Une grande nouveauté, sauriez-vous pourquoi ? Et bien tout simplement parce que depuis 2006 où ce site existe, c'est la toute première fois que je me suis fait today une vaste randonnée de près de trois heures dans le XVIIIème, quartier dont je n'avais pour l'instant encore jamais parlé ici ! Alors certes, j'ai pour une fois pris le bus N°31, direct depuis chez moi jusqu'à la place Jules Joffrin, mais j'en suis finalement descendu bien plus tôt que prévu, tellement ce bus était bourré de monde, et la circulation complètement léthargique... Dans ces cas-ci, autant marcher à pied, c'est bien connu, d'autant que je suis ainsi arrivé plus rapidement à mon point de départ, autrement dit la plutôt jolie église Notre-Dame de Clignancourt :
Sympathique, n'est-ce pas ? Surtout juste en face de ce fameux bistro intitulé Le Nord-Sud :
Avec hélas la sinistre présence d'une autre société guère drôle à voir, bien sûr, celle des Pompes Funèbres :
Cette église relativement récente (1859) fut en réalité construite pour une raison assez étrange, autrement dit histoire de rendre service à tous les fainéants de ce quartier, qui détestaient monter chaque dimanche jusqu'à la fameuse église Saint-Pierre de Montmartre, juste à côté de la célèbre Basilique du Sacré-Cœur :
Et voilà, c'était la dernière vue extérieure de cette église (de près de 100m de long, mine de rien !), juste avant d'en découvrir l'intérieur, avec pas mal de jolies choses :
Phénomène également rarissime, la présence d'un orgue de chœur, ce qui est toujours très agréable :
Ainsi que cette très grande chapelle encore située derrière l'autel, phénomène très courant en Italie, mais plutôt rare chez nous, d'autant que la fresque du plafond ressemble très étrangement à celle de la sublime Sainte-Chapelle :
Magnifique, n'est-ce pas ?
Attention, deux photos désormais nullissimes, malgré mon fameux NIKON ! Celle des véritables grandes orgues, d'une part, et celle de l'ensemble de l'église d'autre part :
En revanche, j'ai beaucoup aimé cet ultime point de vue sur la Vierge et le Christ avant la sortie, avec des fresques datant probablement du XIXème siècle, sinon du XXème (mais très éloquentes, quelque part, et faisant très certainement allusion à une récente guerre) :
Et voilà : petite demi-heure passée agréablement à l'intérieur de cette vaste église, juste avant de (re)découvrir à l'extérieur la mairie du XVIIIème :
Une mairie bien sûr dans le même style que toutesles mairies de Paris, plutôt jolies, même si très classiques... Sauf la mienne, la mairie du XVIIème, la seule et unique à avoir été entièrement reconstruite dans un style moderne totalement nul ! Bon, je stoppe ici cet article, provisoirement... Mais attendez-vous très bientôt à cinq autres, concernant notamment la rue du Mont Cenis, la rue Saint Vincent, la Basilique du Sacré-Cœur, la rue Norvins, et pour finir ma journée de ce mardi, le cimetière de Montmartre (avec la mystique tombe d'Hector Berlioz, que je n'avais jamais vue ni touchée de toute ma vie) !
Et voilà, au bout du compte le sommet ! Enfin bon, quand je dis sommet, autant que je ne dise rien - vu que cette haute montagne frise l'altitude hallucinante de 130,53 mètres, snif... C'est là que parfois, je me dis : "Quel dommage que je ne sois pas né italien à Milano, ou encore allemand à München, deux grandes villes tout aussi magnifiques que Paris, et où l'on trouve en prime de sublimes montagnes de plus de 3000m, en moins d'une demi-heure de train" ! Unique compensation... Le fait que grâce au fameux château d'eau et la très (trop ?) célèbre Basilique du Sacré-Cœur, haute de 83m, l'on puisse ainsi parvenir à 213,53m, si jamais il est possible de monter au sommet :
Très curieusement, cette église - très loin d'être la plus belle de tout Paris- est la seconde la plus visitée de toutes, juste après Notre-Dame, de sorte que la bien connue place du Tertre située juste devant est toujours en permanence bourrée de monde, avec bien sûr une cinquantaine de magasins qui ne vendent que de "grosses conneries pour touristes", bien sûr :
Quoi qu'il en soit, régalons-nous :
Même si quelque part, cette église s'avère vraiment digne de ce qu'il est convenu d'appeler le style kitsch, autrement dit une sorte d'union artificielle entre les styles grecset byzantins, très présente sur cette Basilique beaucoup plus récente que l'immense Notre-Dame (1163-1345), puisque seulement terminée au tout début de la Première Guerre Mondiale, en 1914 :
Petite vue sur la tour Nord :
Et petite vue sur les fameuses gargouilles, sûrement très inspirées de Viollet-le-Duc :
Petite porte latérale de la face Ouest :
Juste en face de cette autre église, Saint-Pierre de Montmartre, bien plus impressionnante - étant donné que bâtie en 1147, avant Notre-Dame) :
Enfin bon... Je me décide tout de même à entrer, sous la bénédiction de Saint Louis et de Jeanne d'Arc :
D'autant que la porte principale, entièrement en bronze, est presque aussi sublime que celle du Duomo di Milano, que j'adore :
Avec ce phénomène très fréquent en Italie, mais plutôt assez rare en France : le fait que toutes les entrées soient contrôlées, afin d'interdire les appareils photos, de sorte qu'en gros, tout le monde se sert de son téléphone portable aux mêmes fins... Ce qui est certes très pratique, mais hélas de bien moins bonne qualité que mon fameux NIKON, meilleure preuve avec mon unique prise de vue similaire du chœur byzantin : amusante sortie, avec comme d'habitude 712000 touristes (alors qu'il n'y a pratiquement jamais personne face Nord) :
Mais tout de même un sublime panorama, où comme d'habitude il n'est pas toujours forcément facile de tout identifier... Disons que là, les plus évidents de gauche à droite sont, dans l'ordre, Notre-Dame, Saint-Eustache, Le Panthéon & Les Invalides :
Plus, bien sûr, l'immonde tour Montparnasse, qui défigure hélas tout Paris :
Plus une autre dont je me souviens vaguement :
Ah mais oui, bien sûr, c'est la tour Eiffel !
Une ultime question que j'ai lue par terre, du genre de celles que Sheily adore :
Et du coup une ultime réponse de ma part à cette fameuse question : j'aime bien rester à regarder le ciel et les montagnes, tout simplement parce que je suis trois fois signe d'air, que je déteste l'eau, les piscines & la mer, et en prime particulièrement les sous-sols... Rendez-vous donc très bientôt pour ma descente de la Butte, notamment rue Norvins et Avenue Junot !
Toujours à la suite du fameux mardi 12/04 ! Sauf que cette fois-ci, me voici enfin rendu à une rue digne de mon prénom, sans même parler de celui de mon grand-père maternel, Victor, dont le sens est exactement le même ("Vincere" ou "Victore" étant deux verbes latins signifiant "la victoire") ! Sans même parler du fait qu'au très exact croisement avec la fameuse rue du Mont-Cenis dont j'ai très récemment parlé, l'on découvre d'un seul coup cette plaque très commémorative :
Alors bon, Hector Berlioz (1803-1869) n'est pas l'un de mes compositeurs préférés... N'empêche que né à cette date, ce fut quasiment le tout premier compositeur romantique, ce qui est d'autant plus respectable qu'en France, nous fûmes le seul pays d'Europe à déclencher une aussi hallucinante révolution, et du même coup, sans aucune transition durant près de cent ans entre la musique baroque et ce célèbre compositeur romantique ! Quoi qu'il en soit, cette rue plutôt très courte est absolument magnifique, et vu que située face Nord, quasiment fréquentée par aucun touriste :
Ce qui m'a beaucoup plu, lors de ce fameux mardi... Et en plus, d'avoir d'un seul coup l'impression de me trouver en pleine campagne, ce qui est vraiment génial, n'est-ce pas ?
Des maisons gavées de vignes du sol au plafond, certes, mais il n'y a pas que cela... L'ultime vignoble subsistant à Paris (alors qu'il y en eut autrefois des tonnes dans le XVIème) est justement celui-ci, fabriquant et vendant chaque année de très mauvais (et très chers) vins blancs, mais toujours admirable à voir :
Autre endroit très respectable : bien évidemment le très célèbre cabaret Au Lapin Agile, que certainement Erik Satie devait énormément fréquenter, vu qu'il était d'une part très alcoolique, et que sa maison se trouvait en prime à deux doigts :
Magnifique, n'est-ce pas ? L'on a beau être à Paris, tout juste si l'on ne se trouve pas d'un seul coup en vacances !
Bon, petite descente de ma très fameuse rue Saint Vincent, qu'évidemment j'adore :
Et bien sûr, obligatoire remontée, de nouveau jusqu'à l'appartement d'Hector Berlioz, mais cette fois-ci en croisant l'espèce de petite locomotive des touristes particulièrement fainéants :
Avec, au passage, ce magnifique tag que la responsable de Paris sur les Murs va sûrement adorer, n'est-ce pas ? Une ultra belle fille, avec de très beaux cheveux, un joli visage, une superbe veste, et un jean parfait (j'adore ça, de mon côté... Très étrange que l'auteur n'ait même pas daigné signer) :
Alors voilà, ultime vue au sommet absolu de la rue du Mont-Cenis, peut-être donnant un petit aperçu sur Saint-Denis (je n'en suis absolument pas sûr, mais bon, Sheily qui habite là-bas va très sûrement me donner la bonne solution) :
Et pour finir, juste avant de me rendre jusqu'à la très connue place du Tertre, je me suis également tapé toute la rue Cortot :
En fait, je cherchais pour de vrai la maison de l'un de mes compositeurs favoris d'autrefois, Erik Satie, au sujet duquel j'ai d'ailleurs publié mon tout premier livre, et dont j'ai finalement réussi à trouver la maison...
Enfin bon, je dis maison, là, mais en réalité, Erik Satie était tellement fauché qu'il logeait dans une minuscule pièce de 6 m2, pour finir par déménager peu de temps après dans la banlieue d'Arcueil-Cachan, village à l'époque tellement pauvre et industriel que ceci devait être encore très abordable pour lui !
Géantissime, n'est-ce pas ? D'autant que ce grand amateur de vin se trouvait à deux doigts du château d'eau - qu'il ne devait pas utiliser très souvent, à vrai dire :
Vous voulez que je vous dise ? Evidemment, tout le monde le connait grâce à ses Gnossiennes, voire encore plus à cause de sa célèbre première Gymnopédie :
Mais c'est oublier un peu vite ses 21 courtes pièces mythiques, Sports et Divertissements, que j'aimais énormément à l'époque, et dont cette vidéo nous livre volontiers son graphisme très particulier :
Attention : cette randonnée de trois heures du mardi 12/04 n'est pas terminée... Adoncques, attendez-vous à trois nouveaux articles à venir très prochainement !