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  • samedi, mai 02, 2026

    AU MOIS DE MAI...

    FAIS CE QU'IL TE PLAIT... MAIS TOUJOURS PAS DE COMMENTAIRE ? JE ME DEMANDE BIEN POURQUOI...
    Vous avez du temps, et vous cherchez alors dans L'INDEX CI-APRÈS le quartier qui vous intéresse le plus... Mais n'oubliez pas de vous y manifester, s'il vous plaît !

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    vendredi, mai 01, 2026

    LE LOUVRE : ITALIE

    Bonne nouvelle : le Louvre étant maintenant réouvert depuis le 20 mai, j'en profite toujours pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    1) Uccello (1397-1475), La Bataille de San Romano.

    Uccello est sans conteste l'un des peintres les plus anciens du Louvre, mais ceci ne l'empêche pas d'être très original dans sa représentation des batailles, dont cette toile (La Contre-Attaque décisive de Micheletto Attendolo) est l'une des trois sur le même scénario. On a souvent cité une mêlée chaotique de cavaliers, de lances et de chevaux, mais on parle moins de la disparition totale du paysage, et surtout, de la mise au premier plan de Micheletto Attendolo...

    2) Andrea Mantegna (1431-1506), La Crucifixion.

    Nous disposons également de cette toile de Mantegna, basée en apparence sous une forme traditionnelle, mais en réalité bien plus complexe. Déjà, il utilise très intelligemment l'effet de perspective, mais l'on y trouve également de nombreuses allusions aux évangiles, allant de la répartition entre le mal (à gauche) et le bien (à droite), ce qu'il semble tirer des peintres flamands...

    3) Andrea Mantegna (1431-1506), Saint Sébastien.

    Une autre toile de Mantegna est conservée au Louvre, représentant Saint Sébastien. Certes, les deux bourreaux qui apparaissent au premier plan en habits contemporains semblent proches du spectateur ; mais l'originalité de ce tableau consiste surtout en sa représentation de la ville au second plan, qui comprend une ferme, une rocca, et un château, comme c'était le cas à une période plus antique...

    4) Leonardo Da Vinci (1452-1519), La Vierge aux rochers.

    Nous voici enfin face aux plus grands tableaux du Louvre, ceux de Leonardo Da Vinci, à commencer par le plus ancien d'entre eux (1483-1486), qui semble raconter la rencontre entre Marie, Jésus, et Saint Jean le Baptiste, lors du massacre des Innocents. C'est une toile sur laquelle il y a tant à dire, notamment grâce au sfumato des couleurs et sa composition absolument hallucinante, que je préfère vous recommander directement le lien sur Wikipédia, la Vierge aux rochers, où vous trouverez tout ce dont il est question...

    5) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau.

    Il en va de même avec celui-ci (1503-1519), qui selon les hypothèses, pourrait avoir été soit commandé soit par Louis XII, soit directement par François 1er. Bien qu'il s'agisse du tableau le plus récent de Leonardo Da Vinci, je vous invite encore une fois à consulter le lien direct, tant il y a à dire sur cette œuvre : Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau...

    6) Leonardo Da Vinci (1452-1519), Monna Lisa, la Joconde.

    Pour cette toile mythique, peut-être la plus célèbre du monde, inutile que je tente d'en dire plus que dans cet article que j'ai déjà publié : La Joconde

    7) Il Pontormo (1494-1556), La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et quatre saints.

    Bien que né un peu plus de 40 années après Leonardo Da Vinci, Il Pontormo exerce déjà d'une façon bien différente. Il faut dire que contrairement à son ancêtre, qui a connu non seulement Florence, Milan, mais aussi la France, il a passé presque toute son existence à Florence. Mais ceci ne l'empêche pas de réaliser certains tableaux très impressionnants, dont celui-ci, mesurant un peu plus de 2m et crée en 1528-1529, où la Vierge et l'enfant, accompagnés par sainte Anne et quatre autres saints, sont tous peints avec de brillants contrastes de couleurs...
    8) Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana.

    Nous en voici maintenant à ce grand maître de Venise, Véronèse, qui avec Le Tintoret et Titien constituait pour ainsi dire le triumvirat de l'île. Non seulement ce tableau est hallucinant par le nombre de personnages représentés (environ 130), mais aussi par sa taille (994cm sur 667cm), ce qui fait de lui l'un des plus impressionnants du monde. Alors que les mariés sont à gauche, le Christ se trouve en plein centre, se livrant à la transformation de l'eau en vin, et l'ensemble des personnages se montre très vénitien et à la pointe du modernisme. Petit détail, non sans importance : Véronèse s'y représente au premier plan en tant que joueur de viole à archet, Tintoret jouant quant à lui une petite viole soprano, tandis que Titien s'attaque au violone. Tout un monde, n'est-ce pas ? 

    9) Giovanni Tiepolo (1696-1770), Apollon et Daphné.

    Né également à Venise, mais cette fois-ci à l'aube du XVIII siècle, Giovanni Tiepolo reste, je ne sautais dire pourquoi, l'un de mes peintres italiens préférés. Il y a malheureusement très peu de toiles de lui exposées au Louvre, parmi lesquelles celles-ci est l'une des plus typiquement rococo de l'artiste. Apparemment très influencée par l'œuvre sculpturale de Le Bernin, elle représente le mythe d'Appolon, qui se trouve puni - via le dieu Eros - de son amour pour la nymphe Daphné, qui courra jusqu'à ce qu'elle se voit transformée en laurier... 

    10) Canaletto (1697-1768), Le Môle, vu du bassin de San Marco.

    L'on en finit avec ce peintre vénitien également fort célèbre, mais qui contrairement à Tiepolo, très doué pour l'expression de nombreuses personnes, s'est surtout consacré à la représentation de sa ville fétiche, en donnant de très nombreuses versions. Ce fut pour cela l'un des premiers à se consacrer à la chambre noire (camera obscura), relativement récente et une ancêtre de la photographie, grâce à laquelle il obtint sans problème ses très nombreuses vues de Venise...

    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", depuis que le musée du Louvre est réouvert, depuis le 20 mai 2021... En attendant la suite et fin de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

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    jeudi, avril 30, 2026

    LE LOUVRE : LA JOCONDE

    Et oui : après plus de trois mois fermé à cause du virus Covid-19, le Louvre vient enfin de réouvrir ses portes ce lundi 6 juillet 2020, ce qui reste pas mal pour les français proprement dit, puisque les étrangers vont être plutôt rares sur ce territoire...
    Alors certes, on pourrait toujours maintenir ces fameux records : 1) Il s'agit du plus grand musée du monde, juste avant celui de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg 2) Il compte le plus de visiteurs à l'échelle planétaire, assez loin devant tout le monde...
    Mais c'est oublier le plus important, à savoir son œuvre principale, qui est aussi l'une des plus vues dans le monde, La Joconde, de Léonard de Vinci, réalisé - selon les sources - entre 1503 et 1519 (l'année de sa mort) :
    Léonard de Vinci, né en Toscane en 1452, est venu habiter en France de 1516 jusqu'à sa mort, logé au château du Clos Lucé à Amboise, ceci grâce à la grande générosité de François Ier, qui l'accueillit avec ces mots : "Ici Léonard, tu seras libre de rêver, de penser et de travailler". Le peintre n'apportait avec lui que trois toiles, parmi lesquelles bien sûr La Joconde, mais aussi Saint Jean-Baptiste, et surtout La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne, juste à côté dans le musée du Louvre...
    En tous cas, c'est ainsi que cela se présente aujourd'hui, avec en troisième position La Vierge aux rochers, mais ceci n'était pas encore le cas en 1911, où La Joconde n'était pas vraiment placée de façon isolée derrière une vitre en verre, mais se trouvait au sein d'autres tableaux, comme le montre très bien - mais non, ce n'est pas une photographie ! - ce tableau de Louis Béroud, assez connu pour ses représentations du Louvre :
    C'est là qu'on démarre avec l'histoire fort connue du tableau : son fameux vol ! Ceci eut lieu effectivement en 1911, mais compte tenu des grandes difficultés de l'époque, on mit du temps à retrouver son véritable auteur, qui n'était ni Guillaume Apollinaire, ni même Pablo Picasso, comme on le crut un instant :
    Fort heureusement, le voleur original est retrouvé en 1913... Et il s'agit en fait d'un italien, Vincenzo Peruggia, travaillant au Louvre à Paris en mettant au point sous verre des œuvres importantes, d'où lui vint tout naturellement cette idée saugrenue - qui lui valu tout de même sept mois de prison en Italie, avant de se marier et de revenir définitivement en France :
    Vient ensuite le fameux passage des deux guerres mondiales : tout d'abord la première, où le tableau fut dirigé d'abord à Bordeaux, puis à Toulouse, avant de reprendre place dans la Grande Galerie du Louvre en 1914 ; ensuite, la seconde, bien plus grave, où La Joconde fit escale dans de nombreux endroits, dont le château de Chambord, et aussi celui d'Amboise, avant de reprendre sa place en 1945, déjà sous un verre de protection...
    Il faudra attendre 1963 pour que l'œuvre se décide enfin à voyager à l'étranger en toute sécurité, en l'occurrence aux Etats-Unis, à Washington, où elle fut accueillie par John Fitzgerald Kennedy et sa femme Jacqueline, - hélas très peu de temps avant l'assassinat de ce président le 22 novembre 1963 :
    La Joconde fera encore quelques voyages, notamment en juillet 1974 au Japon, puis à Moscou, mais ceci restera plutôt rare, et s'arrêtera bientôt définitivement, le tableau étant considéré comme trop fragile... C'est ce qui explique, du moins en partie, que sur les millions de visiteurs qui viennent au Louvre chaque année, environ la moitié ne se déplace que pour cette œuvre :
    Heureusement, la réouverture du musée du Louvre s'est faite sous un angle bien différent, et vous avez l'immense privilège de pouvoir vous retrouver quasiment seuls face à La Joconde, ce qui n'était - même il y a vingt ans ! - jusqu'alors possible qu'en regardant les deux autres toiles de Léonard da Vinci...
    Mais qui est en réalité La Joconde, ou, comme on l'appelle toujours en Italie, Monna Lisa ?  Et bien, il s'agit en fait de Lisa Maria Gherardini, née en 1479 (le prénom étant à l'origine du nom italien du tableau), qui se maria en 1495 avec le marchand de soie florentin Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo (ce dernier nom se trouvant dans le titre français), lequel demanda en 1503 à Léonard de Vinci de faire un portrait de son épouse. D'après d'autres hypothèses, qui n'émanent pas d'historiens de l'art, il pourrait même s'agir d'un souvenir de sa propre mère, mais évidemment, rien n'est prouvé à ce sujet :
    En tous cas, il s'agit sans conteste d'une œuvre magnifique, c'est clair... Ceci est dû principalement à l'usage du sfumato, dispositif quasiment inventé par Léonard de Vinci lui-même, "qui consiste en une manière de peindre extrêmement moelleuse, qui laisse une certaine incertitude sur la terminaison du contour et sur les détails des formes quand on regarde l'ouvrage", ce qui se voit particulièrement sur les yeux :
    Mais aussi beaucoup sur les lèvres, c'est assez évident :
    Il y a encore beaucoup de choses à apprendre sur La Joconde, mais je vous conseille à ce sujet d'aller faire un petit tour sur le site Wikipédia, qui vous prendra un certain temps, mais répondra sans le moindre doute à toutes vos nombreuses questions... Il y a même toute une partie de cet article au sujet des copies de La Joconde, dont j'ai surtout gardé deux relativement impressionnantes, en premier lieu celle du musée d'Epinal, due à un peintre italien du XVIIème siècle :
    En second lieu, celle du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, qui fut faite un peu plus tôt au XVIème siècle, par un peintre inconnu :
    Mais bien sûr, aucune de ces peintures ne vaut l'original conservé à Paris, c'est évident... Un dernier petit aperçu du site en question, le tableau de Cesare Maccari en 1863, qui est censé nous montrer Léonard de Vinci en train de peindre la jeune Lisa Maria Gherardini :
    Je vais maintenant faire un très petit tour du musée du Louvre, afin de vous montrer ses autres grandes merveilles, par ordre chronologique... Tout d'abord, ce superbe tableau de Paul Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana, réalisé en 1563, qui outre le fait qu'il est l'un des plus grands du monde (677 + 994 cm), se trouve juste à côté de La Joconde de Léonard de Vinci :
    Passons maintenant à ce tableau lui aussi fort connu, presque aussi grand (621 + 979 cm), et certes assez imposant, Le Sacre de Napoléon, dû ente 1805 et 1807 à Jacques-Louis David (1748-1825)... Ce peintre officiel de Napoléon Ier n'est plus aussi connu de nos jours, et bien que son résultat soit assez impressionnant, je dois avouer que ce tableau me laisse un petit peu froid, surtout comparé au précédent, ou encore à La Joconde :
    Dans une autre salle, nous arrivons à l'un des ces tableaux "romantiques" les plus réputés, Le Radeau de la Méduse, peint en 1819 par Théodore Géricault (1791-1824)... Là, il ne faut pas oublier que non seulement, l'évènement s'est véritablement produit, mais aussi que jamais son intensité n'a été rendue de la sorte par un peintre fort jeune (28 ans), qui hélas allait mourir bien vite lui-même, à l'âge de 32 ans :
    Enfin, pour finir, nous sommes face à ce tableau très célèbre d'Eugène Delacroix (1798-1863), La Liberté guidant le peuple (1830), non seulement parce qu'il servit au billet de 100 francs de 1979 à 1999, mais aussi parce qu'il marque très sérieusement l'avènement du romantisme, parallèlement avec Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault, avec lequel il était d'ailleurs fort ami...
    Il est courant aujourd'hui de décrire la poitrine apparente de la femme patriote, mais il est moins fréquent d'entendre parler de l'évènement décrit sur cette toile, qui n'est pas du tout la révolution française de 1789, mais bel et bien celui survenu le 27, 28 et 29 juillet 1830 contre Charles X, autrement dit "les Trois Glorieuses" :
    Certes, l'on pourrait encore aller beaucoup plus loin au Louvre, mais je préfère couper sec, en m'attardant seulement sur deux tableaux que j'aime énormément, et que vous connaissez très certainement :
    Il s'agit bien sûr de La Dentellière, réalisée en 1669 par Vermeer de Delft (1632-1675)... Et aussi du célèbre L'Astronome du même auteur, bien plus tardivement (1668) :
    Ce sont les deux seuls tableaux de ce surprenant artiste que l'on peut admirer au Louvre, soit beaucoup moins qu'au Rijksmuseum d'Amsterdam, où j'ai eu la chance d'aller une fois dans ma vie... Je pourrais aussi parler du film sur le même thème La Jeune Fille à la perle de Peter Webber (2003), mais je préfère prendre mon temps, bien que cet Opus soit porté d'un bout à l'autre par l'excellente actrice Scarlett Johansson !
    Je préfère de très loin vous donner envie d'accomplir enfin la visite de Louvre, sachant que celui-ci - réouvert depuis le lundi 6 juillet 2020 - est bien plus agréable à visiter en ce moment, non seulement grâce à son ralentissement dû au virus Covid-19, mais aussi en raison de tous les touristes en moins pour cette même raison, ce qui vous donnera un accès bien plus facile à La Joconde !
    Suis-je bien conscient de ce dont je parle ? Bien sûr que oui, vu que logeant à Paris, j'ai du m'y rendre trois ou quatre fois en vingt ans - ce qui est assez peu, finalement... Mais compte tenu des modifications actuellement effectuées, il serait VRAIMENT très dommage de ne pas y aller, surtout si vous habitez Paris, ou même sa région !

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    lundi, avril 20, 2026

    LE LOUVRE : ANGLETERRE ET ESPAGNE

    Le Louvre ayant été hélas fermé pour un bout de temps, j'en profite pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique...

    1) El Greco (1541-1614), Le Christ en croix adoré par deux donateurs.

    Très curieusement, je commence cet article par un peintre, dont le surnom El Greco montre bien qu'il est né dans ce pays, et a attendu 1577 pour se rendre à Tolède en Espagne, où il est resté jusqu'à sa mort. Comme on le dit souvent, El Greco fut un maniériste typique, qui ne représente pas le bas de la croix, met à la place de la Vierge et de Saint Jean deux des commanditaires du tableau, et renonce du même coup à tout paysage, mettant au cœur de la toile le corps du Christ lui-même...

    2) El Greco (1541-1614), L'Ouverture du cinquième sceau.

    Toujours du même artiste, cette fois-ci à la fin de sa vie, nous pouvons aussi voir cette toile assez stupéfiante - qui ne passe d'ailleurs au Louvre que pour une exposition, étant normalement au Metropolitan Museum de New York. On y remarque Saint Jean, vêtu de bleu et d'un calme extatique, s'adressant avec bonté à des âmes dénudées tordues d'émotion. Là encore, il n'y a pas de paysage, et le maniérisme s'expose à un point rarement atteint précédemment, qui ne se retrouvera que bien plus tard dans la peinture...

    3) Diego Velazquez (1599-1660), L'Infante Marie-Thérèse.

    C'est sans doute l'un des peintres les mieux connus de l'Espagne au XVIIème siècle, mais il y en a hélas très peu au musée du Louvre. Celui-ci fait partie de la petite centaine de tableaux consacrés aux princesses de l'Europe entière, et malgré son manque d'originalité (surtout comparé à d'autres toiles de Velazquez), il y a au moins un point sur lequel il mérite d'être remarqué : il s'agit en fait de Marie-Thérèse, future reine de France et épouse de Louis XIV...

    4) Bartolomé Murillo (1618-1682), La cuisine des Anges.

    Voici enfin notre dernier peintre d'Espagne au siècle d'Or, Murillo, qui peignit cette toile à peine âgé de trente ans. On y voit encore l'influence de la peinture italienne, notamment Caravage, mais on remarque déjà sa vision très particulière de l'extase d'un moine, dans une simple cuisine où des anges manipulent des ustensiles... 

    5) Bartolomé Murillo (1618-1682), La Naissance de la Vierge.

    Contrairement au tableau précédent, Murillo, à une année de sa propre mort, se livre ici à un effort remarquable, digne du baroque, se consacrant pour l'une des rares fois à la naissance de la Vierge Marie. Celle-ci se trouve en plein centre du tableau, servie par deux servantes et d'autres anges, tandis que sa mère Anne se repose tranquillement à gauche de toute cette scène. Il s'éloigne donc du style caravagesque du précédent tableau, et bascule dans une forme de baroque très touchante, où la composition vaporeuse est balayée ça et là par de jolis traits rouges... 

    6) Bartolomé Murillo (1618-1682), Le Jeune Mendiant.

    Je termine avec ce tableau du même peintre, réalisé autour de 1650, soit environ la trentaine, et qui doit sa célébrité au fait non seulement qu'il soit consacré à un pauvre enfant (comme c'était souvent le cas à Séville durant le siècle d'Or), mais qu'en outre, Murillo suit ici complètement Caravage dans son clair-obscur très habile, dans sa façon de représenter les pieds sales, tout en laissant l'enfant dans une forme de dignité très touchante. C'est très impressionnant, et pour moi, cette toile est l'une des plus belles concernant la section espagnole de ce musée...

    7) William Turner (1775-1851), Paysage avec une rivière et une baie dans le lointain.

    Enfin, il est temps de passer à l'Angleterre, avec ce peintre de nos jours parmi les plus célèbres de ce pays, dont malheureusement le Louvre détient fort peu de toiles, en plus assez peu représentatives du génie particulièrement poussé de cet homme aux limites de l'impressionnisme. Mais je me rattraperai plus tard, promis...

    8) John Constable (1776-1837), La baie de Weymouth à l'approche de l'orage.

    Pour l'heure, je reste encore une dernière fois en Angleterre avec cet autre peintre du musée du Louvre, représenté par ce tableau peint vers 1819. Certes, c'est en partie très beau, et relativement impressionnant ; mais c'est néanmoins assez éloigné de Turner, qui par son coup de pinceau trace une voie relativement magique pour explorer le continent avec toute sa splendeur...

    9 et 10) William Turner (1775-1851).

    Ceci ne m'empêche donc pas de terminer avec mon peintre préféré, qui comme chacun le sait, n'est autre que le fameux Turner. Je commence avec une toile assez impressionnante qu'il a peinte en 1842, Tempête de neige en mer, très étonnante pour l'époque :

    Pour poursuivre et finir avec Le château de Norham, une toile encore plus fascinante, digne des plus grands impressionnistes, voire de la peinture japonaise, encore très peu connue à l'époque :

    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", quand le musée du Louvre sera réouvert, à la suite de cette très inattendue fermeture due au Covid-19... En attendant la suite de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille certains de ses meilleurs tableaux !

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    vendredi, avril 10, 2026

    LE LOUVRE : ALLEMAGNE ET PAYS-BAS

    Le Louvre ayant été hélas fermé pour un petit bout de temps, j'en ai profité pour faire un tour via leur propre site internet envers différentes collections, que j'ai choisi pour ma part de lier aux pays concernés, et bien sûr à la grande qualité des œuvres d'art, classées évidemment par ordre chronologique... 
    1) Jérôme Bosch (1450-1516), La Nef des fous.
    Un peintre hollandais mystérieux, dont l'un des très rares tableaux conservé au Louvre évoque sans concession La Nef des Fous, autrement dit, un bateau de moines alcooliques et ivrognes, avec la seule femme qui tente de réprimer tout cela, sans grand succès, dirait-on...
    2) Quentin Metsys (1465-1530), Le Prêteur et sa femme.
    Moins célèbre que le précédent, Quentin Metsys connu néanmoins un grand succès, surtout à Anvers, ville où il mourra au XVIème siècle. Cette toile est particulièrement représentative des problèmes de l'époque, où l'on voit se côtoyer et s'opposer l'homme et la femme, le christ et le commerce, le tout représenté par la balance du jugement dernier, et cette époustouflante fenêtre au premier plan, reflétant un homme seul face à la cité...
    3) Albrecht Dürer (1471-1528), Portait de l'artiste tenant un chardon.
    Notre premier peintre allemand (né à Nuremberg), seulement âgé de 22 ans, et qui fit là l'un des premiers autoportrait de l'histoire. Ce tableau est assez raffiné, ne serait-ce que par le costume utilisé, et beaucoup d'historiens pensent qu'il s'agit d'une œuvre créée pour sa future femme Agnès Frey, qu'il allait épouser en 1494. Ce qu'on ne sait pas vraiment, c'est si le chardon tenu à sa main droite est une allusion à la fidélité supposée de l'homme (le mot "mannstreu"), ou au contraire une représentation de la Passion du Christ, autrement dit, de la couronne d'épines... 
    4) Pieter Bruegel (1525-1569), Les Mendiants.
    De nouveau un peintre flamand, certes fort connu, mais dont le musée du Louvre ne présente que cette toile unique, toute petite de surcroît. Peinte à Bruxelles, cette pièce ne comporte à son dos qu'un mot purement flamand : "Courage, estropiés, salut, que vos affaires s'améliorent". Pour le reste, il y en a plusieurs interprétations, mais toutes restent de pures hypothèses... 
    5) Jan Bruegel (1568-1625), La bataille d'Issus.
    Fils du précédent, ce peintre fut également l'un des plus doués de sa génération, et l'extraordinaire virtuosité de son pinceau lui valu même le titre de "Bruegel de Velours". Cette bataille, située ici à Issus, représente la victoire d'Alexandre le Grand sur Darius, et permet à Bruegel de dévoiler ici tout son savoir-faire, qu'il s'agisse d'habiles couches d'éclairage, ou du jeu subtil d'une palette alternant des couleurs vives...
    6) Petrus Rubens (1577-1640), L'Apothéose de Henri IV.
    Presque un siècle plus tard, en 1610, le célèbre peintre hollandais fut, avec cette toile qui fait partie du cycle de 24 ornant le Palais du Luxembourg, le moment clé de l'accession au pouvoir de Marie de Médicis. Ce tableau s'axe sur deux plans fondamentaux : à gauche, "Le Roy ravi au ciel", juste après son assassinat par Ravaillac, et à droite, "La Régence de la Reyne". Il est relativement complexe, faisant tout à la fois appel à la prestation des rouges, et à un langage et une représentation que l'on peut, sans hésitation, déjà qualifier de baroques...
    7) Petrus Rubens (1577-1640), Noce de village.
    Encore le même peintre, mais quasiment vers la fin de sa propre vie, autour de 1635-1638. Il se montre cette fois-ci de façon beaucoup plus calme, en plein dans la tradition flamande d'une représentation de la fête du village, quasiment inventée par Pieter Bruegel. Même si reste toujours au premier plan un groin de cochon, symbole de gourmandise, l'essentiel se déroule malgré tout dans un bouillonnement de vie étourdissant, très contrasté, lumineux, et serein... 
    8) Rembrandt (1606-1669), Bethsabée au bain tenant la lettre de David.
    De très loin, le peintre hollandais le plus connu du siècle suivant, notamment à partir du milieu de sa vie, où il s'exerçait de plus en plus sur la richesse chromatique. Ceci est particulièrement visible sur cette toile assez étonnante, où Bethsabée (peinte d'après un modèle réel) lit la lettre envoyée par le roi David à peine sortie de son bain, sans toutefois qu'on voit ce dernier, ni même son actuel mari, le général Urie. C'est tout à fait remarquable, ne serait-ce que par cette atmosphère très triste, où l'on est forcément tenté de se mettre à sa place...
    9) Rembrandt (1606-1669), Le Christ se révélant aux pèlerins d'Emmaüs.
    Il y a d'ailleurs un certain nombre de toiles de ce dernier peintre au Louvre, mais je choisis de vous montrer celle-ci, qui représente le Christ ressuscité (selon Saint Luc) en train de faire un repas avec trois de ses disciples d'Emmaüs, et où, parallèlement, il rompt le pain, faisant que les pèlerins l'identifient instantanément. Le rôle de la lumière est absolument extraordinaire, qu'il s'agisse de son visage, de la table, ou encore des disciples en question, et on peut nettement l'admirer dans bien des toiles similaires, qu'il peignit jusqu'à la fin de sa vie... 
    10) Pieter de Hooch (1629-1684), La Buveuse.
    Un peintre beaucoup moins connu que le précédent (et le suivant), Pieter de Hooch, mais ce n'est sans doute pas totalement sa faute, vu qu'il peignait dans sa jeunesse des toiles très différentes de celle-ci, jusqu'à ce qu'il s'installe à Delft en 1650. Là, il étendit considérablement sa gamme de couleur, et se concentra de plus en plus sur de rares figures dans les intérieurs, tout comme le désormais très célèbre peintre Johannes Vermeer. Petit détail, mais qui a son importance : on a parlé à ce sujet de la fameuse "Ecole de Delft", mais celle-ci n'a jamais existé, concentrant juste quelques personnes fort douées dans cette ville, alors très prospère et centre artistique remarquable...
    11) Johannes Vermeer (1632-1675), La Dentellière.
    Je termine enfin avec ce très grand peintre, qui bien que travaillant assez régulièrement pour les gens les plus riches de Delft, fut malheureusement oublié jusqu'au XIXème siècle, où il revint cette fois avec toutes ses énormes qualités. Nous ne possédons que deux toiles au Louvre, mais celle-ci fait partie des plus connues, et reflète, malgré sa très petite taille (21cm sur 24cm), son habitude de peindre des femmes seules, livrées à leur activité, le tout dans des couleurs splendides et très raffinées, exposées au strict minimum pour prendre de l'ampleur...
    12) Johannes Vermeer (1632-1675), L'Astronome.
    Pour finir, voici cette seconde toile du Louvre, consacrée pour une fois à un homme représenté seul, ce qui n'est arrivé que deux fois dans la vie de Vermeer, avec le fameux Géographe (conservé à Frankfurt am Main). Pour les mêmes raisons de couleur et de lumière, elle est tout aussi remarquable que la toile précédente, La Dentellière ; mais elle y introduit également d'autres éléments, non seulement le tableau présent au mur (Moïse sauvé des eaux de Peter Lely), mais aussi tous les objets liés de près ou de loin avec l'astronomie, qu'il s'agisse du globe céleste, d'un manuel très sérieux, ou encore d'un compas et d'un astrolabe ancien. Quand à parler des deux couleurs principalement utilisées, le bleu et le jaune, je ne vous dis pas à quel point je trouve cela sublime, tant il est difficile de réussir un tel alliage...
    Voilà, il est temps d'arrêter toutes ces descriptions, en espérant que celles-ci vous aurons donnée envie de les voir "pour de vrai", quand le musée du Louvre sera réouvert, à la suite de cette très inattendue fermeture due au Covid-19... En attendant la suite de mon petit site, je ne peux vous dire qu'une chose : laissez un commentaire, cela me fera énormément plaisir, après le temps qu'il m'a fallu pour réaliser cet article - en grande partie grâce au propre site du Louvre, qui détaille méticuleusement certains de ses meilleurs tableaux !

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