L'INDEX DE TOUTES LES RUES ET ARRONDISSEMENTS :
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  • jeudi, mai 31, 2007

    LUXUS !!!

    Et bien oui...
    En ce lundi de Pentecôte, j'ai finalement fait partie des 40% de Français à NE PAS se la couler douce, mais j'aurais eu pour une fois mauvais gré de m'en plaindre, puisqu'au sein de cette déjà très belle Ecole Normale de Musique de Paris, on m'avait pour cause d'examen éjecté de ma salle habituelle pour me reloger dans la plus prestigieuse du bâtiment, la salle Munch, autrement dit la grande salle d'apparat :
    Même du temps des tous premiers propriétaires (la famille Rozard, pour laquelle l'hôtel fut bâti en 1881 par l'architecte Léon Cochet), ces grands salons semblent déjà avoir été placés sous le signe de la musique, si l'on en juge par les précédents panneaux (Terpsichore et Euterpe ?). Ambiance :
    Deux très belles fresques, assez dans le style baroque tardif de Tiepolo (l'un de mes peintres préférés), l'une circulaire dans le grand salon, peut-être une apologie de Vénus (à noter le "détail qui tue", tout comme dans la "vraie" fresque Tiepolo du musée Jacquemard, les drapés de la robe qui débordent du cadre !) :
    La seconde, plus rectangulaire, et qui semble répondre aux battants de la porte principale (encore une fois, donc, une apologie d'Euterpe et de Terpsichore, si je ne me suis pas trop trompé) :
    J'avais bien essayé, autrefois, de faire un tout petit peu la même chose dans ma propre salle de bains, mais bon, ça n'a pas rendu tout à fait pareil, finalement...
    Bref... Le grand salon vu du petit salon :
    Et l'inverse :
    Avec au premier plan la "bête sublime", le mythique Pleyel d'Alfred Cortot (1877-1962), fondateur de ladite école, et l'un des plus grands pianistes français de la première moitié du vingtième siècle :
    Je dis "la bête", car c'est un piano très particulier, qui doit s'apprivoiser avant de livrer toutes ses splendeurs - et notamment, sans être lourd pour autant, son toucher demande un certain engagement physique pour réussir à bien timbrer le son. Mais par rapport aux pianos d'aujourd'hui, mon Dieu, quelle souplesse, quelle velouté, quelle ampleur monumentale dans les basses (il faut dire que là, les cordes mesurent près de trois mètres !) :
    Bref, on a passé une grande partie de la journée à se régaler, entre autres avec Satomi 1 et Satomi 2 !
    Les "ors" de la république (ou pas loin), mais sans les contraintes vestimentaires ni les courbettes : j'adore !

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    mercredi, mai 30, 2007

    XVIIème CHERI...

    Mauvais jour ?
    Ou bon jour, ça dépend de quel œil on voit la vie, finalement, c’est selon… Mais avant toute chose, en guise d’addenda à l'article suivant, laissez-moi tout d’abord vous offrir cette jolie photo toute fraîche (je ne parle pas du symbole, mais bel et bien de la photo en elle-même, là, je ne suis pas mécontent de moi, sur ce coup) :
    Alors c’est vrai qu’aujourd’hui, c’était plutôt assez mal barré, pour cause d’examens de violon...
    Enfin bon. Je me préparais donc à me rendre dans notre beau lycée face au fameux stégosaure :
    Beau lycée dans lequel on sent d’ailleurs que des millions ont dû récemment être investis par le gouvernement (à vue de nez, les tables doivent dater de Charlemagne, XD !) :
    Lorsque soudainement assailli au fond de ma cour par une luminosité éclatante, je me suis dit : "Tiens, il serait bien temps de compléter mes articles du mois précédent avec une petite revue de détail" !
    Comme le dit avec une grande justesse un certain proverbe portugais, je crois : "Dieu est dans les détails". Alors certes, on a la chance d’habiter une très belle ville, LA "ville lumière", LA ville la plus visitée dans le monde, et bien sûr, on ne cesse de s’extasier devant le Louvre, Notre Dame, Versailles, etc… En oubliant qu’au hasard de la plupart des rues, on trouve un peu partout des trésors de sculpture et d’architecture, petit florilège :
    Je n’y connais pas grand-chose, mais les artisans qui ont ciselé ces pierres ne l’ont tout de même pas fait en une journée, non ? Il y a là l’amour du métier, l’amour du travail bien fait, et même de l’amour tout court, finalement, d'autant plus désintéressé que ces artisans (ou "artistes", disons-le clairement) savaient que ces œuvres n'allaient pas forcément attirer l'attention, ce qui ne les a pas empêché d'y apporter un soin tout particulier :
    On comprend qu’à l’époque (1890), les architectes aient mis un point d’honneur à signer leurs bâtiments de façon bien visible :
    Ce qui, bien sûr, n’est plus le cas depuis bien longtemps (et le pire, c'est qu'on a certainement dû raser un immeuble Haussmann pour planter cette verrue à la place) :
    C'est d'ailleurs en grande partie "grâce" à cette politique de construction au rabais que notre pauvre conservatoire s'écroule (lentement, mais sûrement) sur lui-même, et que nous sommes provisoirement relogés dans différents lycées du quartier...

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    samedi, mai 05, 2007

    NOSTRADAMA !

    Glanées en plein été (30°!)...
    Quelques petites photos prises entre Châtelet et Le Bistrot des Artistes (Maubert), pas franchement le coin le plus pourri de Paris, en résumé.
    Petites vues de la conciergerie (à visiter absolument, car pour le prix d'un ticket unique, vous aurez accès, outre ce triste souvenir de la révolution, à la plus grande salle gothique de Paris, très méconnue, et surtout à la Sainte Chapelle, prouesse architecturale presque inexplicable du gothique flamboyant, chef d'œuvre parmi les chefs d'œuvres) :
    Et bien sûr, notre grande fierté à nous autres parisiens (dont la construction s'est quand même étalée sur plus de 500 ans, depuis 1163, date de la première pierre sous le règne de Louis VII, le père de Philippe Auguste) :
    Ça faisait tout de même un petit bout de temps que je n'étais pas repassé par ce coin-ci, et bien, c'est toujours aussi impressionnant :
    Mon Dieu, quelle beauté, quelle travail, quel respect du plus fin détail, dans une optique de dévotion absolue ! J'adore particulièrement cette sculpture centrale :
    Très élancée, dans un style quasi médiéval (et si vous aimez ce style, il y en a deux autres au musée du Louvre encore plus longilignes, et qui du coup évoquent presque des Picasso, si j'ai un peu de courage, je vous en ferait des scans demain).
    La statue de Charlemagne (le premier créateur de l'Europe, si l'on peut dire, dommage que le droit d'aînesse n'existait pas encore à l'époque de sa mort, ce qui a tout de même foutu un bordel abominable dans cette si belle construction) :
    Bref ! En résumé, c'est déjà le plein été à Paris, avec bien sûr son lot d'amoureux "qui se bécotent sur les bancs publics", autrement dit sur les quais de Seine, c'est mimi comme tout :
    Et en sortant du vernissage, juste avant de "noliser un fiacre", comme le disait tout le temps Alphonse Allais (autrement dit, de prendre un taxi)... Je vous l'ai dit, joli coucher de soleil sur le boulevard Saint Germain :
    Mais bon. Tout ça, c'est bien beau, mais ça ne peut pas être aussi beau (comme d'habitude) que la photo "magique" que vous réussissez une fois sur mille juste CE jour précis complètement par hasard, uniquement parce que Dieu (ou un ange gardien) est à vos côtés. Et ça, bien sûr, comme toujours, c'est miraculeux :
    J'allais dire, très égoïstement, je n'en suis pas peu fier, de celle-ci... Mais à qui en revient le mérite ?
    Sûrement pas à moi, en tout cas...
    Mais bon. C'est sublime, quoi...

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    vendredi, mai 04, 2007

    XVIIème

    En face d'un déménagement forcé, on n'a pas trente-six solutions : 1) ou bien l'on passe son temps à râler en permanence, comme 80% des gens, sur le mode du : "c'était bien mieux avant, ma bonne dame !" 2) ou bien l'on s'adapte, en essayant de ne retenir que les nouvelles choses, celles qu'il n'y avait pas avant, justement.
    Dans mon cas, je n'ai pas à me plaindre, vu que non seulement mon nouveau lieu de travail se trouve plus près de la maison, mais qu'en outre il m'oblige à marcher plus de vingt minutes dans l'un des plus beaux quartiers de Paris, ce qui n'est pas plus mal pour la santé ; et comme hier, il faisait un temps particulièrement estival, je me suis dit que j'allais vous faire une petite visite guidée de ce parcours qui n'emprunte que trois longues rues : la rue Ampère, l'avenue de la porte Champerret, et la section ouest des boulevards extérieurs.
    On démarre donc par la vertigineuse rue Ampère, bordée d'hôtels particuliers tous plus beaux les uns que les autres :
    Certains sont même de vrais petits châteaux, avec tourelles, gargouilles et fer forgé (des "folies" à l'ancienne, comme on disait, car presque aucun bâtiment de ce quartier n'est antérieur au XIXème siècle, où l'on ne parlait alors que de la "Plaine Monceau", la campagne, en quelque sorte) :
    Parvenu au carrefour de la place d'Israël, le fameux hôtel Mercedes typiquement Art Déco (1930), dont le design lumineux a été particulièrement bien pensé, je trouve :
    Plus on approche de la place Pereire, par contre, plus on se trouve en présence d'anciens ateliers d'artistes, reconnaissables à leur dernier étage en verrière caractéristique (encore que de nos jours, rarissimes soient ceux capables de s'offrir des petits bijoux dans le genre, probablement autour de 10-15 millions d'Euros, lol !) :
    Sans parler de quelques petites bicoques quasiment princières :
    Autrefois, les gens disaient avec fierté : "Paris, c'est le rubis du monde !". Vu les prix actuels de l'immobilier, je crois que la formule peut désormais être aisément réadaptée : "Paris, c'est le diamant (712 carats) du monde !".
    Dixit Léo Ferré : "Paris, je ne t'aime plus !".

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