BISTRO 74
New restaurant, 74, rue de Tocqueville (75017)... Alors certes, ce restaurant ayant remplacé très récemment (il y a deux semaines, tout au plus) une très banale Pizzeria qui fut en cet endroit plus d'une dizaine d'années, peut-être qu'il ne vous accrochera pas forcément du premier coup de son extérieur plutôt classique :

Mais possible qu'il vous attirera déjà plus en passant devant à l'heure du déjeuner et en découvrant sa carte à un prix dérisoire (vu les immenses dons du chef Adrien Naroz, dont je vous parlerai plus loin) :

Et peut-être encore plus dès la nuit, avec ce très original décor mis en valeur par la lumière nocturne, vraiment intimiste :

Uniquement basé sur une seule très jolie couleur, fuchsia, serait-on tenté de dire, mais en réalité, plutôt violet sombre (le côté très rose étant surtout dû au flash de mon Nikon), qui s'exprime très bien sur le fond du noir et blanc :

Personnellement, je connais quelques amis ou voisins assez allergiques à ce style quelque peu "branché", mais pour ma part, je l'aime beaucoup (normal, puisque je possède déjà quelques sublimes Reebok Freestyle 100% compatibles avec ces couleurs, lol !) :

Bref, chacun ses goûts, en résumé ! Toujours est-il que de mon côté, j'ai dès le début tout apprécié, à commencer par les lustres :

La vaisselle, et le grand confort des fauteuils :

Sans parler de l'aspect très agréable et très intimiste des espaces du premier étage :

Où il est toujours à l'occasion possible d'organiser un dîner privé, un anniversaire, une petite fête, etc...

Au total, soixante-deux places... Sympathique, n'est-ce pas ?

Bon. Passons maintenant au sérieux, avec d'emblée de très bonnes bouteilles à boire, fort bien conservées dans une cave à 16° :

Parmi lesquelles, entre autres nombreux exemples : Graves, Château Peyragué 2006 (18€, mais déja excellent !), Médoc, Château La Branne 2004 (23€), Crozes Hermitage 2006 (38€), et ainsi de suite suivant les budgets, quitte à finir par exemple avec le très réputé Volnay 1er cru Clos de la Barre 1999 (85€)... En résumé, une bonne quarantaine de fameux vins à choisir selon ses goûts (et selon ses moyens, bien sûr) ! Débute ensuite le sublimissime repas (je n'ai pas d'autres mots, vu que c'est vraiment le genre de cuisine française très sophistiquée et ultra-raffinée que j'adore, bien plus que la soi-disant cuisine "traditionnelle", généralement basique, très lourde, et sans la moindre créativité), tout d'abord avec une petite entrée offerte : 
À commencer par mes propres choix de ce soir (suite à une journée de concours et de répétitions plutôt assez chargée, donc j'avais mille excuses, lol !)... Tout d'abord, la très excellente Mousse d'avocats revisitée, douceur de gambas :

La très excellente Dorade Royale saisie à la planche, fondue de poireaux (délicieuse !) :

Histoire de finir avec le très excellent Moelleux au chocolat, amertume d'agrume (à tomber par terre, y compris aux niveau des fruits associés, groseilles et abricots extrêmement frais, et donc très bien choisis !) :

Bref, c'était génial ! Tout comme la semaine dernière, où j'ai invité mon couple d'amis des Hautes Alpes, qui s'étaient pour leur part tenté le Magret de canard aux figues rôties et sa chutney, apparemment tout aussi délicieux : 
En résumé, choix entre six entrées (comme par exemple Foie gras de canard, marmelade de betterave, jus à la cannelle, ou Saumon mariné façon 74, émulsion exotique à la coco), sept plats (dont Côte de veau rotie, purée sauvage, poêlée de champignons des bois, et le très génial Gambas déshabillées, piquées de citronelle, risotto crémeux aux asperges, que j'ai découvert la semaine dernière), ainsi que six desserts tout aussi exceptionnels (sans parler de la qualité du café, digne de l'Italie) !
Que dire de plus, en ce premier jour de l'article ? Et bien primo, que le tarif de la soirée, vu le niveau de la cuisine, reste tout à fait raisonnable (35€ pour les trois plats, et seulement 28€ pour deux) ; secundo, que non seulement la grande maîtrise du très jeune chef Adrien Naroz, ayant entre autres étudié chez le fameux Maxim's, s'avère d'une perfection absolue, mais qu'en prime, l'accueil de son frère Pascal Naroz (sans parler de la très jolie serveuse russe Olga) se révèle très agréable, extrêmement sympathique et charmant... Sachez bien que je ne parle que très rarement de restaurants sur ce Blog pricipalement consacré à l'architecture (je ne l'ai d'ailleurs fait qu'une seule fois pour l'instant, au sujet du sublime restaurant turc Seç - dans un tout autre genre, certes, mais également excellent), alors j'espère avoir convaincu tout le monde par mon enthousiasme... Allez-y, vous ne serez sûrement pas déçu(e)s !!! P.S : Peut-être que dans les jours à venir, je vais essayer de vous scanner la totalité du menu, ainsi que la carte des vins, avec un autre lien... Patience ! Libellés : Arts décoratifs, Beaux-Arts, Insolite, Paris, Restaurants, XVIIème
LA NUIT BLANCHE...
Avant toute chose (jusqu'à la Toussaint) : 2) Et même sans ceci, faites-vous plaisir avec mes vingt articles très illustrés consacrés à la montagne (bon, certes, sans aucun rapport avec Paris !), à lire ici... En attendant, vous trouvez que c'est très bien, la "nuit blanche" de Paris, en théorie le 3 octobre ? 
Oui, bon, certes, c'est très beau, rien à dire :

Mais bon... Ce qui m'énerve vraiment bien dans cette histoire (vu que des "nuits blanches", je m'en suis tout de même tapé un sacré paquet dans ma vie, lol !), c'est cette façon de présenter d'une manière purement anecdotique des actes pas forcément aussi rares, et en prime avec une seule journée dans l'année, autrement dit avec la morale que je suppose : "Le reste du temps, dormez bien à des heures normales, histoire d'aller bosser dès le matin, comme tout le monde" !

Alors bon, d'accord, c'est très joli ! Mais dans mon esprit, ceci me rappelle toujours cette fameuse journée détestable, la bien connue Journée de la Femme... Et pourquoi dis-je détestable ? Tout simplement parce que ceci a lieu uniquement le huit mars de chaque année, ce qui, d'une façon cachée, veut dire en gros : "bon, ben nous autres, nous sommes tout de même de vrais mâles, donc du coup, c'est cool, il nous reste tout de même 364 jours à se taper tranquilles" ! Vraiment, ceci m'échappe totalement, ce point de vue... Il faut dire aussi qu'en tant que professeur de piano (ou de déchiffrage), 90% de mes élèves doivent se montrer de cet autre fameux sexe, lol ! Et mine de rien, c'est tout de même celui que je préfère, quoi... Elles sont en général bien moins chiantes que nous, plus ouvertes, plus intelligentes, plus douées pour la musique ou l'Art en général, bref, j'ai toujours trouvé ça génial... Y compris pour leur très bon goût en matière de baskets, généralement dignes de celles que j'ai pu très récemment me payer grâce à Ebay (à voir sur mon autre Blog) :

Bref, en gros, j'aime bien mon métier, quand même... Si l'on a 5% de jeunes hommes en général, ceci doit vraiment être le bout du monde, et c'est cool, quoi, j'apprécie, lol ! Libellés : Divers, Insolite, Paris, Reebok
MUSÉE NISSIM DE CAMONDO
Profitons des vacances parisiennes ! En tout cas, c'est mon humble avis... Je ne sais pas si vous vous souvenez du très récent article sur le charme du parc Monceau durant l'été, mais le commentaire de la fameuse blogueuse qmjd (dont je viens tout de même de finir par installer le lien, depuis le temps !) a subitement fait revivre dans mon esprit l'image de ce fort proche musée, que je n'avais sans doute pas revu depuis plus d'une bonne dizaine d'années : 
Alors certes, la faussement "fameuse" rue de Monceau - où le musée figure au numéro 63 - n'a que très peu de choses à voir avec le parc :

Mais comme souvent, il suffit de passer l'entrée :

Pour se retrouver subitement dans un autre monde, silencieux, intime, et uniquement dévoué à l'Art :
 
Construit en 1912 par le richissime Moïse de Camondo (1860-1935), ce superbe hôtel particulier fut légué à l'État Français suite à la tragique mort de son très jeune fils Nissim (1892-1917), bombardé par les allemands lors de la première guerre mondiale. Vu la notoriété de l'endroit (et, tant mieux, sa très faible fréquentation !), inutile de préciser que vous pourrez très facilement trouver toutes les informations nécessaires sur le fameux site officiel des Arts Décoratifs, ou encore sous Wikipédia, sans même parler des habituelles photos, toutes un peu réalisées de la même façon officielle... Histoire, donc, de changer un peu, je ne vous donnerai à voir que mes propres photos du jour, désormais autorisées par la plupart des musées, pour peu que l'on s'abstienne de l'usage du flash - ce qui, certes, contraint d'un côté à pas mal de travail informatique par la suite, mais donne aussi un style très particulier, dont j'espère bien sûr avoir votre avis dans les commentaires (lol, le rêve !)... Comme dans la majorité de ces grands hôtels, il est rarissime pour les visiteurs de ne pas y entrer dans de fastueuses conditions - que pour ma part, j'attribue entre autres aux deux très grands tableaux de Hubert Robert (1733-1808), peintre que j'ai toujours beaucoup aimé pour sa spécialisation dans les vues de Paris ou de la haute montagne : 
Mais comme toujours, ce n'est "que" l'entrée, uniquement destinée à diriger les invités vers le grand escalier principal, tandis que tout le reste du rez-de-chaussée - autrement dit l'essentiel - s'avère le lieu fondamental destiné au personnel, par exemple un ou deux comptables :

Mais surtout de très nombreux cuisiniers et cuisinières :

Armés en la circonstance de cette très belle vaisselle en cuivre que j'adore (et dont j'ai l'immense chance de posséder encore cinq exemplaires, même si mon appartement ne mesure "que" 60 m2 !) :
  
Terriblement affecté par la mort de son fils unique Nissim, Moïse de Camondo raréfia énormément ses invitations à partir de 1917, jusqu'à ce qu'elles ne se produisent plus que trois ou quatre fois par an à l'intention d'une vingtaine de personnes... Mais c'était tout le contraire autrefois, où ce fameux propriétaire passait une grande partie de son temps à jouir de fêtes magnifiques offertes à plus d'une centaine d'invités, accompagnées d'une très grande cuisine et de sublimes vins de Bordeaux, et bien sûr ayant lieu comme dans la majorité des cas au très ornementé premier étage :

Là, je me doute que personne n'aimera beaucoup ma suivante photo, mais c'est bien normal ! La lumière s'avère trop faible, et l'on n'y voit pas grand chose, sans même parler de l'importance cachée du lieu en question :

Mais en guise d'excuse, il y a tout de même ceci :

Je sais, tout le monde n'aime pas... Mais pour ma part, j'estime toujours que, de même qu'en musique il y a Jean Sébastien Bach, il y a en mobilier de commodes Jean-Henri Riesener (1734-1806) (élève du très fameux Jean-François Oeben (1721-1793), dont on peut voir aussi quelques meubles), et bon, voilà... Point final, en résumé !

Personnellement, je ne cracherais d'ailleurs pas non plus sur la vaisselle du premier étage :

Mais très franchement, Riesener provoque toujours en mon coeur un indescriptible effet visuel, qu'hélas je serais bien incapable de nos jours de m'offrir au prix d'un Stradivarius (et voici le grand avantage de la musique, c'est que les oeuvres de Bach, Mozart, Beethoven, etc... appartiennent toujours à tout le monde dans la plus grande gratuité) ! Bref ! Comme d'habitude dans ce style d'hôtels, une fois fini les immenses réceptions, le second et ultime étage se révèle beaucoup plus personnel, disant gentiment adieu aux très grands espaces : 
Pour se dédier à nombres de pièces plus intimes, comme l'une d'écriture ou de repos :

L'une de lecture :

Ou encore l'autre d'exposition, ornée notamment de deux fort beaux Francesco Guardi (1712-1793), très fameux peintre vénitien :

Ainsi que de l'une des choses que je préfère dans ma vie, les alliages magiques de différents marbres (à vérifier ici ou là, bien sûr) :

Comme le dit un texte fort connu, voire biblique (désolé, mais j'ai des trous de mémoire, en ce moment...), il s'avère cependant important de ne pas quitter d'aussi sublimes lieux en restant concentré sur une telle prolifération artistique, dont acte... Voici donc mes trois ultimes photos, les deux premières consacrées à la "minuscule" salle de bain du second étage (40 m2, dirais-je en gros) :
 
Et la toute dernière, donnant de la fenêtre non seulement sur le propre jardin, mais aussi sur le parc Monceau (oui, je sais, plutôt difficile à deviner, vu d'ici) :

Comment conclure, du coup, autrement que par mon propre avis (si toutefois celui-ci n'ennuie personne) ? Alors bon... Histoire de bien finir, je vais commencer par le négatif, ce qui m'a paru quelque peu déplaisant dans ce pourtant très beau musée : 1) d'une part, exception faite des rares tableaux de Robert, de Guardi, et des sublimes meubles de Oeble et Riesener, difficile malgré tout de rivaliser avec le (plus que) sublime musée Jacquemart André du 158, boulevard Haussmann, lui aussi hôtel particulier du même style, mais rempli sur un espace à peine plus grand d'une quantité immense d'oeuvres à tomber par terre, entre autres de Bellini, Botticelli, Carpaccio, Chardin, Fragonard, Mantegna, Rembrandt, Tiepolo, Uccello, Van Dyck, etc... 2) d'autre part, il faut bien avouer que la logique de la cohérence des explications, via un lecteur sonore prêté, s'avère souvent un peu limitée, et même rarement accompagnée par la clarté des textes écrits (qui mentionnent par exemple des éléments devenus quelque peu oubliés de nos jours, mais omettent les fameux Guardi, Oeble, et Riesener) ! Mais bon. Restons positif en mentionnant les bons côtés : 1) ceci ne coûte pas une fortune (entre 4,50 et 6 €, suivant les cas) 2) il y a très rarement du monde, la plupart des touristes préférant envahir d'emblée la tour Eiffel, Notre-Dame ou le Sacré-Coeur 3) les photographies sont autorisées, du moment que le flash reste désactivé 4) et tout le reste de l'après-midi peut soit se poursuivre dans le très oriental musée Cernuschi, collé juste à côté, soit se détendre dans le très fameux parc Monceau (que je ne fais que citer pour la 712ème fois, lol) ! Adoncques : bonnes chances à tout le monde ! Libellés : Arts décoratifs, Beaux-Arts, Hôtels particuliers, Musées, Paris, VIIIème
TOUR EIFFEL
Et oui, "tour Eiffel", et "tout arrive" ! Après trois semaines à la con vécues juillet 2009 soit dans le sublime hôpital Lariboisière, soit dans l'immonde hôpital Fernand Widal, il était tout de même bien temps de revérifier ma propre santé une bonne fois pour toutes, en me rendant grâce au bus N°22 à l'endroit le plus visité de Paris (en compagnie de personnes très jolies et très sympas, certes, mais c'est du 100% "top secret", lol ! Sinon moi, à l'extrême droite, avec les toujours magnifiques Buffalos) :

Alors mine de rien, il m'est une fois de plus arrivé de passer fort près du très fameux palais de Chaillot, bien sûr l'un de mes lieux favoris, vu que dès qu'allant travailler à pied, je le côtoie forcément : 
Palais au demeurant orné de fort belles statues mythologiques, mais aussi toujours porteur des très curieuses (et très étonnantes) poésies de Paul Valéry :

Tout ceci jusqu'à tomber sur ce fameux monument âgé précisément de 120 ans (1889), la célèbrissime tour Eiffel, au sujet de laquelle je me permettrai pour une fois de ne rien dire, tant la taille de ce fameux lien suscité s'avère gigantesque (et donc, très instructive, n'hésitez pas à le lire) ! En contrepartie, je me contenterai de vous la montrer :

Oui. Bon, vous n'allez peut-être pas aimer... Alors je vous donne aussi une "propre" version :

Sacré engin, tout de même (bien que vu de loin, cela ne se devine pas forcément) :

Mais bon, soyons sérieux... En tant que "jeunes personnes" (enfin bon, pas moi, vu que je viens d'en avoir 50, et non pas la trentaine, comme les deux autres), nous nous sommes bien évidemment engagés pour monter à pied :

Ce qui non seulement n'a rien de réellement bien fatiguant (une vague centaine de mètres, en gros, autrement dit, juste de quoi pisser de rire si l'on adore la montagne, dans mon genre), mais permet en outre de passer au-delà de l'énormissime queue concernant tous les pauvres adeptes de l'ascenseur, condamnés pour leur part à plus d'une bonne heure d'attente :

Bref, peu importe ! On finit tout de même par tous arriver au moins au premier étage d'une centaine de mètres, d'où la vue se révèle toujours sublime, qu'elle donne à la fois sur Notre-Dame (l'absolue extrême gauche), les Invalides dorées, ou encore la très laide tour Montparnasse, critiquée dès sa création non seulement pour sa hauteur, mais aussi pour son emplacement immonde, qui détruit d'un seul coup toute l'ancienne harmonie du très fameux Champ de Mars :

Côté nord, la seule minuscule colline de Paris, ainsi que son très fameux Sacré-Coeur :
 Et côté sud, bof, bof...

Néanmoins, vu notre propre santé, aucun problème pour s'engager jusqu'au plus fin deuxième étage (toujours à pied, bien évidemment) :
.JPG)
En comparaison au tout premier :

Il faut bien admettre que la vue s'avère plutôt différente (et - soyons honnêtes - très flatteuse, n'est-ce pas ?) :
L'ultime photo que j'ai prise, à part la Seine, représente le très fameux hôtel du Palais des Congrès, sorte de tour dominante en gros aussi mal conçue que la très fameuse de Montparnasse :
.JPG)
Bon. Je ne suis pas très fier de moi, là, sur ce coup. Il m'est arrivé de publier de plus belles images, d'écrire de meilleurs reportages, voire mieux, de faire découvrir aux amateurs d'architecture de Paris d'incroyables endroits très réservés (comme, par exemple, le sublime et fameux Castel Béranger)... Mais voilà, c'est comme ça ! C'est la sortie d'hosto (pour moi), c'est le mois de juillet déjà bien entamé, c'est aussi la météo plutôt pourrie, alors bon... Tant pis si je devais paraître comme plutôt orgueilleux, mais aucune autre idée supplémentaire ne m'étant venue dans le crâne, j'espère simplement que vous apprécierez ce tout petit article (avec bien sûr, dans la foulée, un chtit commentaire, n'est-ce pas) ? Libellés : Paris, Ponts, Seine, Siècle dernier, Tour Eiffel, VIIème
HÔPITAL FERNAND WIDAL
Pour les vrais amateurs... Juste histoire de voir comment, à la place d'un sublime hôpital comme le fameux Lariboisière précédemment mentionné, on peut avoir aussi droit au pire de Paris (fort heureusement, pour une durée très réduite) ! Bon. Certes, l'entrée n'a pas l'air trop mal, on va dire : 
Et au numéro 200 de la rue du faubourg Saint Denis, ce n'est pas loin du tout du fameux chef-d'oeuvre (dont les dix monuments sont très facilement visibles à l'ouest de la gare du nord), en forme de plus petit parc situé juste en dessous du "X", coincé entre les deux gares du dixième arrondissement : 
Alors certes... Lorsque l'on arrive ici pour la toute première fois en ambulance (d'une façon totalement débile, vu que le très fameux Lariboisière ne se situe qu'à cinq minutes à pied), il n'est pas impossible de se laisser emporter par quelques aspects visuels, notamment celui de l'horloge :

Ou encore du très bel arbre de la cour (dont j'aimerais bien vous dire le nom, ne serait-ce mon incompétence totale en matière d'herboristerie, lol !) :

Hélas, petit à petit, il faut tout de même bien admettre que l'univers Fernand Widal n'est tout de même pas en si bon état que prévu :

Voire carrément terrifiant, pour peu que l'on se penche un minimum vers l'arrière :
Vers la face est :

Ou encore vers la fameuse face nord-ouest, en laquelle aucun être vivant n'est bien sûr toléré (salles mortuaires) :

Bref ! Pas gai, tout ceci... Même au nord, la section la plus récente m'a fait très curieusement penser à l'architecture typique de l'Allemagne récente, plutôt qu'à la notre (étrange, n'est-ce pas ?) :

Quoi qu'il en soit, le sens caché de la photo suivante m'a beaucoup plu :
Dans le style : "Voilà, c'est simple, tout est interdit, partons donc le plus vite possible" ! Et pourtant... Ce très sinistre hôpital, qui a succédé pour moi à deux petites semaines plutôt agréables dans le magnifique Lariboisière, m'a malgré tout fasciné un beau soir du début juillet, alors même que le soleil semblait lui aussi décidé à se coucher dans l'un de ces lieux les plus laids de Paris : 
J'espère que vous aimerez ces deux photos suivantes, entre soleil, oiseaux, et métro aérien :

Car pour ma part, je les adore...
Dites moi, si vous le voulez, que les verseaux comme moi sont des cons par nature... Mais ceci ne serait pas très bien vu, concernant par exemple Mozart, Schubert, Mendelsohn, Chopin, Bizet, Berg, etc (sans compter qu'en outre, j'en oublie certainement un paquet sur ce coup, lol !)... Bon. Histoire de me faire pardonner, petite photo de la sculpture de l'unique responsable de cet hôpital, Monsieur le médecin Fernand Widal (1862-1929) : 
Oui, je sais, il y a mieux, notamment ici, en plein parc Monceau, mais vu l'heure et les circonstances, il m'est difficile d'en dire plus...
Libellés : Hôpitaux, Paris, Xème
HÔPITAL LARIBOISIÈRE
Enfin du nouveau ! Après un mois d'absence sur ce site, au demeurant justifié d'une façon assez traumatisante par mon propre séjour en ce lieu (suite à une plutôt grave crise d'épilepsie, et oui...), me voici enfin de retour, occasion inespérée pour vous offrir tout à la fois la description de l'un des plus beaux hôpitaux de Paris, et mon tout premier article sur le dixième arrondissement, accompagné donc de près d'une trentaine de photos ! Une fois traversée cette discrète porte d'entrée, n'hésitez donc pas à découvrir ce magnifique hôpital, qui d'emblée vous accueillera par un très classique jardin et une imposante chapelle :

Tous deux entourés par dix immenses bâtiments d'une allure certes militaire (l'ensemble de la taille de la toute voisine gare du nord !), mais qui contrairement aux apparences, furent dès leur construction en 1854 consacrés à la médecine, et font d'ailleurs partie depuis 1975 des monuments historiques :

Superbes, n'est-ce pas ? La personne créatrice ne fut autre que celle à laquelle l'endroit rend toujours hommage, Élisa de Lariboisière (1794-1851), épouse du comte du même nom, tous les deux d'autant plus destinés à faire une telle donation qu'ils ne disposaient d'aucuns héritiers :
Bien évidemment, il est toujours préférable d'avoir accès à ce lieu en tant que simple visiteur, plutôt que de s'y retrouver contraint et forcé par la bonne volonté du SAMU - ce qui fut hélas mon propre cas, même si je ne devrais absolument pas dire "hélas", vu que les tout premiers jours limités aux intérieurs s'avéraient déjà fort séduisants :

 Donnant très peu de temps après libre accès au vaste panorama du dehors :

D'autant plus appréciable en cette seconde quinzaine du mois de juin 2009 que le temps s'est pratiquement révélé d'une telle beauté presque tous les jours, la preuve :

 La dernière semaine, ma santé commença enfin à remontrer le bout de son nez, encourageant une gentille infirmière à me faire participer à sa grande passion pour la promenade du second étage (porte 14, à droite, si cela vous tente), dont elle appréciait beaucoup le panorama sur le Sacré Coeur, et sa variation magique des pierres grises aux pierres blanches en fonction du climat :

 Vu de ce même étage, je trouvais de mon côté la filiation entre le Sacré Coeur et la chapelle de Mme Lariboisière tout aussi séduisante :

Bonne raison d'ailleurs pour me permettre d'introduire la fin de cet article autour de cette fameuse chapelle :

Qui entre autres nombreux points, me fascinait tout d'abord par la rarissime disponibilité au rez de chaussée d'un très beau piano à queue de marque Gaveau, auquel on me donna très vite accès une ou deux heures par jour, indescriptible baume au coeur dans un tel endroit !

J'ai beau ne pas être officiellement très "catholique", il n'empêche que ce lieu m'a toujours semblé très agréable et rassurant...

En parti du fait qu'il n'y avait curieusement, étant donné la capacité d'accès de l'hôpital, presque jamais personne :

Mais aussi du fait que chrétien ou pas, rien ne me dispensait d'interpréter et de ressentir - sans même le vouloir consciemment - un grand nombre d'objets au second degré, qu'il s'agisse du tableau du Christ ("Jésus est condamné à mort"), de l'autel, ou de la cloche de prière :

 Bref ! D'une façon très curieuse et très étonnante, si j'excepte mon traumatisme des deux premiers jours, cet hôpital se révéla en réalité d'une incroyable puissance sur mon corps, mon coeur, mon esprit et mon âme, de sorte qu'au lieu de tout regretter (comme c'est le plus souvent le cas), il s'avère que seule une infinie reconnaissance me semble représenter une vision réaliste des choses. Étrange, n'est-ce pas ?Quoiqu'il en soit, encore une fois toutes mes excuses d'avoir sans doute, pour une fois, parlé davantage de moi-même que de la pure architecture de l'endroit... En guise de conclusion, histoire de me faire pardonner, cinq ultimes photos consacrées au magnifique mausolée en hommage à Émilia de Lariboisière, que j'espère vous apprécierez tout autant que moi :

   Et si en prime, quelqu'un avait une idée de la personnalité des deux sculptures latérales (Saint Jérôme à gauche, jour de la naissance de Mme la comtesse ?), merci d'avance pour le commentaire !Petit P.S : Ma santé s'améliorant peu à peu, je n'ai pas pu résister vendredi 10/07 au plaisir d'une ballade dans le très fameux parc Monceau, rempli, fleuri et ensoleillé comme rarement. Provisoirement à voir ici, autrement dit juste après, en respect vis à vis de l'hôpital, lol ! Libellés : Chapelles, Hôpitaux, Paris, Xème
PARC MONCEAU
Superbe, en ce beau mois de juillet ! Exceptionnellement, je m'abstiendrai le plus possible en cet article des commentaires historiques (déjà traités ici), préférant me consacrer uniquement au plaisir des prises de vue par ce très beau temps, qui m'ont charmé par tant d'aspects magiques...Tant de choses séduisantes, à commencer par la présence volontaire de toutes les générations, qu'elles désirent s'amuser, se reposer, ou même faire le tour du parc plus vite que tout le monde (si, si, il y en a !) :  Mais rien ne nous empêche de remonter davantage dans le passé, que celui-ci ne soit qu'imité de la précolombie :
Ou encore totalement authentique (Édouard Pailleron) :

Sans parler de cette magique "naumachie", qui me fascine toujours autant :

    Ainsi que le disait à juste titre le grand Georges Brassens, "il suffit de passer le pont, c'est tout de suite l'aventure" :

Comme quoi la fuite de Paris ne s'impose pas obligatoirement... N'est-ce pas ?

L'essentiel, c'est que la vie soit belle, même si elle se révèle hélas parfois fort courte :

 Mais aussi de temps en temps fort longue :
Voire même très très longue...

Moralité : impossible de ne pas adorer ce parc envoutant (et pourtant, j'aurais pu m'en lasser, à force d'habiter dans le quartier depuis près de 20 ans, mais c'est très loin d'être le cas, lol) !

Après tout, ceci n'est peut-être que trop proche de mon enfance dans le Doubs, et de ses très fameuses Salines Royales d'Arc-et-Senans... Qui le saura jamais ? Libellés : Parcs, Paris, VIIIème
RUE CERNUSCHI
Encore une minuscule voie du XVIIème :

Mais en ce moment, pour cause d'examens, je n'ai hélas pas un temps énorme à consacrer à mes vadrouilles dans Paris, du coup, je me limite pour l'instant aux petites rues autour de chez moi, où il y a néanmoins tout de même toujours du "beau linge" à voir, comme on dit... Juste pour mémoire, Monsieur Henri Cernuschi (1821-1896) fut en effet un avocat, économiste & banquier italien, naturalisé français en 1877, et pratiquement fondateur de l'actuelle Paribas, ce qui explique qu'il ait pu s'offrir un hôtel particulier aussi considérable près du parc Monceau, qui abrite actuellement le passionnant Musée éponyme (Cernuschi, donc), entièrement consacré à l'Art asiatique, dont lui-même fut toujours un fervent adepte ! Cette toute petite rue - à peine 200 mètres de long - attaque d'emblée très fort dès le N°20 (ou encore, N°79, rue de Tocqueville) avec un très bel hôtel, aujourd'hui propriété du Syndicat National des Médecins :
 
Ce qui, bien sûr, n'est qu'une sorte de résumé de toute la rue dans son ensemble, puisque celle-ci s'avère bardée d'hôtels particuliers en tous genres, à commencer par celui-ci, au N°18 :

Bon. Même si je ne détesterais pas y vivre (à supposer qu'on me l'offre), il faut tout de même admettre que c'est un peu n'importe quoi, au niveau du style...

Il ya du "pseudo-grec", du "pseudo-romain", du "pseudo-baroque", etc, etc... Bref ! Je ne suis pas franchement convaincu :

Celui immédiatemment attenant, au N°16, a au moins le mérite d'être cohérent, non sans un certain charme, d'ailleurs : 
Juste en face, au N°11, un immeuble de 1911 dû à Mr Lefebvre, qui de prime abord ne paye pas de mine : 
Mais dont toutes les fenêtres du rez-de-chaussée sont ornées d'assez étonnants cartouches tels que ceux-ci (que l'on doit en réalité nommer "mascarons", comme vous pourrez l'apprendre grâce aux commentaires très pédagogiques de certaines lectrices) :
 
"Étonnants", car quoi que sculptés dans la pierre la plus dure, ils offrent curieusement l'apparence de l'argile (vous ne trouvez pas ?) :

Au N°6, plus "banal", mais toujours agréable lorsque l'on a la chance d'y habiter, une série de jolies loggias :

Auxquelles fait face (N°5) le plus bel et le plus étonnant immeuble de la rue, car ce style "flamand" s'avère plus que rarissime dans la capitale (actuelle propriété de TV France International) : 
Quoique le N°7, immédiatement adjacent, ne s'avère pas mal non plus, dans son genre plus classique : 
Et voilà, c'est à peu près tout (déjà pas si mal, non, pour une si petite rue) ? Totalement "hors-sujet" (comme disent les profs !), un tout petit aperçu sur la prometteuse rue Daubigny adjacente, qui fera certainement l'objet d'un article ultérieur :

Patience... C'est pour bientôt ! Libellés : Hôtels particuliers, Paris, XVIIème
RUE DE MONBEL
Suite (et fin, normalement)...Dans la série des minuscules rues du XVIIème ouest (cf.plan), tout à fait parallèlement à la rue de la Félicité et à la rue du Printemps, voici maintenant - en ce dimanche lumineux, où je suis surtout sorti faire un petit tour au "vide-grenier" du boulevard Péreire, histoire de saluer quelques voisins - la troisième et plus courte de ces rues, la rue de Monbel, tracée en 1903, et bordée d'immeubles dus aux seuls architectes Duval, Orième et Gonse, ce dernier de très loin le plus exubérant. Grâce surtout au fameux sculpteur Paul Lebègue, il existe en effet au croisement du 7 bis, rue de Monbel, et du 47, boulevard Péreire Sud, un bâtiment très étrange, orné pour une part d'adorables cupidons sur fond de magnifiques décors floraux : 
D'autre part, de "dragons" nettement plus inquiétants :
 
Voire, quasiment, de ce que l'on appelait autrefois des "grotesques" :
 
Très curieusement, cet étrange immeuble, qui affecte quelque peu la structure d'une tour de guet du moyen-âge, offre (sans grande surprise, du reste), un aspect très différent suivant qu'il s'agisse du côté "noble" (boulevard Péreire) :
 
Et du côté des "communs" (rue de Monbel), comme on le disait autrefois :

Où, quoi qu'il en soit, les bonnes et les majordomes avaient intérêt à ne pas faire preuve de trop d'embonpoint pour passer dans les portes, lol !

Le reste de la rue s'avère en revanche beaucoup plus banal, même si le fait qu'elle ait été érigée par trois seuls architectes lui ait en quelque sorte conféré une certaine harmonie aux niveaux des décors floraux :
 
Particulièrement au N°6 (une nouvelle fois de Ch.Duval & E.Gonse, architectes SADG, 1910), dans un style qui annonce déjà presque l'art déco, non ?

Préférez-vous les vraies fleurs aux fausses, ou l'inverse ? (Personnellement, je n'ai pas du tout ce que l'on appelle "la main verte"... Adoncques, aucune plante ne pouvant survivre chez moi plus de 3 ou 4 jours, j'avoue à mon grand regret une certaine préférence pour les fausses)... En tout cas, en ce dimanche 10 mai 2009, le si "snob" et en même temps si sinistre boulevard Péreire Sud s'est carrément transformé en boulevard Péreire "Plein Sud", genre "Marrakech sur Seine", à l'occasion de ce fameux "vide-grenier", plutôt rigolo, en fin de compte :

Avec même quelques raretés comme cette Triumph Herald (1961), appartenant visiblement à un groupe de rock bien déjanté également sur le terrain :

Le tout à quelques encablures de la gare de Pont Cardinet, dont je vous ai très récemment parlé :

Mais c'était vraiment sympa, ce petit côté "souk", en fait :

Surtout par un temps aussi extraordinaire, exactement le contraire de ce que la météo avait annoncé (une fois de plus) ! Libellés : Divers, Gares, Paris, Sculptures, XVIIème
RUE DU PRINTEMPS
Et oui, ça n'arrête pas, en ce moment... Une toute petite rue du XVIIème, 200 mètres de longueur à peine (mais de saison !), très exactement parallèle à la rue de la Félicité dont il a été question ces derniers temps : 
Curieusement, le côté impair de la rue s'avère plutôt banal (même si cela reste - tout de même - du pur Haussmann !), alors que le côté pair regorge d'hôtels particuliers tous plus charmants les uns que les autres, à commencer par le N°20, qui fut jusqu'à une date assez récente la procure des Missions d'Afrique (autrement dit, des "Pères Blancs") :

Dignes d'intérêt : la très jolie mezzanine...
 
Mais aussi le linteau de porte, tout en céramiques en relief :

Ainsi que le heurtoir (quoi de plus "africain", n'est-ce pas ?) :

Ici vécut également un couple fameux, la célèbre mécène et ardente féministe Madame Aurel (qui, peut-être pour cette raison, a toujours préféré être surnommée "Aurel" tout court) :

Ainsi que son mari le poète et traducteur Alfred Mortier (biographie sur le même lien), du temps où les artistes en tout genre pouvaient encore s'offrir le luxe d'habiter de belles demeures dans ce quartier désormais devenu inabordable :

Une maison chargée d'histoire, donc, mais à côté de laquelle ne dépareront pas non plus les hôtels suivants, au N°16 :

Au N°14 (aujourd'hui un cabinet juridique) :
 
Et aux numéros 10-12, un splendide exemple de "Néo-Gothique" de la fin du XIXème siècle :
 
Dès que j'ai gagné la rue de la Paix au Monopoly, j'achète (comptant, lol) ! Petite vue d'ensemble, pour illustrer mes dires du début de ce Post :

Pour en arriver au tout début de la rue, lors de sa jonction avec celle de Tocqueville, dont l'angle est occupé par le très fameux restaurant AUGUSTA :

Autant dire que vu les tarifs, je n'y ai bien sûr jamais mis les pieds, mais le simple fait que je l'aie toujours connu là depuis 1990 (au moins) et qu'il s'y soit maintenu sans problème, tendrait à prouver que la très haute gastronomie y est sûrement au rendez-vous ! Juste en face de ce magnifique hôtel du 79, rue de Tocqueville (ainsi que d'autres dans le prolongement, rue Cernuschi) :

Ce qui me laisse me ressouvenir qu'il faut aussi qu'à l'avenir, il me reste encore un Post entier à écrire sur cette rue, pourtant guère bien loin de chez moi non plus ! À très bientôt, donc... Libellés : Hôtels particuliers, Néogothique, Paris, Restaurants, XVIIème
|