HÔPITAL LARIBOISIÈRE
Enfin du nouveau ! Après un mois d'absence sur ce site, au demeurant justifié d'une façon assez traumatisante par mon propre séjour en ce lieu (suite à une plutôt grave crise d'épilepsie, et oui...), me voici enfin de retour, occasion inespérée pour vous offrir tout à la fois la description de l'un des plus beaux hôpitaux de Paris, et mon tout premier article sur le dixième arrondissement, accompagné donc de près d'une trentaine de photos ! Une fois traversée cette discrète porte d'entrée, n'hésitons donc pas à découvrir ce magnifique hôpital, qui d'emblée vous accueillera par un très classique jardin et une imposante chapelle :

Tous deux entourés par dix immenses bâtiments d'une allure certes militaire (l'ensemble de la taille de toute la gare du nord voisine !), mais qui contrairement aux apparences, furent dès leur construction en 1854 consacrés à la medecine, et font d'ailleurs partie depuis 1975 des monuments historiques :

Superbes, n'est-ce pas ? La personne créatrice ne fut autre que celle à laquelle l'endroit rend toujours hommage, Élisa de Lariboisière (1794-1851), épouse du comte du même nom, tous les deux d'autant plus destinés à faire une telle donation qu'ils ne disposaient d'aucuns héritiers :
Bien évidemment, il est toujours préférable d'avoir accès à ce lieu en tant que simple visiteur, plutôt que de s'y retrouver contraint et forcé par la bonne volonté du SAMU - ce qui fut hélas mon propre cas, même si je ne devrais absolument pas dire "hélas", vu que les tout premiers jours limités aux intérieurs s'avéraient déjà fort séduisants :

 Donnant très peu de temps après libre accès au grand jardin public du dehors :

D'autant plus appréciable en cette seconde quinzaine du mois de juin 2009 que le temps s'est pratiquement révélé d'une telle beauté presque tous les jours, la preuve :

 La dernière semaine, ma santé commença enfin à remontrer le bout de son nez, encourageant une gentille infirmière à me faire participer à sa grande passion pour la promenade du second étage (porte 14, à droite, si cela vous tente), dont elle appréciait beaucoup le panorama sur le Sacré Coeur, et sa variation magique des pierres grises aux pierres blanches en fonction du climat :

 Vu de ce même étage, je trouvais de mon côté la filiation entre le Sacré Coeur et la chapelle de Mme Lariboisière tout aussi séduisante :

Bonne raison d'ailleurs pour me permettre d'introduire la fin de cet article autour de cette fameuse chapelle :

Qui entre autres nombreux points, me fascinait tout d'abord par la rarissime disponibilité au rez de chaussée d'un très beau piano à queue de marque Gaveau, auquel on me donna très vite accès une ou deux heures par jour, indescriptible baume au coeur dans un tel endroit !

J'ai beau ne pas être officiellement très "catholique", il n'empêche que ce lieu m'a toujours semblé très agréable et rassurant...

En parti du fait qu'il n'y avait curieusement, étant donné la capacité d'accès de l'hôpital, presque jamais personne :

Mais aussi du fait que chrétien ou pas, rien ne me dispensait d'interpréter et de ressentir - sans même le vouloir consciemment - un grand nombre d'objets au second degré, qu'il s'agisse du tableau du Christ ("Jésus est condamné à mort"), de l'autel, ou de la cloche de prière :

 Bref ! D'une façon très curieuse et très étonnante, si j'excepte mon traumatisme des deux premiers jours, cet hôpital se révéla en réalité d'une incroyable puissance sur mon corps, mon coeur, mon esprit et mon âme, de sorte qu'au lieu de tout regretter (comme c'est le plus souvent le cas), il s'avère que seule une infinie reconnaissance me semble représenter une vision réaliste des choses. Étrange, n'est-ce pas ?Quoiqu'il en soit, encore une fois toutes mes excuses d'avoir sans doute, pour une fois, parlé davantage de moi-même que de la pure architecture de l'endroit... En guise de conclusion, histoire de me faire pardonner, cinq ultimes photos consacrées au magnifique mausolée en hommage à Émilia de Lariboisière, que j'espère vous apprécierez tout autant que moi :

   Et si en prime, quelqu'un avait une idée de la personnalité des deux sculptures latérales (Saint Jérôme à gauche, jour de la naissance de Mme la comtesse ?), merci d'avance pour le commentaire !Libellés : Chapelles, Hôpitaux, Paris, Xème
RUE CERNUSCHI
Encore une minuscule voie du XVIIème :

Mais en ce moment, pour cause d'examens, je n'ai hélas pas un temps énorme à consacrer à mes vadrouilles dans Paris, du coup, je me limite pour l'instant aux petites rues autour de chez moi, où il y a néanmoins tout de même toujours du "beau linge" à voir, comme on dit... Juste pour mémoire, Monsieur Henri Cernuschi (1821-1896) fut en effet un avocat, économiste & banquier italien, naturalisé français en 1877, et pratiquement fondateur de l'actuelle Paribas, ce qui explique qu'il ait pu s'offrir un hôtel particulier aussi considérable près du parc Monceau, qui abrite actuellement le passionnant Musée éponyme (Cernuschi, donc), entièrement consacré à l'Art asiatique, dont lui-même fut toujours un fervent adepte ! Cette toute petite rue - à peine 200 mètres de long - attaque d'emblée très fort dès le N°20 (ou encore, N°79, rue de Tocqueville) avec un très bel hôtel, aujourd'hui propriété du Syndicat National des Médecins :
 
Ce qui, bien sûr, n'est qu'une sorte de résumé de toute la rue dans son ensemble, puisque celle-ci s'avère bardée d'hôtels particuliers en tous genres, à commencer par celui-ci, au N°18 :

Bon. Même si je ne détesterais pas y vivre (à supposer qu'on me l'offre), il faut tout de même admettre que c'est un peu n'importe quoi, au niveau du style...

Il ya du "pseudo-grec", du "pseudo-romain", du "pseudo-baroque", etc, etc... Bref ! Je ne suis pas franchement convaincu :

Celui immédiatemment attenant, au N°16, a au moins le mérite d'être cohérent, non sans un certain charme, d'ailleurs : 
Juste en face, au N°11, un immeuble de 1911 dû à Mr Lefebvre, qui de prime abord ne paye pas de mine : 
Mais dont toutes les fenêtres du rez-de-chaussée sont ornées d'assez étonnants cartouches tels que ceux-ci (que l'on doit en réalité nommer "mascarons", comme vous pourrez l'apprendre grâce aux commentaires très pédagogiques de certaines lectrices) :
 
"Étonnants", car quoi que sculptés dans la pierre la plus dure, ils offrent curieusement l'apparence de l'argile (vous ne trouvez pas ?) :

Au N°6, plus "banal", mais toujours agréable lorsque l'on a la chance d'y habiter, une série de jolies loggias :

Auxquelles fait face (N°5) le plus bel et le plus étonnant immeuble de la rue, car ce style "flamand" s'avère plus que rarissime dans la capitale (actuelle propriété de TV France International) : 
Quoique le N°7, immédiatement adjacent, ne s'avère pas mal non plus, dans son genre plus classique : 
Et voilà, c'est à peu près tout (déjà pas si mal, non, pour une si petite rue) ? Totalement "hors-sujet" (comme disent les profs !), un tout petit aperçu sur la prometteuse rue Daubigny adjacente, qui fera certainement l'objet d'un article ultérieur :

Patience... C'est pour bientôt ! Libellés : Hôtels particuliers, Paris, XVIIème
RUE DE MONBEL
Suite (et fin, normalement)...Dans la série des minuscules rues du XVIIème ouest (cf.plan), tout à fait parallèlement à la rue de la Félicité et à la rue du Printemps, voici maintenant - en ce dimanche lumineux, où je suis surtout sorti faire un petit tour au "vide-grenier" du boulevard Péreire, histoire de saluer quelques voisins - la troisième et plus courte de ces rues, la rue de Monbel, tracée en 1903, et bordée d'immeubles dus aux seuls architectes Duval, Orième et Gonse, ce dernier de très loin le plus exubérant. Grâce surtout au fameux sculpteur Paul Lebègue, il existe en effet au croisement du 7 bis, rue de Monbel, et du 47, boulevard Péreire Sud, un bâtiment très étrange, orné pour une part d'adorables cupidons sur fond de magnifiques décors floraux : 
D'autre part, de "dragons" nettement plus inquiétants :
 
Voire, quasiment, de ce que l'on appelait autrefois des "grotesques" :
 
Très curieusement, cet étrange immeuble, qui affecte quelque peu la structure d'une tour de guet du moyen-âge, offre (sans grande surprise, du reste), un aspect très différent suivant qu'il s'agisse du côté "noble" (boulevard Péreire) :
 
Et du côté des "communs" (rue de Monbel), comme on le disait autrefois :

Où, quoi qu'il en soit, les bonnes et les majordomes avaient intérêt à ne pas faire preuve de trop d'embonpoint pour passer dans les portes, lol !

Le reste de la rue s'avère en revanche beaucoup plus banal, même si le fait qu'elle ait été érigée par trois seuls architectes lui ait en quelque sorte conféré une certaine harmonie aux niveaux des décors floraux :
 
Particulièrement au N°6 (une nouvelle fois de Ch.Duval & E.Gonse, architectes SADG, 1910), dans un style qui annonce déjà presque l'art déco, non ?

Préférez-vous les vraies fleurs aux fausses, ou l'inverse ? (Personnellement, je n'ai pas du tout ce que l'on appelle "la main verte"... Adoncques, aucune plante ne pouvant survivre chez moi plus de 3 ou 4 jours, j'avoue à mon grand regret une certaine préférence pour les fausses)... En tout cas, en ce dimanche 10 mai 2009, le si "snob" et en même temps si sinistre boulevard Péreire Sud s'est carrément transformé en boulevard Péreire "Plein Sud", genre "Marrakech sur Seine", à l'occasion de ce fameux "vide-grenier", plutôt rigolo, en fin de compte :

Avec même quelques raretés comme cette Triump Herald (1961), appartenant visiblement à un groupe de rock bien déjanté également sur le terrain :

Le tout à quelques encablures de la gare de Pont Cardinet, dont je vous ai très récemment parlé :

Mais c'était vraiment sympa, ce petit côté "souk", en fait :

Surtout par un temps aussi extraordinaire, exactement le contraire de ce que la météo avait annoncé (une fois de plus) ! Libellés : Divers, Gares, Paris, Sculptures, XVIIème
RUE DU PRINTEMPS
Et oui, ça n'arrête pas, en ce moment... Une toute petite rue du XVIIème, 200 mètres de longueur à peine (mais de saison !), très exactement parallèle à la rue de la Félicité dont il a été question ces derniers temps : 
Curieusement, le côté impair de la rue s'avère plutôt banal (même si cela reste - tout de même - du pur Haussmann !), alors que le côté pair regorge d'hôtels particuliers tous plus charmants les uns que les autres, à commencer par le N°20, qui fut jusqu'à une date assez récente la procure des Missions d'Afrique (autrement dit, des "Pères Blancs") :

Dignes d'intérêt : la très jolie mezzanine...
 
Mais aussi le linteau de porte, tout en céramiques en relief :

Ainsi que le heurtoir (quoi de plus "africain", n'est-ce pas ?) :

Ici vécut également un couple fameux, la célèbre mécène et ardente féministe Madame Aurel (qui, peut-être pour cette raison, a toujours préféré être surnommée "Aurel" tout court) :

Ainsi que son mari le poète et traducteur Alfred Mortier (biographie sur le même lien), du temps où les artistes en tout genre pouvaient encore s'offrir le luxe d'habiter de belles demeures dans ce quartier désormais devenu inabordable :

Une maison chargée d'histoire, donc, mais à côté de laquelle ne dépareront pas non plus les hôtels suivants, au N°16 :

Au N°14 (aujourd'hui un cabinet juridique) :
 
Et aux numéros 10-12, un splendide exemple de "Néo-Gothique" de la fin du XIXème siècle :
 
Dès que j'ai gagné la rue de la Paix au Monopoly, j'achète (comptant, lol) ! Petite vue d'ensemble, pour illustrer mes dires du début de ce Post :

Pour en arriver au tout début de la rue, lors de sa jonction avec celle de Tocqueville, dont l'angle est occupé par le très fameux restaurant AUGUSTA :

Autant dire que vu les tarifs, je n'y ai bien sûr jamais mis les pieds, mais le simple fait que je l'aie toujours connu là depuis 1990 (au moins) et qu'il s'y soit maintenu sans problème, tendrait à prouver que la très haute gastronomie y est sûrement au rendez-vous ! Juste en face de ce magnifique hôtel du 79, rue de Tocqueville (ainsi que d'autres dans le prolongement, rue Cernuschi) :

Ce qui me laisse me ressouvenir qu'il faut aussi qu'à l'avenir, il me reste encore un Post entier à écrire sur cette rue, pourtant guère bien loin de chez moi non plus ! À très bientôt, donc... Libellés : Hôtels particuliers, Néogothique, Paris, Restaurants, XVIIème
PONT CARDINET
Again !Un peu au hasard, à vrai dire, j'avais mis hier soir les batteries de mon NIKON à charger... Et finalement, en ce jeudi 30 avril, le ciel offrait un tel aspect que vers 20h15, plutôt que de subir le reste du lénifiant JT (voir ici), je suis sorti faire un petit tour à deux pas de chez moi, près de cette gare de pont Cardinet dont je vous ai très récemment entretenu :
 
Comme vous vous en doutez, je n'ai pas hésité à prendre d'énormes risques pour vous ramener ces quelques photos (lol !) :

Mais très franchement, cela valait le coup, non seulement vers l'est, en direction de Saint-Lazare :

Mais surtout vers l'ouest, vers l'infini, là où le soleil se couche, paraît-il (je devrais le savoir, pourtant, d'habitude, je suis levé à cette heure-ci, XD !) :

Bon. D'accord, ce n'est ni le Mont Blanc ni le Cervin, mais comme on le dit souvent, "faute de grives..." :

"...on mange des merles" :

En tout cas, une chose que l'on ne mange pas, c'est du jambon de Paris, surtout pas sous emballage plastique, et surtout pas à Paris même, où il y a suffisament de bons bouchers pour ne pas avoir à subir des trucs aussi infâmes (je parle à la fois du jambon en question et de la dégradation infligée à notre patrimoine) :

Normalement, je ne suis pas spécialement "pour" l'euthanasie... Mais si l'on s'aperçoit que son propre enfant va devenir publiciste, je pense qu'il devrait y avoir des lois d'amnistie, non, vous ne pensez pas ? En attendant que vous vous forgiez un avis sur la question, une ultime photo de ce ciel "ultime" (que vous pouvez même télécharger - comme toutes les autres, du reste -, sauf que pour une fois, celle-ci a extrêmement peu souffert de la compression) :

Petit détail au passage : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ces derniers temps, même à l'époque des satellites, la météo, c'est du "n'importe quoi" absolu. Normalement, on aurait dû avoir ceci :

Et en fin de compte... No comment ! P.S : Sur un nouveau site que l'on m'a adressé, entièrement dédié aux Batignolles, vous pourrez en outre trouver un passionnant article sur l'histoire ferroviaire de cette gare, illustré de très nombreuses photos et d'anciennes cartes postales... Fascinant, nostalgique et très instructif ! Libellés : Ciels, Gares, Paris, XVIIème
SQUARE DES BATIGNOLLES
Allez, today, on s'oxygène ! Très peu d'efforts à faire, en tout cas de ma part (c'est à 100 m de chez moi, lol !)... Il suffit juste de passer la gare de Pont Cardinet (mieux décrite ici) pour se rendre, comme on le disait autrefois, dans le "mauvais" XVIIème, celui situé au nord de la voie ferrée, distinction qui - vu le prix actuel des appartements - n'a bien sûr plus guère cours aujourd'hui : 
Et d'un seul coup d'un seul, c'est la campagne, avec ce charmant et très romantique square "à l'anglaise" des Batignolles (mot qui viendrait soit du latin Batillus, "moulin", soit de l'occitan Bastidiole, "petite bastide", deux types d'édifices abondants dans le quartier à cette époque), achevé en 1862 à la demande de Napoléon III par le baron Haussmann et l'ingénieur Jean-Charles Alphand (1817-1891) - au passage concepteur de presque tous les parcs parisiens, et ceci du bois de Boulogne au bois de Vincennes en passant par celui des Buttes-Chaumont (respect, quoi !) : 
Certes, les adultes se régaleront d'une telle promenade, mais il y en a aussi pour tous les goûts (et je peux vous assurer que même à l'époque de la Nintendo et de Disneyland, ce joli manège ne semble pas parti pour faire faillite !) : 
Ceci dit, pour des gamins de mon genre (traduction : toujours perdus dans leurs rêveries, et sans le moindre sens des réalités pratiques, lol !), je crois bien qu'une fois de plus, Rodolphe Trouillard a parfaitement bien su résumer le concept : "Cet espace vert est le coeur du quartier (...), où des générations d'enfants ont fait leurs premiers pas, une terre d'aventure, où l'imagination permet les plus grands voyages : la colline, pour l'escalade, la rivière et son gré pour la traversée, la grotte, pour les pirates..." (Guide du Promeneur du XVIIème, Parigramme, p.63) :

En résumé, donc, ce que l'on appelait autrefois des "fabriques" (bien plus nombreuses au parc Monceau, ceci dit), mais qui font - justement - tout le charme de ces jardins "à l'anglaise" (certes, on ne pourra jamais lutter avec celui de München, le plus grand d'Europe... Néanmoins, celui-ci, avec ses "petits" 16615 m2, paraît presque aussi vaste que le parc Monceau, presque trois fois plus grand, tellement il est bien agencé) ! Dans ma grande naïveté (due à mon métier, sûrement), j'ai toujours pensé que cet édicule, situé au sommet de la colline, devait être une sorte de "kiosque à musique" (si, si, il y en a eu, autrefois, même en France !), mais non... C'est une serre, en réalité :

Le point fort, d'ailleurs, de ce jardin-ci (avec lequel, je crois, même le parc Monceau ne saurait rivaliser), c'est la variété de ses essences végétales, parmi lesquelles : saules tortueux, noisetiers de Byzance, plaqueminiers du Japon (au tout premier plan, je crois), citronniers trifoliés, et même un séquoia !) : 
Selon l'ouvrage mentionné plus haut, il y aurait même un chêne rouge d'Amérique, planté en symbole de liberté le 21 mars 1989 (quoique... Je me demande s'il n'y a pas une "coquille", là, en l'occurence. Étant issu d'un grand-père bûcheron et pépiniériste, j'ai de très forts doutes sur le fait qu'un arbre - même d'Amérique - puisse atteindre une telle taille en seulement 20 ans, il doit s'agir de 1889, en réalité) :

En tout cas, même si tout ceci est très beau, les vraies "vedettes" du square restent celles-ci, les "doyens" : quatre platanes plantés entre 1840 et 1880, dont le plus grand mesure 38 m, pour 5,90m de circonférence :
 
En revanche, surtout comparé au parc Monceau qui en regorge, ce jardin n'offre que très peu de statues aux regards des passants... Tout au plus celle du désormais méconnu Léon Dierx (1838-1912) par Bony de Lavergne, poète parnassien ami de Stéphane Mallarmé, né à Saint-Denis de la Réunion (et, au passage, dans un tel état de délabrement - voyez vous-mêmes ! - que sans le Net, je n'aurais même pas su vous dire de qui il s'agissait) :

La seule que l'on remarque vraiment, en fait (en plein milieu du lac artificiel), c'est celle dénommée "Les Vautours", due à Louis de Mornard (1873-1939) : 
Je sais, on se croirait en plein Kremlin durant la "guerre froide", lol ! En revanche, il faut pour une fois préciser que la noirceur de cette oeuvre d'Art ne doit absolument rien à la pollution ambiante (même si cela aide bien !), mais uniquement au fait qu'elle soit entièrement taillée dans de la pierre de Volvic, autrement dit volcanique :
Durant la visite de ce modeste parc (pourtant l'un des plus grands du XVIIème), vous serez sans doute étonnés par cette maigre statuaire, et du coup le nombre de socles vides, mais en réalité, la plupart des oeuvres (en bronze, donc, je suppose) ont été fondues durant l'occupation (sans que je ne parvienne à savoir, via Google, si c'était à l'initiative des allemands, ou bien des français - tel Louis XIV donnant à la fonderie son trône et toute sa vaisselle en argent massif pour financer - je crois - sa seconde guerre) !
En attendant, il nous reste toujours ces si pittoresques fontaines, les mêmes qu'au parc Monceau, sûrement presque toutes aussi anciennes, et qui sont encore en parfait état de marche (jusqu'au jour où un connard de chimiste va décréter qu'il manque un mg de potassium, ou au contraire qu'il y a un un mg de sodium en trop, et se faire une joie d'appliquer fièrement au-dessus un écriteau "Eau Non Potable"... Non, non, ne riez pas, je vois ça tous les ans en montagne, avec de l'eau de source, et de plus en plus souvent !!!) : 
Dilemme : dois-je finir sur une note d'amertume, ou de joie ? Alors donc, commençons par l'amertume, cela n'en sera que plus gai par la suite ! Admirez ces jardins, admirez ces parterres, et surtout, admirez ces massifs floraux (magnifiques, il faut bien le dire) :
Ceci étant, pourquoi cette ville, pratiquement l'une des plus riches de toute la France, possède-t-elle le budget pour entretenir ses parcs "tout court", mais absolument pas son "parc" de pianos dans les conservatoires, car là, c'est tellement à hurler que je préfère ne pas m'appesantir sur le sujet (genre : les "accords", non seulement planifiés, c'est à dire sans aucun rapport avec l'état réel des instruments, sont en prime évidemment effectués sur "appels d'offres", c'est à dire, en général, avec les moins chers et - donc - les pires des accordeurs)...
Mais comme je vous avais vaguement promis une "Happy End", il faut bien admettre que le square des Batignolles est en outre (probablement) l'un des rares endroits de Paris où les retraités peuvent tranquillement se taper une petite belote, voire mieux - et sans doute plus rare - pouvoir jouer aux boules sur deux larges terrains. Alors, tu tires ou tu pointes, putaing ???

Sniff, je ne saurai jamais la fin de cette partie (ce qui ne va pas m'empêcher de dormir, ceci dit)... Et retour à la case départ (que va bien kiffer Lunapei, à mon avis) :

Je ne raffole pas des trains (je préfère de très loin le navion, en fait), mais comme le suggère le titre d'un célèbre poème de Baudelaire, j'aime assez les gares et leurs rails à perte de vue, pour tout ce qu'ils suggèrent d'Invitation au Voyage... "Luxe, calme et volupté" : tout ce que j'aime (et je ne dois pas être le seul)... Encore plus de précisions ici, un site entièrement dédié à ce parc, que l'on m'a gentiment envoyé ! Libellés : Gares, Parcs, XVIIème
RUE DULONG
Encore une petite rue du XVIIème ! Cette modeste promenade - en cette sublime journée du jeudi 23/04/09 - a commencé gare de Pont Cardinet, au carrefour du boulevard Péreire et de nombreuses autres rues (Cardinet, de Rome, Jouffroy d'Abbans, et, donc, Dulong), même si cette vaste place ne porte pas le moindre nom :

Très récemment ravalé, le bâtiment en béton et "briquettes de Vaugirard" - dû à Julien Polti (1877-1963) - date en réalité de 1923 :

Ce qui est en soi assez postérieur, je pense, à la plupart des bâtisses de la rue Dulong, en majorité de vieux ateliers surmontés de modestes immeubles de 3 ou 4 étages :

Et ceci du début jusqu'à la fin - ou plus exactement de la fin jusqu'à son début, autrement dit rue des Dames :

Avec, bien sûr, pas mal de petites surprises inattendues au passage, à voir plus loin (sinon, je ne me donnerais pas tout ce mal à faire un article !)... En attendant, c'est une rue vraiment archétypique de la plaine Monceau au début du siècle avant-dernier, avec son mélange (outre les anciennes boutiques sus-citées) entre des immeubles en briques des années 1930 :

Du pur et très bel Haussmann, au N°62 (admirez les balcons !) :

Voire même un mélange des deux, pas si iconoclaste que cela, du reste :

Ne serait-ce la situation particulièrement cachée de cette minuscule rue (500 ou 600 m), aurait-elle réussi à conserver cette "mixité", si rare de nos jours à Paris, loin des grandes "percées" aveugles de la fin du XIXème siècle ? Toujours est-il que s'y cachent pas mal de curiosités, à commencer par ce superbe petit pavillon qui "fleure bon la misère" (en réalité, passage du Commandant Charles Martel - 1867-1924, officier de marine, adoncques, ce n'est pas lui qui a "vaincu les arabes à Poitiers", désolé de vous décevoir, lol !) :

Au N°44, une ancienne institution, ou peut-être, comme on le disait autrefois, "maison de redressement" ?

En tout cas, l'on ne mélangeait pas "les torchons et les serviettes" à l'époque, la preuve, lol !

Tout à fait au début (N°7), un étrange immeuble sans doute destiné aux gens allergiques à la lumière :

Sauf que je débloque complètement, là... Non, en réalité, il s'agit de l'un des (sûrement rares) entrepôts parisiens de la RATP (Hi, Dominique !) :

Pour tout dire, cela m'a vraiment étonné, tout à l'heure, de me retrouver face à une "usine" de ce genre en plein XVIIème... Mais c'est peut-être là où j'ai aussi compris pourquoi j'aimais tellement ce quartier de Paris. Car la banlieue où j'ai grandi jusqu'à 25 ans (Levallois-Perret, autrefois la "ville des voitures", avant son entier "relookage" par le sieur Balkany), offrait très exactement ce genre d'aspect composite : un pavillon, un garage, un très bel Haussmann, une usine, de nouveau un immeuble plus modeste en "pierre de Paris", etc, etc... Un peu plus loin, au croisement avec la rue Legendre, un lycée non identifié, mais depuis lequel on entrevoit une autre curiosité : 
L'église luthérienne de l'Ascension (N°47-49) :

Sur laquelle il m'a été pour l'instant impossible de trouver le moindre renseignement, mais qui doit probablement dater, en gros, de l'époque de la gare de Pont Cardinet mentionnée au début :

Et pour finir, spéciale Kassdédi à SurfAnna, qui adore les dessus de portes originaux (au N°39) :

Voilà tout pour aujourd'hui ! Joli post, n'est-ce pas ? Surtout pour une si petite rue, "vieille voie datant du village des Batignolles, et dont certains des immeubles ont gardé l'ancien alignement" (Rodolphe Trouilleux, Guide du Promeneur du XVIIème Arrondissement), comme quoi je ne m'étais pas trop trompé, finalement... Dernier petit détail, pour la route : à noter que Guy de Maupassant (1850-1893) a habité quelque temps au N°83 de cette même rue (d'après le Dictionnaire Historique des Rues de Paris de Jacques Hillairet). À bientôt, pour une visite guidée du square des Batignolles (que j'ai effectuée ce même jour dans la foulée, il faisait tellement beau, mon NIKON adore ça) !!! Libellés : Gares, XVIIème, Églises
RUE DE LA FÉLICITÉ
Et même rue des Fermiers, dans la foulée ! Le tout dans la série "petites rues totalement inconnues du XVIIème dont on ne parle jamais", même pas dans les ouvrages spécialisés : 
Mais bon, pas de quoi non plus faire un Post entier sur cette dernière non plus, qui ne mesure qu'à peine 150m (dans le prolongement exact de la rue Déodat de Séverac), et ne se distingue à grand peine que par son original immeuble d'angle, avec son rarissime balcon du premier étage : 
Sympathique, non ? Toutes les pièces sont ainsi à la fois exposées à l'est, à l'ouest et au sud... Et comme si cela ne suffisait pas, un vaste "puit de lumière" typiquement "Horta" contribue à illuminer l'escalier (mais je peux me tromper, lol !) :

Excellente boulangerie (ouverte le dimanche) au coin de cette même rue et de la rue de Saussure, que je vous recommande très vivement :

Rue encore ornée par moments de certaines petites maisons typiques du début du siècle dernier (voire avant) :
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Mais ce n'est rien comparé à la rue de la Félicité, le titre de cet article, qui de même que certains passages de la rue Poncelet dont j'ai récemment parlé ici-même, semble avoir été complètement oubliée tant par Haussmann que par les promoteurs plus récents, d'où un "méli-mélo" des plus anarchiques, mais aussi des plus sympathiques !... Angle nord-est (vers le chemin de fer) : 
Et angle sud-ouest (rejoignant, donc, la rue de Tocqueville) :

Rien à voir, certes, avec la somptueuse avenue de Wagram, mais c'est en grande partie cette diversité qui fait le charme du XVIIème, n'est-ce pas ? Quelques numéros à retenir, à commencer par celui-ci (si vous avez par hasard des amis à loger dans le quartier, j'étais bien loin de me douter que l'on pouvait encore trouver des chambres à ce prix-là en plein Paris, à un quart d'heure de l'Arc de Triomphe !) :

Au N°32, un joli petit immeuble fraîchement ravalé (sauf le rez de chaussée, complètement en lambeaux, ce qui fait désordre, tout de même... Ils ont dû manquer de budget au dernier moment !) :
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Au N°19 par contre, un bâtiment très composite, dont les derniers étages sont 100% Art Nouveau :
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Tandis que les étages inférieurs sont encore du pur Haussmann : 
Peu avant d'arriver à la rue de Tocqueville, l'une de ces petites maisons si pleines de charme qui - par on ne sait quel miracle - ont réussi à échapper à la vague d'urbanisation et de normalisation du XXème siècle : 
Et pour finir, à la jonction même avec cette même rue, un bel immeuble de nouveau Haussmannien :
Dont l'ornementation semble néanmoins légèrement postérieure (à moins que ce ne soit la proximité du magasin NICOLAS qui ait suggéré ces jolies feuilles de vigne ?) :

 Dernier petit "autoportrait sous la pluie" (mais c'est une illusion, il faisait en réalité très beau !) :
Juste avant de récupérer quelques-uns de mes plats préférés dans l'une de mes "cantines" favorites du quartier, l'Arc du Bonheur, 4, rue de la Félicité (ce qui ne s'invente pas, n'est-ce pas ?... Un chinois, certes, mais bien meilleur que la plupart des "standards" habituels, toujours à tout petits prix, et où en plus vous serez accueillis par deux jeunes hommes qu'il est difficile d'imaginer plus sympathiques !) : 
Certes, je suis bien conscient que depuis le temps qu'existe ce Blog, il m'est déjà arrivé de faire de beaucoup plus passionnants articles (notamment : Le Castel Béranger, La Longue Marche, ou encore L'Orgue de Saint Louis en l'Île, parmi les plus fréquentés)... Mais depuis que j'ai (re)découvert le plaisir des "randonnées" du dimanche, pratiquement sans la moindre voiture dans les rues, je n'ai pas pu m'empêcher de sortir ce soir faire un petit tour, surtout avec une météo bien moins cataclysmique que ce qu'ils avaient annoncé hier au JT, et Dieu merci, l'heure d'été, qui en contrepartie d'une heure de sommeil en moins, arrête enfin de nous plonger dans la nuit totale dès 17 heures (même si, sur le coup de 19h30, la tonalité des couleurs devient tout de même très "bleutée", DSL) ! Libellés : Arts décoratifs, Haussmann, Paris, Siècle dernier, XVIIème
AVENUE DE WAGRAM
Gloomy sunday... C'est bien ma veine. Pour une fois que je planifie une balade de A à Z, c'était aujourd'hui le premier jour de temps maussade après une semaine de grand bleu, sniff ! Bref, peu importe... Petit bonus, déjà, avant d'attaquer cette promenade de plus de 3 kms (AR), de très belles cariatides au 48, boulevard Malesherbes, juste en face de l'ambassade d'Espagne : 
Et voici le point de départ, la fameuse place de Wagram (plus souvent dénommée place Wagram), cernée aux numéros 1,2,3 & 4 par quatre immeubles "patriciens" identiques :

Quatre immeubles qui, de toute évidence, respirent la "misère" :

Alors que durant le même temps et à quelques mètres de là, un vrai "pauvre hère" arpente boulevard Péreire ce qui fut l'ancienne "petite ceinture", à la recherche sans doute de quelques miettes (situation qui n'est guère partie pour s'arranger, dirait-on) :

En attendant, voici dans son intégralité l'objet même de cet article, une vaste avenue Haussmannienne tracée au cordeau, longue de près de deux kilomètres jusqu'à son point final, l'Arc de Triomphe, et bien plus intéressante qu'il n'y paraît de prime abord, vous allez le découvrir par la suite :

Avenue où nombre d'immeubles portent encore cette mention, du temps où le quartier n'était encore qu'une friche en pleine expansion :

Premier bel immeuble au N°152 (Mutuelle Générale de l'Éducation Nationale, on ne se refuse rien, n'est-ce pas, en temps de crise ?), où curieusement ces magnifiques fenêtres semblent l'oeuvre du même artisan que la boutique Mustel, l'avant-dernière photo de ce Post : 
Et pourtant... Comme je l'ai déjà constaté maintes fois, même la plus belle rue du XVIIème ne peut se passer d'une "verrue" typique des années 60, en l'occurence le collège Pierre de Ronsard au N°140 (qui ne doit pas être très bon, puisqu'en cliquant sur la photo, vous verrez qu'ils ne savent même pas orthographier le mot "Paris" correctement, lol !) :

Collège dont les grandes baies vitrées reflètent ironiquement les beaux Haussmann situés juste en face : 
Ainsi que ce très bel immeuble Art Déco, au N°151 :

Seconde des cinq (mais oui, 5 !) places qui jalonnent ce parcours, la place d'Israël, avec au N°128 cet autre fleuron de l'Art Déco, l'hôtel Mercedes :

Suivie de très près, au croisement avec l'avenue de Villiers, par la très luxueuse place du Brésil, qui tout comme la place Wagram initiale, s'articule autour de quatre demeures identiques qui, une fois encore, fleurent bon la "misère" :

Question : mais quel peut bien être cet étonnant "castel" tout en briques à l'angle de la rue de Prony ?

Pour une fois, rien de luxueux : il s'agit tout simplement du bâtiment (assez inhabituel, certes) des PTT ! Au N°90 par contre, une rareté dans cette grande avenue, un joli petit hôtel particulier : 
Juste avant de se trouver face à face avec l'une des "vedettes" du quartier, au triple croisement entre l'avenue de Wagram, la rue Jouffroy d'Abbans (N°105) et la rue de Courcelles (N°134) :

Sans la moindre contestation possible, l'un des plus beaux immeubles Art Nouveau du XVIIème, jugez par vous-même :

N'empêche que j'ai une véritable passion pour celui d'en face, que je m'empresserai du reste d'acheter dès que j'aurais gagné au loto :
Dans mon infinie modestie, je me contenterai d'ailleurs de l'attique, c'est à dire du second et du troisième étage (probablement 600m2, c'est suffisant, je pense... Après, il faut faire le ménage, et j'ai déjà du mal à me motiver avec seulement 60m2, alors bon) !

Guère plus loin, au N°119, un immeuble curieusement non signé (ce qui est courant de nos jours, mais plus rare pour l'époque), orné d'un superbe décor floral :

Heureusement, mon collègue de Paris 1900 était là pour me fournir la clef de l'énigme : il s'agit en fait de l'un des tout premiers immeubles des frères Perret :

Et le fait qu'il ne soit pas signé vient probablement du fait qu'à l'époque, ils ne se considéraient que comme de simples entrepreneurs, pas encore comme de véritables architectes (et pourtant, c'est magnifique, ne manque plus qu'un petit ravalement, car même si j'ai bien retouché les photos, c'est tout de même très très sale, en résumé !) :

Un immeuble très quelconque, en revanche, au croisement avec la rue Margueritte (oui, avec deux "t", vous avez bien lu !), mais qui a lui aussi sa petite histoire... À cet endroit s'élevait en effet, depuis 1821, une usine à gaz, qui suite aux pétitions des habitants, finit par être fermée en 1890 par son dernier propriétaire, Mr Margueritte, qui en contrepartie fit tracer deux rues sur le terrain ainsi libéré, l'une à son nom, l'autre en hommage à Théodule Ribot : 
Presque à la fin de notre promenade, la toujours très colorée place des Ternes, grâce aux nombreux fleuristes qui en occupent le terre-plein central de façon permanente :

Et bien sûr, ce magnifique immeuble en demi-lune, sans conteste le plus beau de la place :
Notre séquence "émotion", désormais, au N°41 de l'avenue de Wagram... Non, cela ne vous rappelle rien (à part cet hôtel "nouveau riche") ?

Attendez, je vous rafraîchis la mémoire : "Bon dimanche, sous vos applaudissements ! Et maintenant, après cet artiste "majuscule" qui nous vient d'outre-Quiévrain, n'hésitez pas à participer en nous écrivant au Théâtre de l'Empire, 41, avenue de Wagram" ! Et oui, Sic Transit Gloria Mundi (pour tout dire, même en tapant "théâtre de l'Empire" sur Google Images, je n'ai pas réussi à récupérer une seule vue de son aspect d'autrefois - car j'y ai tout de même bossé plus de 10 ans, et cela fait un tout petit peu mal au coeur de voir ce lieu mythique où a débuté Édith Piaf remplacé par un "pavé" pareil)... 
Dieu m'en est témoin, Jacques Martin avait sans doute pas mal de défauts, mais aussi de très grandes qualités... Juste pour situer les énormes et occultes intérêts immobiliers en jeu en ce domaine, il a tenté toute sa vie durant de faire classer ce théâtre afin d'en empêcher la destruction, et malgré les nombreux appuis politiques dont il pouvait disposer à l'époque (entre autres, le petit Nicolas, avant même que celui-ci ne se barre avec sa femme Cécilia, lol !), il n'y est jamais parvenu... Adoncques, à la place, une petite photo souvenir, avec cette question : où suis-je (un indice : j'étais déjà "fan" des Reebok Freestyle, à l'époque) ?

Juste en face, au N°34, le très fameux Hôtel Céramic de Lavirotte, que bien sûr l'on ne présente plus, une pure splendeur :

 Et, ultime curiosité, la fameuse boutique Mustel au N°16, spécialisée dans la Hi-Fi très haut de gamme, et où l'appartement du premier étage ne doit pas être trop désagréable à vivre, on va dire :
Pour conclure avec la cinquième et ultime place de cette avenue (sans commentaire, évidemment) :

D'où l'on peut jouir d'un seul coup d'oeil des deux monuments peut-être les plus emblématiques de notre capitale... En tout cas, chose vraiment cool dont j'essaierai de me souvenir à l'avenir (vous vous en apercevrez en revenant en arrière) : l'avantage de faire ce genre de petites promenades le dimanche, c'est que l'on n'a pas besoin de modifier ses cadrages pour éliminer les voitures : il n'y en a pratiquement pas (même place Charles de Gaulle) !!! P.S : Je fête avec cet article mon cinquantième Post sur ce Blog (ce qui, certes, est peu en comparaison de mes 596 articles sur mon Blog principal, commencé en 2005), mais il faut dire aussi qu'ils sont en général beaucoup plus longs et beaucoup plus illustrés ici ! Libellés : art Déco, Art Nouveau, Haussmann, Paris, VIIIème, XVIIème
RUE PONCELET
Histoire d'être un peu cohérent... Il se trouve que je sors assez peu de chez moi en ce moment (en tout cas, pas très loin), mais cet article aura au moins le mérite d'être assez synchrone avec le précédent, en vous faisant découvrir une fois de plus une rue du XVIIème à l'aspect extrêmement disparate, la très fameuse rue Poncelet, bien connue des amateurs de "bonne chère" :

Au tout début (venant de chez moi, autrement dit à la toute fin, selon l'ordre des numéros), la rue présente encore cet aspect Haussmannien très typique de l'avenue de Wagram, avec au N°48, une boutique que je vous conseille très vivement, si vous aimez le genre, Asian Dolls :

De magnifiques "Kokeshis" (小芥子) artisanales, pour des prix généralement compris entre 15 et 50 Euros, vous ne trouverez pas ça dans beaucoup d'endroits de Paris, ni peut-être même au Japon, d'ailleurs ! 
Au milieu de la rue, au croisement avec celle des Renaudes, une immense "verrue" des années 60, telle que je crois toute rue du XVIIème en comporte une, hélas, le "sublime" bâtiment des PTT :

C'est seulement un tout petit peu plus loin, au niveau de la rue Laugier, que l'on renoue de nouveau avec le pittoresque du vieux Paris, très exactement au numéro 27 :

Où l'on a d'un seul coup subitement l'impression de se retrouver un bon siècle en arrière :
Avec un petit parfum de campagne populaire à seulement quelques centaines de mètres du très chic quartier des Ternes :

N'était-ce ce bon gros "tag" qui - bien sûr - trahit notre époque (heureusement ou malheureusement, ça, c'est à vous de voter, lol !) :

Encore plus étonnant : presque en face, au numéro 24, un couloir "secret" de Paris, qui non seulement ne porte aucun nom sur aucune carte, mais vous fera en plus ressortir d'un seul coup en pleine avenue de Wagram !

Toujours pareil : sans ce "tag" à la con (excusez-moi), la notion du temps pourrait facilement disparaître !

Et selon le fameux ouvrage de Rodolphe Trouilleux que je citais dans l'article précédent, ce passage tiendrait même la vedette dans L'Ami des Femmes d'Alexandre Dumas Fils, où l'héroïne principale (Madame de Simerone) l'utilise pour rejoindre son amant à l'abri des regards indiscrets...

Comme quoi, ceci ne date pas d'hier (en fait, cette voie très ancienne, autrefois nommée rue des Nonnes, puis rue des Dames, reliait directement le village des Ternes à celui des Batignolles) ! Et d'un seul coup, tout change de nouveau à l'approche de la très bourgeoise avenue des Ternes, avec le fameux "premier tiers" de la rue Poncelet, célébrissime dans tout le quartier pour son aspect toujours très animé de marché ouvert permanent, uniquement comparable avec la non moins fameuse rue de Lévis :

Où se trouve ce très célèbre fromager - certes, pas mauvais, mais sans aucune comparaison possible avec la fromagerie de Martine Dubois, rue de Tocqueville, non seulement meilleur marché, mais bien plus savoureuse, je m'en aperçois tous les étés (pour cause de fermeture) !!!

Par contre (contrairement à la rue de Lévis, hélas !), l'offre en matière de pêche y est absolument pléthorique, puisqu'en l'espace de cinquante mètres à peine, trois énormes poissonneries doivent s'y succéder, d'où une qualité vraiment tirée vers le haut, et des prix vraiment tirés vers le bas ! 
Et voici : encore une très courte rue (450m) de mon beau quartier, que j'aime de plus en plus, justement pour cette variété d'ambiances que l'on est très loin de retrouver à ce point dans le VIIIème ou le XVIème (pour ne citer que mes voisins immédiats, lol) ! En prime : si arrivé là, vous n'avez pas encore dépensé tout votre argent en soles, turbots, homards, langoustes, etc... il ne vous reste plus que 50 mètres à faire pour parvenir à la FNAC des Ternes (où probablement vous allez vous endetter encore bien plus, mais ceci n'est plus mon problème, désormais)... Je vous aurais prévenu !!! P.S : Vu la compression que je fais subir aux photos de ce Blog (jamais plus de 80 Ko, sauf exception), je ne suis pas certain que la différence soit vraiment très sensible... Mais en tout cas, j'ai enfin récupéré un NIKON COOLPIX 5700 en parfait état de marche, et ceci me remplit de bonheur, tellement cet appareil s'avère extraordinaire ! Libellés : Paris, Passages, XVIIème
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