Joconde, mais je vous conseille à ce sujet d'aller faire un petit tour sur le site Wikipédia, qui vous prendra un certain temps, mais répondra sans le moindre doute à toutes vos nombreuses questions... Il y a même toute une partie de cet article au sujet des copies de La Joconde, dont j'ai surtout gardé deux relativement impressionnantes, en premier lieu celle du musée d'Epinal, due à un peintre italien du XVIIème siècle :
    En second lieu, celle du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, qui fut faite un peu plus tôt au XVIème siècle, par un peintre inconnu :
    Mais bien sûr, aucune de ces peintures ne vaut l'original conservé à Paris, c'est évident... Un dernier petit aperçu du site en question, le tableau de Cesare Maccari en 1863, qui est censé nous montrer Léonard de Vinci en train de peindre la jeune Lisa Maria Gherardini :
    Je vais maintenant faire un très petit tour du musée du Louvre, afin de vous montrer ses autres grandes merveilles, par ordre chronologique... Tout d'abord, ce superbe tableau de Paul Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana, réalisé en 1563, qui outre le fait qu'il est l'un des plus grands du monde (677 + 994 cm), se trouve juste à côté de La Joconde de Léonard de Vinci :
    Passons maintenant à ce tableau lui aussi fort connu, presque aussi grand (621 + 979 cm), et certes assez imposant, Le Sacre de Napoléon, dû ente 1805 et 1807 à Jacques-Louis David (1748-1825)... Ce peintre officiel de Napoléon Ier n'est plus aussi connu de nos jours, et bien que son résultat soit assez impressionnant, je dois avouer que ce tableau me laisse un petit peu froid, surtout comparé au précédent, ou encore à La Joconde :
    Dans une autre salle, nous arrivons à l'un des ces tableaux "romantiques" les plus réputés, Le Radeau de la Méduse, peint en 1819 par Théodore Géricault (1791-1824)... Là, il ne faut pas oublier que non seulement, l'évènement s'est véritablement produit, mais aussi que jamais son intensité n'a été rendue de la sorte par un peintre fort jeune (28 ans), qui hélas allait mourir bien vite lui-même, à l'âge de 32 ans :
    Enfin, pour finir, nous sommes face à ce tableau très célèbre d'Eugène Delacroix (1798-1863), La Liberté guidant le peuple (1830), non seulement parce qu'il servit au billet de 100 francs de 1979 à 1999, mais aussi parce qu'il marque très sérieusement l'avènement du romantisme, parallèlement avec Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault, avec lequel il était d'ailleurs fort ami...
    Il est courant aujourd'hui de décrire la poitrine apparente de la femme patriote, mais il est moins fréquent d'entendre parler de l'évènement décrit sur cette toile, qui n'est pas du tout la révolution française de 1789, mais bel et bien celui survenu le 27, 28 et 29 juillet 1830 contre Charles X, autrement dit "les Trois Glorieuses" :
    Certes, l'on pourrait encore aller beaucoup plus loin au Louvre, mais je préfère couper sec, en m'attardant seulement sur deux tableaux que j'aime énormément, et que vous connaissez très certainement :
    Il s'agit bien sûr de La Dentellière, réalisée en 1669 par Vermeer de Delft (1632-1675)... Et aussi du célèbre L'Astronome du même auteur, bien plus tardivement (1668) :
    Ce sont les deux seuls tableaux de ce surprenant artiste que l'on peut admirer au Louvre, soit beaucoup moins qu'au Rijksmuseum d'Amsterdam, où j'ai eu la chance d'aller une fois dans ma vie... Je pourrais aussi parler du film sur le même thème La Jeune Fille à la perle de Peter Webber (2003), mais je préfère prendre mon temps, bien que cet Opus soit porté d'un bout à l'autre par l'excellente actrice Scarlett Johansson !
    Je préfère de très loin vous donner envie d'accomplir enfin la visite de Louvre, sachant que celui-ci - réouvert depuis le lundi 6 juillet 2020 - est bien plus agréable à visiter en ce moment, non seulement grâce à son ralentissement dû au virus Covid-19, mais aussi en raison de tous les touristes en moins pour cette même raison, ce qui vous donnera un accès bien plus facile à La Joconde !
    Suis-je bien conscient de ce dont je parle ? Bien sûr que oui, vu que logeant à Paris, j'ai du m'y rendre trois ou quatre fois en vingt ans - ce qui est assez peu, finalement... Mais compte tenu des modifications actuellement effectuées, il serait VRAIMENT très dommage de ne pas y aller, surtout si vous habitez Paris, ou même sa région !

    Libellés : , , ,