AU MOIS DE MAI...
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La plus belle ville du monde, explorée par un piéton pas trop pressé...
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Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...
1) Uccello (1397-1475), La Bataille de San Romano.
2) Andrea Mantegna (1431-1506), La Crucifixion.
Nous disposons également de cette toile de Mantegna, basée en apparence sous une forme traditionnelle, mais en réalité bien plus complexe. Déjà, il utilise très intelligemment l'effet de perspective, mais l'on y trouve également de nombreuses allusions aux évangiles, allant de la répartition entre le mal (à gauche) et le bien (à droite), ce qu'il semble tirer des peintres flamands...
3) Andrea Mantegna (1431-1506), Saint Sébastien.
4) Leonardo Da Vinci (1452-1519), La Vierge aux rochers.
Nous voici enfin face aux plus grands tableaux du Louvre, ceux de Leonardo Da Vinci, à commencer par le plus ancien d'entre eux (1483-1486), qui semble raconter la rencontre entre Marie, Jésus, et Saint Jean le Baptiste, lors du massacre des Innocents. C'est une toile sur laquelle il y a tant à dire, notamment grâce au sfumato des couleurs et sa composition absolument hallucinante, que je préfère vous recommander directement le lien sur Wikipédia, la Vierge aux rochers, où vous trouverez tout ce dont il est question...
5) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau.
Il en va de même avec celui-ci (1503-1519), qui selon les hypothèses, pourrait avoir été soit commandé soit par Louis XII, soit directement par François 1er. Bien qu'il s'agisse du tableau le plus récent de Leonardo Da Vinci, je vous invite encore une fois à consulter le lien direct, tant il y a à dire sur cette œuvre : Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau...
6) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Monna Lisa, la Joconde.
Pour cette toile mythique, peut-être la plus célèbre du monde, inutile que je tente d'en dire plus que dans cet article que j'ai déjà publié...
7) Il Pontormo (1494-1556), La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et quatre saints.
Nous en voici maintenant à ce grand maître de Venise, Véronèse, qui avec Le Tintoret et Titien constituait pour ainsi dire le triumvirat de l'île. Non seulement ce tableau est hallucinant par le nombre de personnages représentés (environ 130), mais aussi par sa taille (994cm sur 667cm), ce qui fait de lui l'un des plus impressionnants du monde. Alors que les mariés sont à gauche, le Christ se trouve en plein centre, se livrant à la transformation de l'eau en vin, et l'ensemble des personnages se montre très vénitien et à la pointe du modernisme. Petit détail, non sans importance : Véronèse s'y représente au premier plan en tant que joueur de viole à archet, Tintoret jouant quant à lui une petite viole soprano, tandis que Titien s'attaque au violone. Tout un monde, n'est-ce pas ?
9) Giovanni Tiepolo (1696-1770), Apollon et Daphné.
Né également à Venise, mais cette fois-ci à l'aube du XVIII siècle, Giovanni Tiepolo reste, je ne sautais dire pourquoi, l'un de mes peintres italiens préférés. Il y a malheureusement très peu de toiles de lui exposées au Louvre, parmi lesquelles celles-ci est l'une des plus typiquement rococo de l'artiste. Apparemment très influencée par l'œuvre sculpturale de Le Bernin, elle représente le mythe d'Appolon, qui se trouve puni - via le dieu Eros - de son amour pour la nymphe Daphné, qui courra jusqu'à ce qu'elle se voit transformée en laurier...
10) Canaletto (1697-1768), Le Môle, vu du bassin de San Marco.
L'on en finit avec ce peintre vénitien également fort célèbre, mais qui contrairement à Tiepolo, très doué pour l'expression de nombreuses personnes, s'est surtout consacré à la représentation de sa ville fétiche, en donnant de très nombreuses versions. Ce fut pour cela l'un des premiers à se consacrer à la chambre noire (camera obscura), relativement récente et une ancêtre de la photographie, grâce à laquelle il obtint sans problème ses très nombreuses vues de Venise...
Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021... En attendant la suite et fin de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !
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Le Louvre ayant été hélas fermé pour un bout de temps, j'en profite pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...
1) El Greco (1541-1614), Le Christ en croix adoré par deux donateurs.
Très curieusement, je commence cet article par un peintre, dont le surnom El Greco montre bien qu'il est né dans ce pays, et a attendu 1577 pour se rendre à Tolède en Espagne, où il est resté jusqu'à sa mort. Comme on le dit souvent, El Greco fut un maniériste typique, qui ne représente pas le bas de la croix, met à la place de la Vierge et de Saint Jean deux des commanditaires du tableau, et renonce du même coup à tout paysage, mettant au cœur de la toile le corps du Christ lui-même...
2) El Greco (1541-1614), L'Ouverture du cinquième sceau.
Toujours du même artiste, cette fois-ci à la fin de sa vie, nous pouvons aussi voir cette toile assez stupéfiante - qui ne passe d'ailleurs au Louvre que pour une exposition, étant normalement au Metropolitan Museum de New York. On y remarque Saint Jean, vêtu de bleu et d'un calme extatique, s'adressant avec bonté à des âmes dénudées tordues d'émotion. Là encore, il n'y a pas de paysage, et le maniérisme s'expose à un point rarement atteint précédemment, qui ne se retrouvera que bien plus tard dans la peinture...
3) Diego Velazquez (1599-1660), L'Infante Marie-Thérèse.
C'est sans doute l'un des peintres les mieux connus de l'Espagne au XVIIème siècle, mais il y en a hélas très peu au musée du Louvre. Celui-ci fait partie de la petite centaine de tableaux consacrés aux princesses de l'Europe entière, et malgré son manque d'originalité (surtout comparé à d'autres toiles de Velazquez), il y a au moins un point sur lequel il mérite d'être remarqué : il s'agit en fait de Marie-Thérèse, future reine de France et épouse de Louis XIV...
4) Bartolomé Murillo (1618-1682), La cuisine des Anges.
5) Bartolomé Murillo (1618-1682), La Naissance de la Vierge.
Contrairement au tableau précédent, Murillo, à une année de sa propre mort, se livre ici à un effort remarquable, digne du baroque, se consacrant pour l'une des rares fois à la naissance de la Vierge Marie. Celle-ci se trouve en plein centre du tableau, servie par deux servantes et d'autres anges, tandis que sa mère Anne se repose tranquillement à gauche de toute cette scène. Il s'éloigne donc du style caravagesque du précédent tableau, et bascule dans une forme de baroque très touchante, où la composition vaporeuse est balayée ça et là par de jolis traits rouges...
6) Bartolomé Murillo (1618-1682), Le Jeune Mendiant.
7) William Turner (1775-1851), Paysage avec une rivière et une baie dans le lointain.
Enfin, il est temps de passer à l'Angleterre, avec ce peintre de nos jours parmi les plus célèbres de ce pays, dont malheureusement le Louvre détient fort peu de toiles, en plus assez peu représentatives du génie particulièrement poussé de cet homme aux limites de l'impressionnisme. Mais je me rattraperai plus tard, promis...
8) John Constable (1776-1837), La baie de Weymouth à l'approche de l'orage.
9 et 10) William Turner (1775-1851).
Ceci ne m'empêche donc pas de terminer avec mon peintre préféré, qui comme chacun le sait, n'est autre que le fameux Turner. Je commence avec une toile assez impressionnante qu'il a peinte en 1842, Tempête de neige en mer, très étonnante pour l'époque :
Pour poursuivre et finir avec Le château de Norham, une toile encore plus fascinante, digne des plus grands impressionnistes, voire de la peinture japonaise, encore très peu connue à l'époque :
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